Mal nommer les choses, c’est ajouter au malheur du monde


Mais comment fait-il pour toujours exprimer si parfaitement et avec autant de talent ce qui se bouscule parfois (souvent? pfft, ingrats que vous êtes!) si brutalement dans ma tête?

Je parle bien sûr de mon économiste atterré favori, celui qui souffle toujours plus fort dans sa pompe à phynance, celui qui réussit à me donner, à chaque fois, l’illusion d’être moins seul à partager mon propre avis ;-), le chirurgien virtuose des mots de l’analyse économique hétérodoxe, j’ai nommé l’incorruptible de la lutte argumentée contre le néolibéralisme, Frédéric Lordon.

Voici son dernier billet.  Un seul mot, waouw.  Rien à redire.  Attention tout de même, ça reste du Lordon pur jus!  Concentration maximum requise!  Peut-être l’enchevêtrement ordonné de son style a-t-il même franchi encore un cran.  Ou peut-être n’est-ce qu’une impression liée à l’effet des ans sur mes facultés.  Quoiqu’il en soit, toujours autant d’humour dans sa narration.  Un régal.

Le fond de son affaire?  Une démonstration aussi flamboyante qu’implacable de ce que votre serviteur essaye gauchement d’accoucher depuis quelques temps, comme ici, ou bien encore , à savoir que « le socialisme de gouvernement, après avoir abandonné la classe ouvrière pour se vouer aux dites « classes moyennes », puis « moyennes-supérieures », mais, formellement, toujours « dans le salariat », a maintenant fait, un cran plus loin, le choix de l’alliance… avec le capital ».  Ça s’appelle le « socialisme de l’offre ».  Et comme l’indique Lordon, « dans le langage châtré de la science économique, « offre » veut dire le côté du capital [par rapport à l’autre côté de la lutte des classes, le côté du travail, NDLR]. »   Ce juteux oxymore a donc l’avantage de très explicitement reconnaitre le nouveau « côté » du socialisme de gouvernement.

L’article passe donc en revue tous les abandons symboliques et les retournements stratégiques du parti dit socialiste, en particulier depuis l’automne 2012, pour étayer l’impressionnante continuité des politiques économiques entre ce gouvernement et les gouvernements précédents.  Continuité qui commence bien sûr « par la reconduction telle quelle des grandes contraintes européennes — objectif insane des 3 % en pleine récession et pacte budgétaire européen (TSCG) négocié-Sarkozy ratifié-Hollande —, mais complétée par le déploiement intégral du modèle compétitivité-flexibilité, simplement rêvé par le prédécesseur, enfin réalisé par le successeur » :

Si 1983 ouvre une longue période où, par simple reddition idéologique, les politiques socialistes se trouvent dévaler la pente néolibérale, 2012 marque une rupture d’un tout autre format : celle de l’entrée dans la collaboration délibérée avec le capital.

Et de prédire:

De même que Churchill promettait aux munichois, qui espéraient avoir évité la guerre au prix du déshonneur, d’avoir et le déshonneur et la guerre, le socialisme de collaboration — vrai nom du « socialisme de l’offre » — aura l’échec en plus de la honte.  Car tout est faux de A à Z dans ce petit calcul de paniqué (ou de vendu), aussi bien les détails techniques que les considérations stratégiques.

Ici, commence la véritable démonstration.  Il est inutile de tout reprendre dans mon billet et il est de loin préférable de s’abreuver directement à la source (allez donc lire l’article, non de diou!), mais je ne peux résister à l’envie de vous citer quelques extraits choisis:

Poursuivre la lecture de « Mal nommer les choses, c’est ajouter au malheur du monde »

Délit de déni de Brice ou décryptage de la propagande


Avez-vous noté comme je vous saoule nettement moins ces derniers temps ?  Non pas que mes mots soient moins alcoolisés, ai-je l’outrecuidance d’espérer, juste que leur débit a diminué.   Une petite brève joyeuse hier, sinon rien depuis plusieurs jours.  Un léger coup de « putain-mais-à-quoi-ça-sert-tout-ça ».  Une vague impression de remplir inexorablement mon violon des danaïdes de billets diurétiques parfaitement inutiles.  Une petite phase de ressac, en attendant le retour du sac bien sûr (et je ne parle ni du Service d’Action Civique, ni d’une besace en plastoc enchevêtrant des L et des V, ballots que vous êtes).

C’est alors que je suis tombé sur cette étude réalisée il y a quelques jours par IPSOS pour le compte du Monde, de la Fondation Jean Jaurès et du Cevipof, intitulée France 2013: les Nouvelles Fractures.

Ce n’est qu’un sondage, qui ne vaut donc que ce que valent les sondages.  C’est à dire, sur le sujet sondé lui-même, à peine le prix de l’encre pour l’imprimer sur mon écran d’ordinateur.  En revanche, les sondages en disent long sur la volonté de désinformation du sondeur.  Tout entier absorbé par ma déprime de motivation passagère, j’ai voulu brûler encore un peu plus de mon temps (pourtant inestimable, vous vous en doutez ;-)) à « décrypter » comment était présenté l’opinion « précieuse » de ces 1016 personnes interrogées par Internet du 9 au 15 janvier 2013.  Paraît-il qu’ ils constituent un échantillon représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, grâce à la méthode des quotas sur le sexe, l’âge, la profession de la personne de référence au sein du ménage, la région et la catégorie d’agglomération.

Si on accordait le moindre crédit à ces divinations, sur le fond, certains chiffrent seraient alors plutôt réconfortant quant à la santé mentale des français.  Par exemple, sur l’Europe telle qu’elle est construite aujourd’hui, la mondialisation, les politiques ou … les médias ! Comme le dit l’Observatoire des Journalistes et de l’Information Médiatique:

L’écart entre le discours répété en boucle par les hommes politiques, journalistes, experts, etc… et l’attente des Français est devenu proprement sidérant.  Il s’agit d’un véritable déni de réalité de la part des élites qui ont fait sécession d’avec le reste du pays.

Et d’autres seraient en revanche plutôt d’ordre à écœurer, tels que ceux-ci:

82% « des français » sont d’accord avec l’affirmation: « On a besoin d’un vrai chef en France pour remettre de l’ordre » ou bien 70% trouvent qu’il y a trop d’étrangers en France.

Mais là n’est pas le sujet, en tout cas, pas le mien.  Ce qui a retenu mon attention, c’est l’analyse politicienne qu’en fait l’un des fameux peintres en chef de l’analyse politique des médias de France et de Navarre, l’un des experts omniscients auto-proclamés de la daube sondagière, j’ai nommé Brice Teinturier, le Directeur Général Délégué de Ipsos France.  Brice, c’est lui:

Vous le remettez maintenant, ça y est ?  Un fidèle évangélisateur omnichaine de la pensée unique, qui prend tout son éclat lors des soirées électorales.

Poursuivre la lecture de « Délit de déni de Brice ou décryptage de la propagande »

Le FMI aurait finalement quelques notions d’économie


Même le FMI semble commencer à comprendre !

Il y a 3 jours, le jour même du vote des députés français en faveur de la ratification du TSCG, je dressais la liste éloquemment internationale des économistes indépendants et des institutions économiques officielles qui, de par notre vaste monde globalisé, jugent totalement inepte et même criminelle (certains à retardement, mais, vieux motard que jamais, comme on dit) cette obsession à s’enfermer dans le cercle vicieux de l’austérité institutionnalisée.

Mais jusque-là, vous aurez remarqué (ben, merde, qu’est-ce que vous foutez!), le FMI ne faisait pas partie de ma liste. Normal, au FMI, la règle d’or, l’austérité, le serrage de quiquis, y’quiffent trop. C’est leur politique fétiche. Leur remède standard. Leur réflexe pavlovien. Toujours les mêmes recettes du Consensus de Washington. Toujours demander aux pays de réduire leurs dépenses publiques et de privatiser un max. Quel que soit le symptôme, quelle que soit la conjoncture mondiale, la solution est toujours « moins d’état », pour ces gens-là. Sans revenir sur toutes les crises (financières, économiques, sociales, alimentaires) causées par ces vautours incompétents (Afrique, Asie du Sud Est, ex bloc communiste, etc), souvenons-nous au moins de Michel Camdessus affamant l’Argentine et de Dominique Strauss-Kahn humiliant les Grecs. Et la Lagarde ne fait pas exception à la règle, bien sûr. On n’est pas ex-ministre de l’économie de Sarkozy, l’apprenti Reagan (le Stetson en moins), sans de solides et multiples connexions neuronales néolibérales.

Alors imaginez mon étonnement lorsque j’ai lu ces mots dans la bouche de Daniela Christine:

«Il est parfois mieux, étant donné les circonstances et le fait que de nombreux pays ont mis en place les mêmes instruments de politique économique pour réduire leur déficit, de se donner un peu plus de temps»

Estimant aujourd’hui qu’il faut changer d’approche, elle rajoute même:

«Nous ne pensons pas qu’il soit raisonnable de s’arc-bouter à des objectifs nominaux.»

Ce qu’elle tente d’expliquer avec beaucoup de difficulté, liée à la honte qu’elle doit légitimement éprouver par rapport à ses positions précédentes (je parle de ses positions sur la crise économique mondiale, bien sûr), c’est que les mesures mises en place en Europe (et figées dans le marbre de l’objectif nominal à 0.5% du TSCG) risquent de nous enfermer « dans une spirale diabolique, l’austérité déprimant les comptes publics, etc ». Oh putain ! Mélenchon, sort de ce corps immédiatement !

Pour mieux visualiser ce qu’elle n’ose exprimer clairement, à savoir que les remèdes miracles du FMI n’ont jamais fonctionné, nulle part dans le monde, et ont toujours au contraire apporté récession et chômage de masse, « je vous ai préparé un petit graphique », comme dirait l’inénarrable Lenglet, le transfuge de BFMTV qui a rejoint l’équipe France 2 lors du mercato d’été, en récompense, probablement, de sa dégoulinante interview du président de la République, Sarkozy le 1er (et le dernier espérons-le), réalisée il y a quelques mois.

J’ai choisi 5 pays européens qui appliquent aveuglément depuis 2010 la médecine de cheval du FMI. Trois d’entre sont sous le coup d’un de leurs « plans d’aide » dévastateurs et n’ont donc pas d’autre choix que de suivre leurs ordres sans pouvoir broncher une oreille. Il s’agit de la Grèce bien sûr, de l’Irlande et du Portugal. Et deux pays, l’Italie et l’Espagne, qui ont voulu anticipé les injonctions des 3 petits cochons de la troika (FMI, BCE, Commission européenne), les lèche-cul de la classe Europe si vous voulez, pensant ainsi s’attirer les bonnes grâces de l’enjouée professeur Merkel et du sémillant proviseur Barroso. (source Eurostat bien entendu)

Où l’on voit nettement la crise qui éclate en 2007-2008, le PIB qui commence à remonter en 2010, et là, paf … le chien, ou plutôt, paf … le FMI, application des « mesures salvatrices » et rechute immédiate. Pour 2012, les chiffres ne sont bien évidemment pas encore connus (il reste 3 mois, gros ballots) mais les prévisions sont catastrophiques puisque tous ces pays seront sans doute en récession (au dessous de 0%). Et pour 2013, au secours …

La courbe du chômage pour compléter cette image idyllique:

Attention, tout de même. Notre bonne Daniela Christine n’abandonne pas totalement les philtres, pommades, pilules, granules, élixirs, ampoules et autres suppositoires, aussi douloureux qu’inefficaces, qui remplissent la trousse thérapeutique du bon docteur FMI. Deux jours auparavant, elle recommandait en effet, pour la France, de mener des politiques conduisant à une meilleure compétitivité (tiens, comme c’est nouveau ça!) et elle y allait de cette petite préconisation aussi sibylline qu’incompréhensible::

« Parmi les grandes économies de la zone euro, des politiques qui conduiraient à une demande intérieure plus élevée en Allemagne et à une compétitivité plus forte en France, en Italie et en Espagne seraient bénéfiques »

J’aimerais comprendre comment elle pense pouvoir augmenter la demande intérieure en Allemagne sans faire baisser leur sacro-sainte compétitivité ? Pour booster la demande intérieure, à moins de forcer les ultra-riches à rapatrier leur magot planqué dans les paradis fiscaux et de leur imposer d’acheter un millier de Porsche supplémentaires chacun, je ne vois pas vraiment d’autre moyen que d’augmenter les revenus de ceux qui dépensent ce qu’ils gagnent, c’est à dire les bas et moyens salaires, les pensions de retraite, etc. Mais ça, merde, ça augmente « le coût du travail » comme disent ceux qui ne travaillent pas, et ça réduit donc la compétitivité. De la même façon, augmenter la compétitivité en France, en Italie et en Espagne, ça veut dire baisser encore les salaires et les cotisations sociales. Peut-être même aller jusqu’à s’aligner sur la Chine, ou le Niger, pourquoi pas ! Je proposais même de remettre au goût du jour l’esclavage pour enfin obtenir un « coût du travail » nul. Pas mal, hein Madame Parisot, ça vous plairait ça, n’est-ce pas ? Mais si plus personne de peut plus rien acheter, ben alors … ça va faire baisser la demande intérieure. Hum … Pas facile, hein, Mame Lagarde ! Lisez donc le programme du Front de Gauche, vous verrez comment résoudre ce paradoxe. Allez, un indice, on est bonne poire. Le modèle de la compétitivité est une absurdité puisqu’il est basé intégralement sur l’exportation. Et pour qu’un pays puisse exporter, il faut qu’il y en ait d’autres … qui importent. Il est donc tout bonnement impossible que tout le monde soit « compétitifs » en même temps ! Ceux qui sont « compétitifs » le sont au détriment de leurs travailleurs ! Allez-vous enfin le comprendre ça, bordel de merde ! Pardon, je m’emporte.

Votre attention (vacillante, je suppose, à ce point-ci de ce billet soporifique) aura sans doute noter l’emploi des qualificatifs « douloureux » et « inefficaces » à propos des médecines du FMI. Douloureux, c’est indéniable. Mais inefficaces ? Je ne doute pas que vous placiez en moi une confiance sans borne ;-), mais permettez-moi tout de même d’étayer ces propos. Je rappelle que le but invoqué pour infliger autant de souffrances aux peuples est de réduire la dette publique. Bien, regardons donc:

Ah ben merde ! Ça continue de monter ! Ça marche pas !

Je suis mauvaise langue. Je sais pertinemment que le FMI a quelques notions d’économie. Ils ne sont pas complètements débiles, eux (par rapport aux médias qui ressassent inlassablement la grande fable du néolibéralisme et des bienfaits de la contraction de l’État tous azimuts). S’ils continuent dans leur dogme, c’est qu’il y a une bonne raison. Cela sert bien à quelque chose, ou à quelques uns, devrais-je plutôt dire. Regardez:

Bien évidemment, les intérêts ! Les intérêts que payent les états sur les dettes qu’ils contractent auprès des banques privées (au lieu d’emprunter directement auprès de la BCE comme on le préconise depuis des lustres). Ils ne cessent d’augmenter, ces intérêts. Attention, on parle pas de petites sommes, là. Pour l’Espagne, par exemple, pour un PIB en 2011 d’environ 1000 milliards d’euros, cela représente environ 25 milliards d’euros (de quoi largement combler le déficit de la Sécurité Sociale en France, par exemple). Et on ne parle que du remboursement des intérêts, là. Pas du service complet de la dette ! Le crime profite donc bien à quelqu’un, aux créanciers privés.

Le FMI est le complice de cette bande de malfaiteurs internationale, bande qui accueillera bientôt, grâce à la ratification du TSCG, un nouveau membre, tout aussi sauvage que ses bestiaux collègues, en la personne morale du MES, ce FMI made in Europe.

Et nos hommes politiques qui mettent en place le Traité de Lisbonne, le Six Pack européen, le semestre Européen ou encore le TSCG sont leurs créateurs, des Dr Frankenstein de l’économie qui devront un jour rendre compte.

Arrogance et servitude de nos députés


Ils l’ont donc fait.  L’Assemblée Nationale vient de voter la ratification du traité budgétaire européen, de son nom d’origine, le Traité pour la Coordination, la Stabilité et la Gouvernance (TSCG) au sein de l’Union économique et monétaire.

Nombre de votants : 568
Nombre de suffrages exprimés : 547
Majorité absolue : 274
Pour l’adoption : 477
Contre : 70

Seuls 20 députés socialistes sur 297 ont voté contre.  En revanche, seuls 3 députés écologistes ont voté pour, les autres ont voté contre ou se sont abstenus, en accord (pour une fois ;-)) avec leur conseil fédéral.  Je connais un petit rouquin teuton qui doit s’arracher les poils de carotte de la tête.  Vert de rage qu’il doit être le petit Dany !

Quant à nos roses caméléons, égaux à eux-mêmes, se sont encore une fois laissé porter par le vent, emporter par la tempête TINA qui ravage de ses déferlantes néolibérales nos côtes globalisées depuis des décennies.  Souvenez-vous:

A l’instar de leurs collègues et copenseurs UMPistes, ce sont, depuis bien longtemps maintenant, des serfs zélés de la haute nomenclature possédante et dirigeante.  La servitude, on savait.  En revanche, ce qui est nouveau, c’est leur suffisance, leur arrogance.  Faut-il en effet se croire supérieurement intelligent et infiniment compétent en économie pour s’asseoir sur les conseils, explications, leçons, décryptages, manifestes et suppliques des économistes:

  • du collectif pour un audit citoyen de la dette (bon, eux, c’est normal, y’veulent même pas payer la dette, alors, on va pas les écouter quand même)
  • du Front de Gauche (eux, ce sont juste de pauvres petits français sauvages, rouges et hirsutes)
  • du mouvement des économistes atterrés (pfff, des universitaires franchouillards chevelus sans aucun intérêt)
  • signataires de latribune des 120 économistes parue dans Le Monde le mercredi 3 octobre (encore, de sales bolchéviks hexagonaux, probablement)
  • de l’OCDE (ah, ils y connaissent quelque chose en économie eux ?  t’es sûr ?  parce que nous autres, députés socialistes, on en a jamais entendu parler!)
  • signataires du manifeste international pour un bon sens économique (là, franchement, y’a trop de pays et d’organismes représentés, on comprend plus rien, donc, y’doivent dire n’importe quoi ces gens-là, et pis c’est tout)
  • de l’ONU (ouais, d’accord, mais on sait que les ONUsiens y’sont contre les américains, alors, bon, vous comprenez, on peut pas les écouter…)
  • lauréats du prix Nobel d’économie, comme J. Stiglitz ou P. Krugman (merde, là, j’crois qu’on est démasqué)

Voici la liste de ces hommes et femmes politiques français qui, se pensant plus compétents que des milliers d’économistes à travers le monde, ont voté, en dépit du bon sens, pour la ratification de ce traité mortifère, le TSCG:

Poursuivre la lecture de « Arrogance et servitude de nos députés »

Non, c’est non (bis)


Si je devais me fier (comme malheureusement le font Mame Durand, ma voisine accro. à Jean-Pierre Pernaut, et son mari Raymond, secrètement amoureux depuis des lustres de Claire Chazal) aux grands titres des grands journaux des grandes chaines de télé de notre grande nation, je conclurais immédiatement que nous étions moins de 17 guignols à défiler hier après-midi entre Nation et Place d’Italie. Ben oui, la grande nouvelle de la journée c’était quand même, admettons-le en toute impartialité, ces 17 handalleurs interpellés hier soir dans le cadre d’une histoire de paris sportifs présumés truqués, histoire qui a lancé tous les JT du 20 heures de toutes les chaines. Attendent-ils (peut-être le souhaitent-ils même) vraiment que cela dégénère comme en Espagne ou en Grèce pour en parler comme il se doit ?

Bref, voici donc quelques moments de cette belle journée de fin septembre, journée de grande manifestation contre le TSCG. Vous noterez avec gratitude que j’ai donc réussi à figer dans un seul cliché (par exemple la photo n°2 ou la n°8) la totalité des 16 personnes qui défilaient. Ah non, merde, j’y étais aussi. Je veux donc dire la totalité des 15 autres personnes qui défilaient. Un exploit ! En tous cas, pour moi ! C’est la première fois que je réussis à prendre dans une seule image l’intégralité d’une manif. Trop fort !