Que de temps perdu …


Enfin, pas complètement perdu pour tout le monde.  J’y reviens dans une seconde.

Dès le début de la spéculation sur la dette grecque, au printemps 2010, le Parti de Gauche avait énoncé clairement la solution, la seule solution pour bloquer tout de suite l’effet boule de neige spéculative.  Tiens, je vous ai retrouvé par exemple cet interview du 29 avril 2010 de J.L. Mélenchon qui présente parfaitement ce qu’il fallait faire: permettre à la BCE d’acheter directement (et non pas de racheter sur le marché secondaire, comme certains proposaient il y a quelques jours, ce qui est complètement différent puisque dans le cas de rachat il y a toujours un premier « passage » spéculatif par les banques privées) par création monétaire des bons de la dette grecque au taux auquel elle prête aux banques privées (entre 0 et 1%).

Mais non !  Les fidèles de la pensée unique de rétorquer tous en chœur: idiotie, ineptie, du yakafokon populiste de gens qui ne comprennent rien à l’économie.  Les UMP, les MODEM, les PS, dont le Directeur du FMI de l’époque, un certain DSK pressenti alors par l’oligarchie comme futur président français, tous de dénigrer, voire ignorer l’argument.  Enfin … pas tous.  Les économistes, eux, savaient.  Même les économistes libéraux savaient que c’était la seule solution pour arrêter la spéculation sur les dettes souveraines.  Écoutez par exemple le débat J.L. Mélenchon – M. Touati sur A ma télé ce soir.

Et hier, Poursuivre la lecture « Que de temps perdu … »

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Qui sème la social-démocratie récolte la droite réactionnaire


Est-ce suffisant ?

Combien de « leçons » de l’Histoire faudra-t-il encore subir pour que les électeurs socialistes ou centre-gauche ou écologistes se rende à l’évidence:

La social-démocratie assassine la gauche

En Espagne, quelques années de gouvernement socialiste Zapatero ont permis cet événement majeur: la majorité absolue pour Mariano Rajoy, un fervent défenseur du Dogme néolibéral, qui préconise dans cette situation de crise … « un assouplissement du marché du travail plus grand que celui décidé par le gouvernement précédent, une baisse de la fiscalité sur les entreprises, un plus grand nombre de privatisations et une forte baisse de la dépense publique ».  Tiens, comme c’est original.  Toujours la bonne vieille recette qui ne marche pas. Mais cette fois administrée, non plus par un prétendu homme de gauche mais par un assumé homme de droite. Quelle sera la différence pour le peuple ? aucune.  L’austérité quelle que soit sa provenance a toujours le même goût amer. Poursuivre la lecture « Qui sème la social-démocratie récolte la droite réactionnaire »