Les noms français de cette « Europe qui nous protège »

Hier, le Parlement européen a accordé sept années d’empoisonnement légal supplémentaire à Monsanto et ses désherbants au glyphosate.   Aujourd’hui, il a organisé le fichage de tous les passagers des avions avec son PNR.

Et aujourd’hui également, il a rendu encore plus difficile (si c’était possible) le rôle des lanceurs d’alerte en adoptant la directive « secret des affaires » qui protège les entreprises… contre les lanceurs d’alerte, les journalistes d’investigation, les syndicalistes ou les salariés.

Comme l’explique la délégation Française du groupe GUE-NGL au Parlement européen dans son Communiqué :

« Les défenseurs de ce texte arguent qu’il permettrait aux petites entreprises de défendre leurs processus de production et leurs inventions face aux grandes multinationales. Dire cela, c’est être en dehors des réalités du système financier mondialisé. Ce texte ne bénéficiera justement qu’aux grands groupes désirant utiliser les secrets d’affaires pour contourner les législations et garde-fous sanitaires et sociaux mis en place par les États membres. Les artisans, les PME n’ont en réalité rien à y gagner.

De lourds précédents existent. Aux États-Unis, les produits chimiques toxiques utilisés pour l’exploration et l’exploitation du gaz de schiste ne peuvent être rendus publics car ils sont justement classés « secrets d’affaires ». Antoine Deltour, qui a révélé le scandale Luxleaks, est désormais inquiété par la justice du Luxembourg, car ce qu’il a révélé était « légal ». Et lorsque sortent les « Panama Papers », Mossack Fonseca, le cabinet d’avocat panaméen responsable de cette fraude sans précédent à l’impôt, se permet de menacer  de poursuites les journalistes qui relayent l’information, justement au nom du secret d’affaire.

(…) ce texte refuse de clairement protéger les lanceurs d’alerte si utiles à nos sociétés, fait peser une menace sur le droit à l’information, à l’action des syndicalistes et la mobilité des travailleurs. »

Le même argumentaire à la façon, beaucoup plus drôle, il faut bien l’avouer, de Nicole Ferroni :

Qui a voté cette saloperie ?

Quand on regarde les détails,

on se rend compte que toute la droite européenne (ce super-méga-groupe composé des groupes parlementaires dits « populaires », « libéraux », « démocrates », « socialistes » et « nationalistes ») étaient favorables à l’adoption de cette directive.

Je vous passe les détails des votes pour les groupes EPP et ALDE qui ont bien sûr tous voté POUR, à 2 exceptions près qui … n’ont pas voté (ils étaient aux toilettes au moment du vote, c’est ballot).

Pour en arriver rapidement à ça :

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Il faut nous laisser travailler maintenant, Monsieur Filoche

Gégé, comment te dire.  Si tu veux vraiment nous rendre service, je t’en prie, tais-toi.  Je te dis ça en toute amitié et avec tout le respect que je dois à ton engagement sincère.  Je te l’ai déjà demandé en plus.

Parce que franchement, entendre, autant de choses sensées et saines sur la loi de retour au XIXème siècle, entendre cette franche colère, entendre cette profonde indignation, ces vibrants appels à pétition, à manifs, à grève générale … tout ça pour probablement t’entendre ensuite appeler à voter en 2017 pour … Hollande … ou Valls … ou Cambadélis … ou Aubry … ou enfin bref pour le candidat de droite qui sortira de votre carnaval nominatif interne, quel que soit ce candidat, comme en 2012,

franchement, ça me fout hors de moi !

Gégé, il faut que quelqu’un te le (re)dise.  Et je déteste que cela tombe sur moi, mais faut bien que quelqu’un se dévoue.  Le pauvre Daniel Mermet, on voit bien qu’il ne se sent pas le courage de te faire de la peine.  Alors voilà.  Gégé, tu nuis à la gauche en parlant comme tu le fais.  Quand on est dans un parti de droite, on ne parle pas comme un homme de gauche.  Sinon, on contribue à brouiller les lignes et les gens, ils s’y reconnaissent plus après.  Et quand les gens y’sont perdus, quessequ’y font les pauv’ ?  Eh ben, y’votent FN, voyons !  Gégé, tu es au PS.  Tu t’y sens bien.  Tu veux y rester.  Parfait !  Assume et cesse-donc de parler comme tu le fais.  Achète-toi plutôt le dernier Macron  (pas besoin de le lire, ces gens-là ne lisent pas de toute manière 😉 ).

Allez, il faut nous laisser travailler maintenant, Monsieur Filoche.

Minuit dans le jardin du rien et du mal

Bientôt les douze coups de minuit.

Les temps sombres sont revenus.  La nuit nous engloutit.  Comme je le disais au lendemain du premier tour des départementales, je ne vois plus rien de gauche dans notre jardin (à part quelques excités vitupérant inutilement dans le potager, comme votre serviteur).

Nous sommes au lendemain du second tour.  Le peuple s’est exprimé.  Nous nous sommes exprimés.  Clairement.  Et nous voulons d’avantage de droite !  D’avantage de rien-à-branler-après-moi-le-déluge abstentioniste, d’avantage de haine FNiste de l’étranger basané (ou barbu, mais c’est la même chose nan?), d’avantage de haine UMPiste de « l’assisté » (ou du non-entrepreneur, mais c’est la même chose nan?), d’avantage de dogme néolibéral estampillé « socialiste ».

Gageons que nous serons bientôt comblés, nous, ce peuple de désintérêt général, de vide idéologique, de rien médiatique.  Nous allons être servis, nous, ce peuple de compétition mortifère, de cancer individualiste, de sclérose identitaire. 

Dans un premier temps, et en attendant goulument l’avènement de la droite extrême, qu’elle soit sarkoziste ou mariniste, nous allons avoir droit gracieusement à un nouveau tour de vis libéral européiste.  Manuel Valls l’a annoncé fièrement, droit dans ses bottes, dès 20h dimanche soir dernier.  En même temps, reconnaissons qu’il ne prend personne en traitre puisqu’il avait prévenu avant même l’avènement de la débâcle attendue :

« ceux qui pensent que nous allons freiner ou stopper les réformes se trompent.  Quel que soit le résultat des élections, nous allons les poursuivre en ouvrant de nouveaux chantiers.  Nous n’avons pas d’autres choix pour le pays que de faire sauter les verrous et débloquer les énergies ».

On connait d’ailleurs d’ores et déjà les « nouveaux chantiers », les futures cibles de Manuel Valls, puisqu’elles nous sont imposées par Juncker et Merkel : le contrat de travail et … les assistés … oups pardon … je veux dire les chômeurs, dont il faut absolument réduire les indemnisations, façon lois Hartz.

Attendons-nous donc, en tentant de contenir notre avidité bien naturelle, à un nouvel aréopage de mesures régressives à souhait, un point d’orgue venant soutenir une œuvre austéritaire « socialiste » déjà conséquente, œuvre que ne désavoueraient pas, soyons honnêtes, et quoi qu’ils puissent en dire par ailleurs pour tenter de se différencier idéologiquement, un Sarkozy ou un Juppé.  Pour patienter nous pourrons toujours nous délecter de l’adoption définitive prochaine de la loi Macron, hourra !

Martine Bulard, dans l’édition d’avril du Monde Diplo, en fait une synthèse tout à fait magistrale, de cette loi « pour la croissance, l’activité et l’égalité des chances économiques » du ministre de l’économie Emmanuel Macron.  Il faut absolument aller la lire si vous le pouvez (si vous êtes abonné, ou si vous avez les moyens de vous abonner).  Elle entre moins dans les détails que beaucoup d’autres analyses, plus austères, voire rébarbatives, que j’ai pu lire.  Faut dire que nous parlons là d’un inventaire à la Prévert de 295 articles touche-à-tout, un bric-à-brac néolibéral qui a suscité l’enthousiasme de la toute puissante Angela Merkel, planificateur en chez de la misère européenne de l’autre côté du Rhin, et qui a enthousiasmé jusqu’au président de la Commission européenne, et grand organisateur de fraude fiscale à ses heures perdues, Jean-Claude Juncker.  C’est dire si cette loi devrait combler tous nos aficionados de droite dure.

Afin d’en faciliter sa compréhension (et par conséquent sa mémorisation), l’article du Diplo ne retient que quelques exemples très significatifs des mesures imposées par cette loi du « Toujours moins » en les regroupant en cinq grandes catégories :

  • les droits sociaux et syndicaux,
  • le temps de travail,
  • les privatisations,
  • les déréglementations
  • et la centralisation technocratique.

Un travail remarquable.  (Je trouve d’ailleurs que le Diplo devrait être remboursé par la sécu.  Un remède préventif indispensable pour une meilleure santé intellectuelle, contre les agressions incessantes des germes de la propagande médiatique.)

Contre toute cette merde régressive, quatre de nos syndicats (CGT, FO, Solidaires et FSU) lancent donc un appel à la grève pour le 9 avril.  Il est prévu des manifestations dans toute la France.  La manifestation parisienne est à 13h, Place d’Italie :

Malheureusement, ce ne sont pas des chefs d’État et de gouvernement de pays voyous, terroristes, va-t-en-guerre et criminels qui appellent à manifester.  Non, ce ne sont que ces insupportables syndicats.  Ces gens pas fréquentables, dont on a honte et qu’il faut dénigrer en permanence.  Ces gens qui, pourtant, même selon une étude déviante de deux économistes bolchéviques du FMI, ­Florence Jaumotte et Carolina Osorio Buitron, permettent de réduire, ou tout au moins de maintenir, l’augmentation des inégalités.  Cette étude établit en effet, pour ceux, nombreux qui en doutaient encore, « un lien indiscutable entre l’érosion du syndicalisme et l’augmentation des inégalités » :

À ma connaissance, seuls, encore une fois, le Diplo et le Figaro, (eh, je n’vais pas jusqu’à demander que le Figaro soit aussi remboursé par la sécu, mais reconnaissons-leur quand même cette honnêteté-là) ont commenté cette étude à contre-courant de l’idée largement répandue dans les pays les plus riches (et particulièrement en France et parmi mes amis), selon laquelle les syndicats de salariés seraient coupables des blocages sur le marché du travail et de l’accroissement du chômage.  Eh bien, selon le FMI, cette « hypothèse [n’est pas] pas très solide ».  Merci donc à M. Halimi pour cet (malheureusement toujours nécessaire) éloge des syndicats.

Le 9 avril, une manifestation est donc organisée à Paris :

Malheureusement, il ne s’agira pas d’aller défiler contre un prétendu ennemi barbu en pleine guerre civilisationnelle.  Non, il s’agira tout connement de manifester contre le véritable ennemi du salarié, la nouvelle loi Macron, qui permettra, par exemple (en ne reprenant qu’un seul des nombreux exemples édifiants listés par Martine Bulard) qu’un employeur voulant réduire le paiement des heures supplémentaires signe une convention avec un salarié « volontaire » pour qu’elle s’applique sans recours possible », un glissement irrémédiable « vers une justice à l’américaine où aucun code spécifique du travail n’existe au niveau national, les relations patrons-salariés relevant de la procédure civile ».

Malheureusement, il ne s’agira pas de défiler pour défendre le droit de libertaires tout justes post-pubères (à plus de cinquante ans!) à dessiner un musulman à genoux les couilles pendantes et une étoile sur l’anus ou sœur Thérésa en train de faire des pipes à la queue leu-leu (si j’ose dire).  Non, il s’agira juste, plus prosaïquement, de défendre les droits des salariés contre la trentaine de dispositions nouvelles sur le travail (art. 71 à 82 bis de la loi Macron) pérennisant le « Travailler plus pour gagner et protéger moins ».  Manifester contre par exemple l’article 102 qui permettra que le jugement d’un tribunal administratif refusant un licenciement injustifié « ne modifie pas la validité du licenciement [et] ne donne pas lieu au versement d’une indemnité à la charge de l’employeur » , c’est à dire qui permettra que le salarié injustement jeté dehors ne puisse pas être ni réintégré ni indemnisé !

Malheureusement, il ne s’agira pas d’aller défendre le droit des journalistes à militer pour lancer une guerre otanesque contre la Russie en Ukraine.  Non, plus benoitement, il s’agira juste de défendre nos bijoux de famille dont la loi Macron intensifie le bradage dans de vastes opérations qu’on n’appelle plus, quand on est moderne, « privatisations » mais « transferts au secteur privé » ou encore « opérations sur le capital des sociétés à participation publique ».  Manifester contre par exemple l’article 51 qui précise les conditions dans lesquelles la SNCF pourra investir, sans jamais faire mention d’aucun critère d’utilité ni de service au public !  L’investissement dépendra du seul ratio « endettement/marge opérationnelle », autrement dit du profit attendu.

Malheureusement, il ne s’agira pas de défendre le droit de Lagardère, Elkabbach, Dassault, Pujadas, Calvi, Bouygues, Joffrin, BHL et consorts à bâillonner la pluralité (et donc la liberté) de la presse, mais, plus communément, de défendre notre démocratie piétinée contre la dérive autoritaire.  Manifester par exemple contre l’article 85 qui autorisera le gouvernement « à prendre par ordonnance (…) les mesures relevant du domaine de la loi et modifiant le code de procédure pénale, le code rural et de la pêche maritime, le code des transports et le code du travail ».

Malheureusement, il ne s’agit que de manifester pour défendre … nos acquis sociaux et démocratiques qu’on assassine (sans barbe, ni kalachnikov, avec juste des diplômes de l’ENA et des mandats politiques).  Gageons que notre bon peuple avide de droite, ne se mobilisera pas en masse pour de telles balivernes.  Surtout un jeudi, un jour de semaine.  Faudrait se mettre en grève.  Oula, c’est pas de droite, ça, la grève.  C’est un truc de rouges !  Vade retro !

La nuit avance.

Dommage, j’avais pourtant préparé une p’tite pancarte, au cas où :

 

Ce qui me fout (toujours) le plus hors de moi

Que Marine Le Pen jubile chez Bourdin, bien sûr, ça m’exaspère, mais quoi de plus normal finalement au vu de ce qui semble être devenu effectivement (et malheureusement) un véritable ancrage au plus profond du cœur de la France.

Que Sarkozy et tous les petits umpistes exultent, évidemment, ça m’agace, mais pourquoi s’en priveraient-ils alors qu’ils peuvent effectivement (et légitimement) espérer une razzia de départements la semaine prochaine.

Que Valls et tous les petits solfériniens se répandent sur tous les médias en pointant la seule cause « mécanique » de leur déroute à leurs yeux, la sempiternelle « division de la gauche » au large dos, ça continue de m’insupporter au plus haut point, mais ont-ils jamais su voir autre chose qu’une division là où il n’y a qu’incompétence et reniement.

Que la gauche, la vraie, la seule, celle entre 6% et 8%, n’existe pas (ou plus) dans ce pays, naturellement, ça me fend le cœur, mais comment pourrait-il en être autrement quand l’image qui en est perçue par le peuple, à tort (« grâce » aux médias) et souvent à raison (« grâce » aux stratégies illisibles de ses dirigeants), s’apparente beaucoup plus à une girouette en papier mâché qu’à un puissant paquebot mû par un robuste moteur de convictions.

Non, rien de neuf malheureusement dans tout cela.

Non, et même si cela n’a non plus rien de nouveau, je voulais juste renouveler ce matin mon incompréhension (pour rester poli), voire mon coup de gueule, contre toutes ces personnes qui se croient de gauche, qui ont envie de se croire de gauche (ça passe mieux devant le miroir et dans les diners mondains), et qui continuent de considérer que le PS puisse avoir quoi que ce soit à voir avec des idées de gauche.  Comment des gens sains d’esprit et politiquement informés peuvent-ils sérieusement prétendre croire qu’être de gauche c’est affirmer avec François Hollande « C’est donc sur l’offre qu’il faut agir. Sur l’offre!  L’offre crée même la demande » , ou, avec Jérôme Cahuzac, « La lutte des classes, moi je n’y ai jamais cru », ou qu’être de gauche c’est croire avec Manuel Valls que le salut des travailleurs passe par la recherche effrénée de la compétitivité des entreprises, ou que c’est envoyer aux oubliettes les fondements du droit du travail, en déclarant comme François Rebsamen, ministre du travail !, que « le contrat de travail n’impose pas toujours un rapport de subordination entre employeur et salarié » (alors que le lien de subordination est l’élément constitutif principal du contrat de travail, le seul contrat – si on omet le contrat social de Jean-Jacques 😉 dont ce n’est pas l’endroit de discuter ici – qui ne lie pas deux personnes libres et égales dans leur consentement à contracter), que la gauche c’est la régression sociale « moderne » d’un Macron le banquier, ou l’austérité imposée à la France par un Moscovici maintenant ci-devant commissaire européen, ou que c’est … on pourrait continuer ainsi à enfiler les perles des solfériniens ad nauseam sans jamais déceler le moindre ersatz de début de commencement d’une nuance d’idée de gauche …

Hé, les gars, ces idées sont à la gauche, ce que Marc Dutroux est à la petite enfance ou Boko Haram au féminisme humaniste !

Ce qui me fout (toujours) le plus hors de moi, c’est de réaliser à quel point, sur les prétendues trois France de Libé, aucune ne soit … à gauche.

Et puisque tout le monde s’en fout, je m’en retourne à mes Pénates pour le plus grand bien de tous.

Macron, Valls, Hollande et les autres : droit d’inventaire

La saynète est savoureuse (quand on goute aux stratégies, plans et autres bidouilles de communication du Parti des Médias et de l’Argent, le PMA).  Elle est méprisable lorsque l’on n’y goute pas du tout, ce qui est mon cas, tu t’en seras douté, toi ami fidèle. En tous cas, le dernier enfumage du pouvoir s’étale sur les devantures de tous les journaux d’actualités du matin, écrit, radio, télé ou internet, en ce gris dimanche, douzième jour du mois d’octobre.

Notre jeune et flamboyant nouveau ministre de l’Économie, ce winner dynamique à l’américaine qui monte les marches d’escaliers deux à deux et qui ne dépaillerait certainement pas en trônant, avec un énorme cigare (Dominicain et surtout pas Cubain hein passeque la démocratie bla bla bla) entre ses dents de carnassiers, à la table du conseil d’administration de Fucktheworld Capital Inc., Emmanuel Macron, serait donc un p’tit trop à droite au goût à la fois de notre bon président et du parti qui l’a enfanté, le PS, qui-eux-par-opposition-seraient-donc-vraiment-de-gauche-zavez-compris-oui.

Que s’est-il donc passé ? Ben, en fait … rien.  Rien de nouveau en tous cas.  Notre malicieux Macron s’est prononcé, tenez-vous bien, en faveur … d’une réforme approfondie de l’assurance-chômage.  « Il ne doit pas y avoir de tabou ni de posture » a-t-il même déclaré, brrr.

Écoutez (quelques bribes de) l’orchestration impeccable qui s’en est suivie :

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