Conseils de l’UE pour la nouvelle saison COVID-19

Ce vendredi 2 septembre, la Commission européenne, plus précisément sa Direction générale de la Santé et sécurité alimentaire, le service de la Commission responsable de la politique de l’UE en matière de sécurité alimentaire et de santé et du suivi de la mise en œuvre des lois connexes, a publié un document dans lequel elle appelle les pays membres à reprendre, continuer et intensifier toutes les conneries qui ont été faites contre le Covid-19 ces deux dernières années, dont bien sûr, les ineffables campagnes de vaccination, masques obligatoires et autres jauges et pass circulatoires.

Les auteur.e.s, on dirait qu’ils vivent sur une autre planète. Dès le début, on reprend les mantras, histoire de s’auto-convaincre, je suppose : « Le développement de vaccins COVID-19 peut être considéré comme un triomphe scientifique, et on estime que leur déploiement réussi a sauvé environ 20 millions de vies dans le monde au cours de leur première année. »

Un triomphe scientifique ! Sérieusement ? Alors qu’on sait maintenant de manière indéniable que, pour résumer, les injections ARNm contre le covid :

  • augmentent le risque d’attraper le covid (Effet ADE)
  • augmentent la propagation du virus (Portage plus long – étude publiée le 21 juin 2022 par le New England Journal of Medicine)
  • augmentent les formes graves, dont la mort (seuls chiffres de mortalité disponibles par statut vaccinal, les chiffres anglais)
  • et causent des effets secondaires graves comme on n’a jamais vu dans le monde de la médecine, tel que l’illustre par exemple cette extraction de la base américaine de recensement des effets indésirables suite à vaccination (le VAERS), extraction de août 2022, tous vaccins confondus depuis le début de l’existence du VAERS :

Eh ! Heureusement que les injections COVID-19 ont ralenti en 2022, ça se ressent immédiatement sur les chiffres d’effets secondaires !

Reprenons les élucubrations de ce document : « il est important de renforcer le message que les vaccins COVID-19 actuels (vaccins monovalents ciblant virus SARS-CoV-2 d’origine) continuent d’offrir des niveaux élevés de protection contre l’hospitalisation, la maladie et la mort. La vaccination demeure le moyen le plus fiable d’éviter les maladies graves, réduisant ainsi la mortalité due au COVID-19. »

Double mensonge ! Double mensonge qui tue des gens. Mensonge, car ces injections ne protègent pas des formes graves (au contraire, elles les accentuent) et mensonge, car il existe des médicaments qui, eux, diminuent les formes graves.

Voici donc ces gens qui nous mentent éhontément :

D’après leurs CV en ligne, une psychologue, une interprète, une avocate et un docteur en … écologie, voilà donc la fine équipe qui conseille l’UE en matière de santé, qui préside à l’injection de 450 millions d’européens. Du très lourd.

Le Pr. Raoult n’a plus qu’à aller se rhabiller, c’est sûr.

Et donc, quelques unes des préconisations à l’UE de nos bons petits curés de la foi covidiste :

  • Poursuivre les stratégies nationales de vaccination contre la COVID-19
  • Promouvoir l’absorption de doses de vaccin supplémentaires et promouvoir l’achèvement de la série primaire par ceux qui ne l’ont pas encore fait
  • Regrouper COVID et grippe dans les indicateurs de gravité à utiliser : incidence des maladies respiratoires aiguës sévères (SARI) dues au COVID-19 ou à la grippe par âge ; mortalité attribuée à la COVID-19 ou à la grippe selon l’âge
  • Combiner les campagnes de vaccination contre la COVID-19 et la grippe
  • Utiliser le certificat numérique COVID de l’UE au cas où la situation épidémiologique de cet automne et de cet hiver obligerait les pays à réintroduire temporairement des restrictions de voyage

Putain, on s’y attendait pas.

A la lecture de la conclusion, on se pince, on doute. Suis-je en plein cauchemar ?

« L’UE est déterminée à jouer un rôle moteur dans les négociations sur un nouvel accord international juridiquement contraignant sur la prévention, la préparation et la réaction en cas de pandémie. L’Union disposera bientôt d’un nouvel ensemble d’outils pour achever la révision du cadre de sécurité sanitaire de l’UE et pour renforcer l’infrastructure et les processus nécessaires à la mise en œuvre des mesures de préparation et de réaction à la COVID-19. »

Mais qui sont ces gens ?

Stella Kyriakides, Sandra Gallina, Claire Bury, Ladislav Miko ?

Pour qui se prennent-ils ? Jamais élus, qui les a mis là ? Devant qui sont ils responsables ? Comment peut-on les laisser divaguer ainsi lorsque leurs divagations ont tant de conséquences délétères sur nos vies ?

Il faudra bien qu’un jour ils répondent de leurs actes, c’est à dire de leurs écrits, devant des vrais gens, un tribunal populaire.

Effets secondaires des pseudo-vaccins anti-covid

Une petite synthèse rapide à la fin juillet.

Je rappelle rapidement que seuls 4 produits sont autorisés de manière temporaire et conditionnelle en UE (et dans tous les pays dits développés) pour servir de « vaccins » contre le COVID-19. Ils sont donc commercialisés sous Conditionnal Marketing Authorization au niveau Européen :

  1. Comirnaty, le produit Pfizer / Biontech (techno = ARNm)
  2. COVID-19 Vaccine Janssen (techno = VV)
  3. Spikevax, COVID-19 Vaccine Moderna (ARNm)
  4. Vaxzevria, COVID-19 Vaccine AstraZeneca (VV)

On connait tous les limitations des systèmes de déclaration des effets secondaires des médicaments. Principalement, ça tourne autour de la difficulté qu’il y a à démontrer le lien de causalité entre l’administration d’un médicament et des symptômes qui surgissent par la suite chez un patient (surtout si on s’en tient à la méthode très rarement applicable du Challenge-Dechallenge-Rechallenge). Un autre reproche fréquent tient à l’origine de la déclaration des effets secondaire : est-ce que tout le monde peut déclarer ou seulement le corps médical ? D’expérience, on sait que les systèmes de reporting d’effets secondaires sous-estiment généralement très largement les réels effets des médicaments. Au minimum, d’un facteur 10, dit-on.

Mais peu importe pour ce qui concerne cette petite synthèse.

Car tous ces arguments ne tiennent plus (ou tiennent de manière parallèle) si on compare entre eux, pour différents produits, les effets secondaires indésirables déclarés dans le même système de reporting.

J’ai par conséquent regardé les chiffres d’effets indésirables dans 2 systèmes en ligne:

C’est parti.

Union Européenne

Au total, pour les 4 produits expérimentaux injectés depuis seulement 7 mois dans les épaules européennes, on a donc presque 780 000 effets indésirables reportés. Mais de quel effet indésirable s’agit-il ? J’aurais aimé me concentrer sur la mort, mais je n’y suis pas parvenu (avec ce système de merde). Ok, donc 780 000 effets indésirables.

Que je vais comparer, issus du même système de merde, avec différents produits interdits pour soigner le COVID :

HCQ et IVM qui à eux deux et depuis que ce système de reporting existe, donc depuis plusieurs décennies, comptabilisent moins de 21 500 effets indésirables.

780 000 contre 21 500, quels produits interdit-on ?

Tiens, pour rigoler (si on peut encore), voici le rapport des effets indésirable du produit phare recommandé par le gouvernement en cas de symptômes, le fameux Doliprane de la thérapie 3D Made in Europ (Domicile, Doliprane, Décès) :

Eh oui, un bon 67 000, plus de 3 fois plus que HCQ et IVM réunis ! Mais bon, c’est vrai que le Doliprane, au moins, ça ne fonctionne pas, alors qu’avec les autres on prenait quand même le risque que au moins 65% des personnes s’en sortent sans bobo …

USA

Place au VAERS. J’ai réduit mes requêtes au seul effet secondaire définitif que constitue la mort.

Pour les « vaccins » anti-covid, on a déjà, tenez vous bien, plus de 5200 morts déclarées dans le VAERS, juste pour les USA !

Comparez avec les vaccins anti-grippe, par exemple, qui existent depuis des décennies :

Le VAERS existe et enregistre des rapports d’effets secondaires depuis 30 ans.

En 30 ans, on a donc 64 morts aux USA liés aux vaccins contre la grippe. Et en seulement 7 mois, on en a 5200, presque 100 fois plus, pour les produits anti-covid.

Il n’y a de pire aveugle que celui qui ne veut pas voir, comme disait ma grand-mère.

Les vaccins ne sont autorisés que parce qu’il n’y aurait pas de traitement

Aujourd’hui, tous les vaccins anti-Covid utilisés en Europe ne bénéficient que d’une autorisation de mise sur le marché (AMM) conditionnelle délivrée par l’Agence européenne du médicament (EMA). Il ne s’agit donc que d’une autorisation temporaire soumise à certaines conditions.

Or, l’une des conditions nécessaires à l’obtention de cette AMM conditionnelle, outre les conditions sur la balance bénéfice-risque, l’efficacité et la documentation adéquate desdits vaccins, est que, je cite (je traduis) :

il n’existe pas de thérapie efficace approuvée contre la COVID-19 dans l’Union Européenne.

C’est ce que l’on retrouve en page 14 du dossier de demande de mise sur le marché conditionnelle déposé par Pfizer à l’EMA (j’ai pris Pfizer comme exemple, mais les mêmes dossiers existent pour les autres labos), ici :

Ce pré-requis d’absence de traitement approprié est d’ailleurs similaire à ce que l’on trouve dans la législation française pour les conditions d’obtention d’une autorisation temporaire d’utilisation (ATU) :

Par conséquent, si l’UE ou la France avait autorisé un traitement contre le COVID-19, par exemple le protocole HCQ + Azithromycine ou bien encore l’ivermectine, eh bien, il n’aurait pas été possible d’accorder les AMM conditionnelles aux vaccins.

Approuver aujourd’hui un traitement ce serait stopper net toute la stratégie vaccinale des gouvernements / labos occidentaux. Quand on pense que sur la page officielle du gouvernement présentant les vaccins anti-COVID, il n’est nulle part fait allusion ni à la période de tests actuelle ni à l’AMM conditionnelle, ça laisse rêveur … et ça présage de retentissants procès à venir dans le futur.

Le voudraient-ils, nos gouvernements ne peuvent plus arrêter cette machine infernale. Approuver un traitement ambulatoire ? Retirer l’AMM conditionnelle aux vaccins et faire s’effondrer un marché de plusieurs centaines de milliards d’euros sur plusieurs années ? Tout simplement impossible, à mon avis.

Aujourd’hui, dire cela est considéré comme complotiste. Il y a quelques années, au moins pour les gens de gauche, c’était simplement de la dialectique matérialiste. Pauvre gauche.

On peut dire que Raoult a vraiment foutu la merde avec ses pilules à 2 balles ! 😀

Des convergences européennes incontestables avec M. Maurel, vraiment ?

Essayons d’être plus clair, en espérant que quelque « responsable » insoumis tombera sur ce billet.

Tout ce que je demande pour pouvoir (continuer de) voter France Insoumise (FI) aux élections européennes de mai 2019, c’est que la FI, ainsi que tous les candidats présents sur la liste FI, ré-affirment clairement et publiquement au préalable qu’ils soutiennent notre programme, l’Avenir en commun (AEC), et qu’ils en acceptent évidemment toutes les mesures y compris et à commencer par celles qui clivent le plus, celles que les socialistes (au sens PS) ne peuvent imaginer sans défaillir, les mesures en rupture des traités européens.

J’ai écouté Monsieur Maurel lors de la conférence de presse commune organisée avec Jean-Luc Mélenchon et Younous Omarjee au parlement européen, conférence qui visait, selon les termes même des intéressés, à « présenter la coordination qui se met en place » entre eux, suite à la « scission » (sic) de M. Maurel du PS.

Passée la consternation qui me submergea (ça a même débordé au niveau des oreilles, c’est pour dire) à la vue de cette photo de famille pour le moins insupportable, j’essayai de comprendre ce qui pouvait bien valoir à M. Maurel un tel traitement de faveur, le propulsant ainsi directement du statut de « Médiseur opiniâtre de la FI » à celui de  « Candidat adoubé de la FI » sans passage par une phase de contrition affectée en place publique pour ces égarements passés, sans même aucune des démonstrations basiques d’adhésion à un projet pour tout militant sincère (collage d’affiche, réunion du soir, prise de bec sur les réseaux sociaux, discussion interminable devant la télé, lynchage de journalistes, ah non merde, ça, je devais pas le dire).  Pourquoi donc une « coordination » spéciale avec M. Maurel ?  Qui représente-il ?  Pour paraphraser quelqu’un de célèbre qui parlait alors du pontife catholique, Maurel, combien de divisions ? Quelle importance stratégique peut-il bien avoir pour la FI ?  Est-ce réellement pour récupérer au sein de la FI les 650 élus, cadres et militants exfiltrés du PS avec Maurel pour construire le nouveau PS, Génération.s, Ensemble, Après que se tient cette réunion ?  Ne trouvant aucune réponse convaincante à ces questions, je me demandai alors quel mandat avait bien pu recevoir MM. Mélenchon et  Omarjee de la part de quels militants insoumis pour entamer avec ce M. Maurel je ne sais quelle marchandage de boutiquiers alors que nous exécrons tant ces marchandages d’un autre temps ?   Et de quoi peuvent-ils bien discuter d’ailleurs ?  Le programme est connu et non négociable. Il est , au cas où M. Maurel veuille y jeter un coup d’œil.

Cette méthode me chagrine profondément, et picote franchement.  Et probablement que beaucoup d’insoumis ne seront pas aussi débonnaires que moi à passer aussi rapidement à autre chose.  Car j’en reviens au fond du soudain « ralliement » 😀 de M. Maurel.

J’ai bien écouté.  Parce que, pour parler honnêtement, je ne fais aucune confiance en ce M. Maurel, ni à lui, ni à aucun de ses semblables, mollusques socialistes dérivant en quête d’une bouée électorale à laquelle se raccrocher.

J’ai écouté en début de conférence les quelques 5 minutes de M. Maurel.  J’ai trouvé en moi la force de ne pas m’endormir et le courage de ne pas zapper.  J’ai écouté et entendu les enchainements de mots creux habituels, les ritournelles socialistes d’antan.  Des « ruptures fortes et radicales », une tonitruante « dénonciation des traités européens » accompagné d’un pitoyable « Notre ambition c’est de sauver l’Europe » qui a failli me faire verser une petite larme.  Jusqu’au fameux « renouer avec une certaine idée de l’Europe, une Europe au service des peuples » !   M. Maurel, conscient qu’ « on ne peut pas se contenter de réponses fades, de réponses convenues », avertit donc à la cantonade :

« On ne peut pas non plus se satisfaire d’une sorte de double langage, de duplicité qui consiste à dire pendant les élections le contraire de ce que l’on fait une fois qu’on est arrivés au pouvoir. »

Je dois tout de même reconnaitre à M. Maurel une impassibilité aussi certaine qu’insoupçonnée pour avoir réussi à garder son sérieux pendant qu’il prononçait ces mots.  « L’ouverture socialiste » comme on l’appelle maintenant dans le monde politico-médiatique depuis le discours du Bourget de son ex (et futur ?) chef Hollande. Poursuivre la lecture de « Des convergences européennes incontestables avec M. Maurel, vraiment ? »

Une pierre insoumise dans le jardin des Européennes


Note préliminaire :

Maintenant que Macron a probablement récupéré mon nom, mes coordonnées et le nom de mon chat dans les fichiers de la France Insoumise aspirés le 16 octobre par sa police politique lors de la plus grande opération policière jamais organisée par un gouvernement français dans l’histoire récente (peut-être pendant la guerre d’indépendance de l’Algérie, faudrait chercher), je crois que nous devons maintenant revenir à la politique, celle de fond, je veux dire la politique qui parle programme, orientations, stratégies, idées, voire idéologie (pour ceux qui savent ce que ça veut dire).

Adoncques, nous en étions, si je ne m’abuse, à cet instant magique où quelques besogneux petits ex-PS venaient de faire scission (sic) d’avec le susdit PS et où la France Insoumise (FI), par la bouche de son fondateur, Jean-Luc Mélenchon, se disait prêt à éventuellement les accueillir sur une liste FI aux européennes, ou au moins à discuter le bout de gras avec eux, à parler programme contre place, ou que sais-je, justement c’était pas clair, en tous cas à mes yeux, et c’est justement de ça de que j’veux qu’on cause 😉

Et j’allais publier ce petit billet quand, patatra !, un beau matin, je tombe, en me connectant à mon compte Facebook (nul n’est parfait), sur la tête ébouriffée du susdit Jean-Luc, son portable à la main en mode selfie, visiblement pas content du tout et je le comprends, diffusant en live la perquisition qui avait lieu chez lui manu militari (manu polici ?).  Bon, n’ayant pas un petit cœur de pierre tout rabougri et me sentant affecté par cette histoire rocambolesque et solidaire de JLM dans cette épreuve, et vu que ce petit billet concerne plutôt un point de désaccord politique avec JLM et son équipe, j’ai préféré, par respect, par bienveillance, par esprit d’apaisement, pour marquer mon soutien, enfin vous voyez quoi, j’ai préféré repousser quelques temps sa diffusion. 

Il me semble qu’aujourd’hui la vague médiatique est sur le point de passer (même si il y a encore de violents ressacs sur BFM ou dans Libé) et il est temps, je trouve, de relancer la discussion sur les sujets de fond.  J’espère ne pas froisser d’autres insoumis qui considéreraient, eux, qu’il est encore trop tôt pour se (re-)prendre le chou.  Si ce devait toutefois être le cas, je me permets de vous suggérer, en toute amitié, de poser ce billet sur un coin de table, de laisser retomber la sauce en vous adonnant à ce à quoi vous vous adonnez habituellement pour penser à autre chose et de ne le reprendre que dans quelques temps quand la tempête sera passée.

Dans tous les cas, sachez que, étrangement, je ne goûte que très modérément les insultes 😉  Mais je vous concède que je suis bizarre.

Fin de la note préliminaire et de la trêve des perquisitionneurs 😉


Alors comme ça, d’un coup de baguette magique électoraliste, les Maurel, Lienemann et autre improbable Dray, après avoir fustigé et méprisé à longueur de discours et d’articles bileux le programme de la France Insoumise, l’Avenir en commun (AEC), ces opportunistes, dont la duplicité n’a probablement d’égale que la couardise politique, seraient donc finalement tombés d’accord pour sortir des traités européens ?   J’espère qu’ils ne se sont pas fait mal en tombant mais permettez-moi de douter, encore une fois, de leur sincérité (je sais, ce mot sonne étrangement quand on a leur image en tête).

Je rappelle ici à toutes fins utiles, et également à l’adresse des orateurs nationaux de la France Insoumise (FI) qui semblent l’oublier de plus en plus souvent dans leurs interventions, je rappelle donc cette évidence, expliquée dès le début de l’aventure insoumise par les économistes du mouvement, en particulier par J. Généreux, et d’ailleurs détaillée en toutes lettres dans l’AEC, dans sa section 49 , « Prendre les mesures immédiates et unilatérales de sauvegarde des intérêts de la Nation et d’application de notre projet », que :

«Pour appliquer notre programme, il nous faudra donc désobéir aux traités dès notre arrivée au pouvoir, par des mesures de sauvegarde de la souveraineté du peuple français.»

Je ne reviens pas ici en détails sur les raisons de cet impératif mais, coïncidence, dans un article fiction passionnant du Diplo d’Octobre, est justement abordé ce sujet crucial des mesures d’urgence qui seraient à prendre immédiatement pas un gouvernement progressiste de rupture qui viendrait à prendre le pouvoir (on peut toujours rêver, on n’est jamais à l’abri d’une bonne surprise, comme dirait l’autre).  L’objectif évident est bien entendu de se protéger autant que possible de la guerre implacable que ne manquerait pas de déclencher alors le capital contre le nouveau gouvernement.  En bref, il s’agirait en priorité et très rapidement (plus rapidement probablement que ce que n’autorise le rythme normal des procédures législatives, donc, lorsque c’est constitutionnellement possible, par décrets), d’une part de se prémunir contre la fuite des capitaux (car les euros en régime de libre circulation des capitaux garantie par les traités européens peuvent sortir du territoire par tout un tas d’interstices financiers), et d’autre part de trouver les liquidités sonnantes et trébuchantes nécessaires pour payer les fonctionnaires, entretenir les écoles, etc, bref faire fonctionner le pays (car le robinet à liquidités de la BCE serait probablement rapidement coupé comme on l’a vu dans le cas de la Grèce en 2015).

J’espère que les mercenaires à la dérive de l’ancienne Hollandie en quête d’une liste européenne plus prometteuse sur laquelle s’échouer ont bien assimilé le fait que ces mesures d’urgence ne seraient en outre que le prélude à un chapelet d’entorses, de transgressions et de violations aux traités de l’Union européenne prévues dans l’AEC, des mesures de rupture réelle que ces mollusques politiques considéraient jusqu’à tout récemment comme des outrages inacceptables, voire impensables, quand on est membre distingué du clan des bons petits européens de l’axe du bien (entendre l’axe ultra-libéral forcené).

Je tenais donc juste à préciser ici (et nunc) pour ceux que ça pourrait intéresser, par exemple ceux qui déterminent la (nouvelle?) stratégie politique pour le moins fluide, pour ne pas dire visqueuse, de la FI, qu’en tant que véritable européen, amoureux de l’Europe, de sa géographie, de son histoire et de ses peuples, conscient qu’il n’est de paix et de solidarité européennes possibles qu’EN DEHORS de l’Union européenne, je ne pourrai voter pour la liste France Insoumise aux élections européennes qu’aux conditions suivantes (vous allez voir, je ne suis pas si exigeant) :

1. La FI, par l’intermédiaire de Jean-Luc Mélenchon en tout premier lieu, mais également à travers l’ensemble de ses divers orateurs nationaux, très bons au demeurant, Corbières, Quatenens, Coquerel, Bompard, Autain, etc, doit ré-affirmer clairement son appui total et complet à l’AEC et en particulier, au delà de la stratégie trouble Plan A / Plan B, elle doit ré-affirmer sa détermination sans failles à appliquer sans trembler lorsque le moment sera venu sa section 49,

2. Même s’il ne s’agit pas d’une élection nationale (merci, je crois avoir compris la différence, mais il s’agit d’une question d’honnêteté politique vis à vis des électeurs), il faut que la FI rappelle, illustre et détaille dès que l’occasion lui en sera donnée pendant la campagne électorale quelles mesures d’urgence précises seraient prises en cas de victoire, certes (de plus en plus) improbable, à la présidentielle prochaine, en insistant tout particulièrement « là où ça fait mal » sur les mesures entrant en conflit de traités européens actuels,

3. Les impétrants au Parlement européen sur la liste FI doivent bien entendu accepter TOUS les termes de l’AEC, et en particulier TOUTES les mesures en violation des traités européens.  Pour ceux qui viennent d’horizons européistes béats divers et variés (ex PS, PC, LREM ou que sais-je encore), une déclaration de contrition sincère (peut-être ponctuée de quelques flagellations vespérales 😉 télévisuelles – chez Hanouna ?) quant à leur fourvoiement antérieur sur l’UE serait en outre la bienvenue s’ils souhaitent avoir quelque espoir de me convaincre de leur revirement soudain (au minimum, quelque chose dans le style des explications convaincantes de Jean-Luc Mélenchon quant à son revirement sur son vote de Maastricht ’92 que l’on peut trouver sur son site)

Si, ce dont mon humilité naturelle me pousse à douter, un membre éminent de la FI (un qui aurait l’oreille des responsables) lit ces quelques mots, il peut bien entendu les balayer d’un revers de main Macronien en considérant qu’ils n’émanent finalement que d’un pauvre type isolé sans réelle importance qui ne mérite de toute manière pas qu’on se fâchât avec des gens aussi importants que Maurel ou Dray pour son vote.  Vu mon état actuel de dépit concernant le cirque politicien, sachez que je comprendrais.  Sachez également que j’attendrais alors impatiemment le soir du 23 mai 2019, après une belle journée (on croise les doigts 😀 ) en ballade, à la mer, en montagne, à la campagne, enfin bref n’importe où pourvu que ce soit loin de l’obscurité des bureaux de vote, pour voir nos portes-paroles et orateurs éminents, entourés de leurs nouveaux amis Maurel, Dray et autres clowns exfiltrés, tenter de nous expliquer comment et pourquoi la FI s’est pris un tel gadin aux élections.

Et, en vieil insoumis (puisque, sans raconter toute ma vie qui n’a d’ailleurs aucun intérêt, j’ai gagné mes premiers gallons d’insoumis, d’insoumis réel, d’insoumis au sens juridique français du terme, dès 1986, quand je refusai de me rendre dans le régiment dans lequel j’étais affecté pour effectuer mon service militaire, mais je parle-là d’un temps que les moins de … 50 ans ne peuvent pas connaitre, veuillez m’excuser), bref, en vieil insoumis disais-je, je pense que je parviendrais même à en tirer quelque sourire jaune sous cape.