La MES est dite, amen


Les français ont voté.

Ils devront maintenant « choisir » au second tour entre une politique économique dictée par les instruments européens au service de la finance inhumaine (MES, TSCG, Pacte Budgétaire, Semestre Européen, Traité de Lisbonne) et … une politique économique dictée par les instruments européens au service de la finance inhumaine (MES, TSCG, Pacte Budgétaire, Semestre Européen, Traité de Lisbonne).  Ils ont donc choisi de ne se laisser aucun choix.

Peut-être n’êtes-vous pas très nombreux à lire mes billets.  Probablement qu’une très grande majorité des français a voté sans même avoir le début du commencement de la moindre petite idée de ceux que proposaient exactement les candidats.  Sûrement que ce billet ne servira encore pour pas grand chose.  Il est pratiquement certain que je vais redonner les 2 programmes qui restent en lice pour des nèfles.  Combien de gens vont les lire?  Mais tant pis, c’est plus fort que moi, je veux toujours parier sur un sursaut d’intelligence des citoyens.  Voici donc le non-choix que nous nous sommes laissé:

 

Aujourd’hui, je m’en veux énormément.  De m’être laissé aller, encore une fois, à croire que nous serions capables, nous français, en tant que peuple adulte et responsable, d’avoir le courage d’emprunter un nouveau chemin vers une nouvelle société, une société de partage, de coopération et de solidarité.  À mon âge!  Quelle indécrottable jeune con je fais!  Bon, je me trouve une excuse (il faut bien, c’est moi quand même ;-)) dans le fait que c’était la première fois depuis des lustres que cette perspective existait réellement dans un véritable programme de gouvernement, et était proposée démocratiquement aux français.  Dommage.

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Bel effort d’honnêteté à signaler chez France 2 et Libération


L’événement est tellement exceptionnel que j’ai tenu à l’immortaliser 😉 dans cette brève.

Enfin, deux reportages à peu près honnêtes sur le Front de Gauche.  Je casse si souvent de sucre sur le dos des médias inféodés que je pouvais bien, pour une fois qu’ils font leur travail correctement, leur accorder ce bon point.

D’abord, sur France 2, David Pujadas lance un nouveau sujet en posant une devinette : « Quel est le candidat à la présidentielle qui à ce jour remplit les salles les plus grandes ? Et bien il ne s’agit pas forcément d’un de ceux auxquels on pense et qu’indiquent peut être les sondages, c’est Jean-Luc Mélenchon ».  Allez, encore un dernier effort de rigueur intellectuelle et vous y serez.  Il ne s’agit pas de « 4 000, parfois 5000 ou 7 000 personnes » comme vous dites, mais bien de 9 000 ou 10 000 personnes.  Mais ce n’est pas grave, on va chipoter pour 3 000 personnes 😀 (M. Pujadas 3 000 personnes c’est déjà, d’après ce que je vois, un chiffre bien supérieur à l’audience de F. Hollande qui en ce moment même a réussi à réunir, allez je dirais, … un petit millier de belles personnes endormies sur leurs chaises à Orléans):

Et alors, un truc incroyable, au grand journal de Gôche qui soutient ouvertement et sans retenue le grand candidat libéral de la gauche de droite F. Hollande, vous avez tous reconnu bien sûr le quotidien Libération, le journaliste Antoine GUIRAL sort un papier très honnête sur le meeting de Montpellier, intitulé « Avec Mélenchon, on retrouve du débat politique, il éduque ».  A lire.

Bravo, messieurs dames, continuez.

Les financiers en ont rêvé, les politiques le font

Imaginez …

Imaginez une créature, que l’on appellera MES pour l’instant, constituée ainsi:

« Article 8: Le capital social s’élève à 700 milliards d’euros. (…) »

« Article 9: (…) Les Membres du MES, irrévocablement et inconditionnellement, s’engagent à payer sur demande l’appel de capital effectué par le Directeur Général conformément au présent paragraphe, cet appel devant être payé dans les sept (7) jours suivant la réception de ladite demande. (…) »

« Article 10: Le Conseil des Gouverneurs (…) peut décider du changement du capital social et de la modification de l’article 8 et l’annexe 2 en conséquence. (…) »

Les membres du MES sont des états.  Voilà donc une institution qui peut demander, quand elle le veut, autant d’argent qu’elle veut et les états membres ont, de manière irrévocable et inconditionnelle, 7 jours pour payer.  Déjà, c’est du très lourd.  Mais avançons un peu: Poursuivre la lecture de « Les financiers en ont rêvé, les politiques le font »