La belle, la rebelle, la républicaine, la laïque !


Juste pour vous faire partager un mail personnel que j’ai reçu d’un ami, qui, bien que profondément de gauche, a (ou avait 😉 il y a encore quelques semaines) plutôt un jugement négatif sur Jean-Luc Mélenchon.  Il m’a envoyé ce mail après avoir écouté le candidat du Front de Gauche invité au « Grand Rendez-Vous » sur Europe 1 / I>Télé / Le Parisien ce dimanche 4 mars 2012:


Le mail in extenso:

Mélenchon à dit :

« La République, je m’excuse, ce n’est pas la viande halal ou casher. C’est un modèle d’organisation de la société. La laïcité, c’est la séparation des églises et de l’État. Les abattoirs ne sont pas ni dans l’Église ni dans l’État », a-t-il vivement déclaré. Pour lui, la question de la viande halal est « un abus de langage », un « non débat », « une invention pure et simple destinée à opposer les gens ». « On ne doit pas mêler la belle et grande idée de la République à ces sornettes qui ne poussent qu’à s’affronter les uns contre les autres », a-t-il plaidé. « Ça suffit d’opposer les Français les uns aux autres à cause de leur religion! Ça suffit ! Foutez-nous la paix ! Nous en avons par dessus la tête de vos histoires, nous avons envie de vivre tranquillement« , s’est-il emporté.

Et là, je dis « Enfin !  » et « Bravo ! « . J’attendais cette réaction de n’importe qui depuis longtemps. C’est Mélenchon, j’oublierai pas !!!
J’en peux plus d’entendre toutes ces conneries sur la religion, alors que le plus beau trésor de la république, c’est la laïcité.

Poursuivre la lecture « La belle, la rebelle, la républicaine, la laïque ! »

Il n’y a guère de retour en arrière possible

Je voudrais, si vous me le permettez, commencer, une fois n’est pas coutume, par de larges extraits du texte d’un autre. Il synthétise tellement à la perfection ce que je voudrais dire qu’il n’est nul besoin d’en changer un mot :

[On] « a franchi une limite au delà de laquelle il n’y a guère de retour en arrière possible. (…)

Qu’une seule fois il ait été dit, par une autorité du système lui-même, que les Etats-Unis ne sont plus un placement sécurisé et c’est tout un univers qui prend fin. (…)

Car tout l’édifice financier mondial repose en dernière instance sur un pur article de foi à propos de la valeur refuge d’une monnaie, le dollar, dont tout le monde sait pourtant qu’elle ne vaut peut-être pas le prix de l’encre et du papier avec lesquels elle est fabriquée. Au même moment, et ce n’est pas un hasard, l’Euro trébuche une fois de plus, montrant qui avait raison entre ceux qui criaient à la guérison du fait de leur remède de cheval et ceux qui soulignait l’impasse aggravée. Ainsi, en plein mois d’août, aux Etats-Unis et en Europe, c’est-à-dire au cœur du cœur du système capitaliste mondialisé, un monde s’étouffe tout seul sous l’effet de ses propres normes, mensonges et règles absurdes. Ah oui ! Comme nous avons en vain décrit, analysé, décortiqué et prédit, des années durant, les effets à venir de la ronde aveuglée des capitaux fictifs et des capitaux flottants ! Comme nous avons alerté, tant de fois, contre la cancérisation générale de l’économie par cet épisode de financiarisation si spécial de l’histoire du capitalisme ! Ce travail de l’altermondialisme n’enlève rien à l’effet de stupeur que provoque la confirmation de nos thèses par les évènements de ces derniers jours. (…) Poursuivre la lecture « Il n’y a guère de retour en arrière possible »