Encore un sommet européen pour consacrer le despotisme de l’UE


Désolé pour le retard.  Je sais que l’actualité devrait plutôt m’inciter à démonter cette TVA anti-sociale (sur laquelle je reviendrai certainement) mais quelques petits problèmes personnels m’ont empêché de sortir ce billet sur le dernier sommet européen plus tôt.  Je l’avais commencé dès le lendemain du dernier « sommet historique » du 9 décembre 2012, dans lequel les dirigeants allemand et français avaient encore une fois pris les décisions qui s’imposaient « pour sauver le monde » (dixit Sarkozy lui-même).  Je voulais alors bien montrer quelles sont ces fameuses décisionsJ’ai donc décidé de le publier quand même aujourd’hui, après une rapide finition, même si les marchés et les agences de notation ont déjà démontré, en continuant leurs assauts spéculatifs sur tout ce qui bouge (y compris les dettes souveraines), l’inanité de cette usine à gaz reposant sur l’idée qu’il s’agit d’une crise de la dette excessive des États et non de bêtes attaques spéculatives des tous puissants «marchés financiers».

Le nouveau traité

Le contenu de ce que sera le nouveau traité, est connu : regrouper et « renforcer » sous un même label, « l’union pour la stabilité budgétaire », toutes les mesures autoritaires décidées depuis 18 mois. On prend toutes les décisions déjà prises, et si on peut, on en profite pour les durcir encore. On y retrouve donc tout naturellement toutes les horreurs adémocratiques européennes dont je vous ais entretenu au fur et à mesure de leur mise en application en Europe, à savoir :

A cette liste, l’accord ajoute la « règle d’or » pour tous. Poursuivre la lecture de « Encore un sommet européen pour consacrer le despotisme de l’UE »

Les financiers en ont rêvé, les politiques le font

Imaginez …

Imaginez une créature, que l’on appellera MES pour l’instant, constituée ainsi:

« Article 8: Le capital social s’élève à 700 milliards d’euros. (…) »

« Article 9: (…) Les Membres du MES, irrévocablement et inconditionnellement, s’engagent à payer sur demande l’appel de capital effectué par le Directeur Général conformément au présent paragraphe, cet appel devant être payé dans les sept (7) jours suivant la réception de ladite demande. (…) »

« Article 10: Le Conseil des Gouverneurs (…) peut décider du changement du capital social et de la modification de l’article 8 et l’annexe 2 en conséquence. (…) »

Les membres du MES sont des états.  Voilà donc une institution qui peut demander, quand elle le veut, autant d’argent qu’elle veut et les états membres ont, de manière irrévocable et inconditionnelle, 7 jours pour payer.  Déjà, c’est du très lourd.  Mais avançons un peu: Poursuivre la lecture de « Les financiers en ont rêvé, les politiques le font »