Il est temps

J’ai beaucoup hésité à prendre le clavier.  La campagne a été longue, soutenue, tendue et franchement, je ne vous en voudrais pas si, vous laissant aller à une saine envie de déconnexion, vous décidiez de ne pas lire ce billet.  Moi-même, en cet instant où je m’élance à taper ses premiers mots, je sais que je vais avoir au moins autant de mal à l’écrire que vous à le lire.  D’ailleurs, peu importe que vous le lisez ou pas car de toute manière, vous savez déjà ce qu’il y a dedans et vous n’y apprendrez donc probablement rien de nouveau.  Alors pourquoi se faire chier, me demanderez-vous grivoisement ?

Il ne s’agit pas, bien sûr, de vainement tenter de retourner à la dernière minute ceux qui ont déjà fermement arrêté leur intention de vote.  Il est temps d’admettre qu’on ne peut plus grand chose pour tous ceux qui ont décidé de voter pour un des « candidats réalistes », Macron, Fillon, Le Pen ou je ne sais quel autre Hamon, et si, à Dieu ne plaise, leur volonté devait finalement l’emporter le 7 mai, soyez assurés que je n’aurai alors de cesse que cette volonté glacée s’applique le plus rapidement et le plus complètement à leurs enfants et petits-enfants (qui sauront apprécier, j’en suis sûr, la vie qu’on leur aura ainsi façonnée).

 

Non, si j’écris ce billet, c’est tout benoitement Poursuivre la lecture « Il est temps »

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Birdie Sanders : le sage et l’oiseau

La campagne présidentielle de Bernie Sanders a reçu hier une inattendue (et très petite) contribution à sa campagne électorale alors qu’il prononçait, devant des milliers de personnes rassemblées au Centre Moda à Portland, Oregon, un discours sur l’éducation et le poids écrasant de la dette étudiante aux USA :

Malheureusement, je ne crois pas, ni aux religions, ni aux superstitions, ni aux signes, ni au destin …  et donc Hilary la guerrière l’emportera pour notre plus grand malheur.

Juste un petit moment de poésie dans une campagne de brutes.