Macron, ta gueule ! (bis ou ter ou on ne compte plus)

La petite douceur du jour.

Non, je ne vais pas vous parler de millionnaires incultes courant après un ballon rond.  Ni de médias radicalisés prenant en otage des millions de téléspectateurs avec leur blocage de l’information.  Non, juste de sa seigneurie Macron qui se fait de nouveau clouer le bec par un travailleur.  Un pur régal.

Cette fois c’était à Nancy où il intervenait au World Materials Forum (quoi que ce puisse bien être). Incompréhensiblement, aucun œuf ni tomate pourrie n’a été lancé à la tête de l’infecte petit ministre.  Sans doute, notre courageux opposant à la loi travail est-il en outre un fervent défenseur du non gaspillage des denrées alimentaires.  Bravo.

Admirez le travail, il en a gros, c’est sûr :

 

« Faites évacuer la salle, il y a un risque de terrorisme social !   Il y a un risque de terrorisme social !

M. Macron, tenez, ceci est un bleu de travail ! Ce n’est pas en mettant un costard M. Macron !

Ce n’est pas en mettant un costard qu’on travaille, c’est en mettant un bleu de travail, je vous l’offre, M. Macron !

Vous êtes une minorité de privilégiés !  Un banquier !  Ici, vous n’êtes que des minorités.   Vous êtes un banquier !

2,4 millions d’euros en 18 mois, vous vous êtes fait ! M. Macron, vous représentez une minorité !

(…) une minorité de casseurs du droit du travail, prenez mon bleu de travail !

Regardez votre démocratie.  C’est le 49.3 !  C’est le 49.3, votre démocratie ? »

Et il se fait expulser alors que l’autre fils à papa reprend sa présentation, in english in ze text siouplait !

Tiens, ça m’a mis de bonne humeur cette p’tite vidéo !

Voter ou ne pas voter : on ne nait pas citoyen, on le devient

Un petit film spécialement dédié à Sydney.  Je pense que ça devrait te plaire 😉

République, vote, abstention,  élections,  démocratie,  démocratie représentative,  démocratie directe,  citoyenneté,  crise démocratique, tirage au sort, constitution, oligarchie, pouvoir, beaucoup de sujets abordés.  Où il est finalement démontré que la démocratie ne se résume pas à l’élection.

Article 2 de La Constitution Française de 1958 :

(…) Le principe de la République est : gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple.

Loi sur le renseignement : « lettre à ceux qui s’en foutent » – Basta !

Loi sur le renseignement : « lettre à ceux qui s’en foutent » – Basta !.

Conclusion de cet article:

Ou bien vous pouvez vous lever, et vous battre. Il est encore temps de vous renseigner, de quitter quelques minutes Candy Crush pour lire des articles sur ce texte de loi, qui tenteront de parler maladroitement à votre raison plutôt qu’à vos émotions : ils abondent.

Il est encore temps d’appeler votre député : le vote final de cette loi en séance plénière n’aura lieu que le 5 mai.

Après, il sera trop tard.

Les démocrates et le cas Ianoukovitch


Adoncques, Viktor Ianoukovitch était un dictateur, et l’Ukraine par conséquent, si je suis bien (du verbe « suivre » voyons, faut suivre les gars), une … dictature.  Voilà une chose avérée. Les Guignols, faisant honneur à leur patronyme, nous ont fait passer le message :

C’est également une évidence pour Catherine Ashton, la transparente chef (ou peut-être cheftaine devrait-on dire, hum, j’suis pas sûr) de la diplomatie de l’Union Européenne (si, si, y’en a une).  Pour Libé, n’osant pas assumer ses positions (mais pouvions vraiment nous attendre à autre chose de la part d’un journal de droite qui se dit de gauche), il ne l’est … qu’à moitié. « Ianoukovitch, un «semi-dictateur» jusqu’au-boutiste » titrait-il fin janvier.  Un dictateur à 50%, si vous préférez.  Pas à 20%, ni à 30%, mais … à 50%, quoi que cela puisse bien vouloir dire.

Selon Wikipedia :

« La dictature désigne un régime politique dans lequel une personne ou un groupe de personnes exercent tous les pouvoirs de façon absolue, sans qu’aucune loi ou institution ne les limite. »

Pour l’Encyclopædia Universalis :

« La dictature est un régime politique autoritaire, établi et maintenu par la violence, à caractère exceptionnel et illégitime. »

Entendons-nous bien, les amis.  Loin de moi l’idée, et encore moins l’envie, de vouloir défendre cet abject oligarque dévoyé dont la cupidité ne semblait avoir d’égal que sa perfidie (et aussi sa cruauté, ah, pi y’a aussi sa malhonnêteté, ah oui, et j’oubliais sa couardise, et … bon j’arrête), mais les mots ont un sens, et nous devons nous efforcer de leur conserver leur sens. Sinon … ben sinon c’est la perversion de la cité qui s’installe et nous autres, pauvres citoyens, sommes complètement perdus au beau milieu d’un immense désert démocratique où tout est n’importe quoi, et vice versa.

Or, et même si peu de média le précisent, force est de rappeler que Lire la suite

Bac 2013, les sujets de philo


J’ai pu, par des moyens qu’il ne serait pas très magnanime de ma part de dévoiler ici et qui, de toute manière, ne vous regardent en rien ;-), j’ai pu, disais-je, mettre la main sur certains des sujets du bac de philosophie qui seront distribués lundi matin à 8h00 pétantes.  Comme chacun sait, cette épreuve constitue sans doute la dernière chance qui sera donnée à notre jeunesse de pouvoir réfléchir gratuitement, juste pour la beauté de la réflexion, à l’état de notre monde.  Car viendra très vite le régime lobotomisant universel: 1 comprimé de journal télévisé quotidiennement (13Heure ou 20Heure, France TV, M6, Arte, … ou même le générique TF1, peu importe la marque, la formule chimique restant toujours la même), éventuellement 1 suppositoire du Nouvel Obs ou de l’Express une fois par semaine, chez son dentiste si nécessaire, et de grands bols de soupes de télé-réalité et de séries US à satiété.  Il est précisé qu’une infusion vespérale du Monde ne nuira pas à votre traitement décérébrant.

Comme j’aime la jeunesse et que je tiens à ce qu’elle soit à la hauteur de l’événement, je retranscris ici les 4 sujets en ma possession, accompagnés, si vous me le permettez (ou pas d’ailleurs, c’est pareil), de quelques conseils ou quelques pistes de réflexion toute personnelle sur la question.

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Bilderberg 59 – 0 Démocratie


Je me fais quelquefois penser (souvent, en fait) à Mel Gibson dans le film de Richard Donner, « Complots« .  Si vous ne l’avez pas vu, pas de panique (je vous sentais déjà tout mortifié), il ne s’agit pas non plus d’un chef d’œuvre du 7ème art.  C’est l’histoire d’un mec, Mel Gibson, chauffeur d’un taxi jaune (comme il se doit au pays des taxis jaunes) de son état, qui est convaincu que de nombreux complots se trament en permanence à notre insu, à nous, le bas peuple, dans la moiteur feutrée de réunions secrètes où les maitres du monde se rencontrent, se réunissent, s’entremêlent, s’associent, se combinent, se brassent, s’entrelacent … et se tripotent un peu éventuellement (même ceci est une autre histoire qui ne nooous … regarde pas tant que cela se passe entre adultes consentants).  Vous vous remettez le film maintenant ?  Toujours pas ?  Peu importe.  En tous cas, comme lui, j’ai l’impression de voir en permanence à travers la matrice.  Je ne me souviens pourtant plus du tout avoir pris la petite pilule rouge.  Ni la bleue d’ailleurs.  Peut-être cela devrait-il m’inquiéter.  Peut-être devrais-je même consulter.  Qu’en pensez vous ?  Une très bonne amie vient justement de terminer ses études de psychologie.  Anne, au secours …  Mais où en étais-je ?  Ah oui.  Les complots.

Je vais prendre des pincettes.  Il le faut, sous peine de paraitre totalement paranoïaque.  Je voudrais en effet dire un tout petit 😉 mot aujourd’hui sur ces clubs informels et très cachotiers qui rassemblent régulièrement les plus hauts dirigeants du monde.  Et plus particulièrement sur l’un de ces clubs, le Bilderberg.  Il y en a d’autres, comme la Trilatérale ou le diner du Siècle pour la France.  Pourquoi le Bilderberg ?  Parce qu’il y a à peine quelques jours, vient de se terminer, dans l’indifférence hexagonale la plus totale, leur réunion annuelle qui se tenait, du 31 mai au 3 juin, à Chantilly.  Quoi ?  Chez Eric Woerth ?  Mais non, voyons, Chantilly en Virginie états-unienne, à une quarantaine de kilomètres de la Maison Blanche, états-unienne également, la Maison Blanche (pas celle de Moscou, ni de Marseille, faut suivre un peu).

J’ai attendu quelques jours pour voir ce qui filtrerait, dans nos grands médias tant épris de démocratie :-D, de cette réunion au sommet.  Et puis, j’en ai eu marre d’attendre.  Lire la suite

When the streets have no name


Quand les mots n’ont plus aucune signification, quand ils ne servent plus à désigner sans ambigüité une chose ou une idée précise, mais son exact contraire,

Quand les politiques n’ont plus aucun scrupule, quand ils n’éprouvent plus aucune honte à dire une chose et son contraire, à dire une chose et faire l’inverse, à changer en permanence de positions,

Quand les journalistes n’ont plus aucune déontologie, quand ils ne se voient plus comme quatrième pouvoir, ni même comme contre pouvoir, quand ils ne s’imposent plus de connaître les faits et de les rapporter intacts au plus grand nombre, quand ils n’ont plus le désir ou les capacités de confronter leurs interlocuteurs à leurs contradictions,

Quand les citoyens n’ont plus aucune culture, quand ils ne se sentent plus le devoir de rester informés de leur histoire, de l’Histoire et de l’offre politique qui leur est proposée, quand ils ne respectent plus la condition fondamentale de la démocratie:

« quelque faible influence que puisse avoir ma voix dans les affaires publiques, le droit d’y voter suffit pour m’imposer le devoir de m’en instruire », Jean-Jacques Rousseau dès l’introduction Du Contrat Social

Quand les êtres humains n’ont plus aucune empathie, quand ils acceptent, sans même que cela leurs paraisse insoutenable, l’idée que l’on puisse dénier à d’autres être humains le droit à être soignés, le droit à être éduqués, le droit à rester en famille, le droit à se loger convenablement, le droit à éprouver plus de difficultés que d’autres sans pour autant devoir être condamnés à l’opprobre, l’abandon et l’oubli, le droit à essayer d’être heureux

Alors …

Alors tous les ingrédients sont réunis pour que soit parfaitement scénarisée, que soit quotidiennement jouée et que soit goulument dévorée l’affligeante parodie de démocratie qui nous est proposée aujourd’hui. La scène est grandiose et les marionnettistes bien cachés au sommet des cintres financiarisés.  Le spectacle qui nous est offert met en émoi le tout-France.  Les spectateurs-zappeurs-voteurs de se passionner pour ce vaudeville grandiloquent, ce jeu de rôle dans lequel seuls ont survécus Sarkopen, le Nain halluciné, et Hollandreou, le Mage déboussolé.

Tout le monde comprendra qu’il est fondamental pour les marionnettistes que nous continuions de croire que nous sommes en démocratie, que nous sommes donc maîtres de nos destins, que nous avons le choix entre une politique économique libérale de droite et une autre politique économique qui serait de gauche, que nous pouvons donc changer d’orientation, qu’une réelle alternative nous est proposée.   Que d’efforts déployés pour nous présenter cette farce de manière crédible.  Un exemple ?  Tiens, écoutons le Nain halluciné sur RTL, la radio des beaufs réactionnaires, hier matin:

Ce qu’assène péremptoirement, et à plusieurs reprises, M. Sarkozy dans cette interview est inexact.  Malheureusement!  Devrais-je ajouter en véritable homme de gauche.  Mais c’est totalement faux.  M. Hollande ne propose absolument pas dans son programme « d’embaucher soixante et un mille fonctionnaires ».  Non, il ne propose pas « de créer 60 000 emplois de fonctionnaires »!  C’est faux!  Pourquoi suis-je donc le seul à réagir, à m’indigner que l’on puisse ainsi mentir ouvertement?  Et un président de la République en plus!

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