Tirole, Ségolène, Cécile et les autres

Je passe rapidement sur l’attribution du « prix de la Banque de Suède en sciences économiques en l’honneur d’Alfred Nobel », improprement appelé prix Nobel d’économie, à l’économiste français Jean Tirole.  Cette annonce a déclenché une subite vague d’orgasmes incontrôlés au sein du Parti de l’Argent et des Médias (le PAM) dont certains membres (du PAM) avaient visiblement beaucoup de mal a en dissimuler les effets extatiques apparents (z’auriez vu ce pauvre Doze ce matin sur BFM, la bave dégoulinant à la commissure des lèvres ! Pitoyable). Je dirais juste qu’attribuer un prix d’économie à un suppôt dogmatique d’une vision économique dépassée qui a prouvé historiquement sa défaillance au niveau mondial, de surcroît à un visionnaire qui déclarait en Janvier 2012 « Je ne vois pas de crise mondiale grave » 😀 , c’est du même niveau qu’attribuer le prix Nobel de la paix à B. Obama ou à l’Union Européenne. Manque plus que le prix Nobel de médecine soit attribué à l’inventeur du virus Ebola !  Bref, pour en savoir plus sur cet évangéliste du culte ultra-libéral voir par exemple ici ou .

J’en viens rapidement à mon sujet du jour.

Aujourd’hui, à l’Assemblée Nationale, a été votée et adoptée (en première lecture) le projet de loi relatif à la transition énergétique pour la croissance verte.  En gros, la super loi écolo de Ségolène Royal 😀 .

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Budget 2015 de Hollande et Valls, quelques commentaires sur l’austérité

Pas d’inquiétude.

Les commentaires qui suivent ne sont pas de moi. Tout le monde sait que je suis un immonde rouge dégénéré, un crétin obtus, une brute bornée fort peu avertie des choses de l’économie. Ce que je pourrais dire ne saurait donc avoir une quelconque portée.

En revanche, qui, selon vous, a pu dire ce qui suit. Mélenchon ? Besancenot ? Tsipras ? Lisez et vous saurez.

« Si les faits ne correspondent pas à la théorie, il faut changer la théorie », dit le vieil adage. Mais trop souvent, il est plus facile de garder la théorie et de changer les faits, comme la chancelière allemande Angela Merkel et d’autres dirigeants européens pro-austérité semblent le croire. Bien que les faits s’imposent à eux, ils continuent de nier la réalité. (…)

L’austérité a échoué. (…)

L’austérité a été un désastre total et absolu, qui est devenu de plus en plus évident. Même dans les économies les plus performantes, comme l’Allemagne, la croissance depuis la crise de 2008 a été si lente que, dans toute autre circonstance, elle serait classée comme mauvaise. (…)

Les pays les plus touchés sont en dépression. Il n’y a pas d’autre mot pour décrire une économie comme celle de l’Espagne ou de la Grèce. (…)

Pendant ce temps, l’Allemagne oblige les autres pays à suivre des politiques qui affaiblissent leurs économies – et leurs démocraties. (…)

La France a en effet voté pour changer de cap il y a trois ans. Au lieu de cela, les électeurs ont reçu une nouvelle dose d’austérité pro-entreprise. L’une des propositions les plus anciennes dans l’économie est le « multiplicateur de budget équilibré » – l’augmentation simultanée des impôts et des dépenses de l’État en tandem stimule l’économie. Si les impôts ciblent les riches et si les dépenses ciblent les pauvres, le multiplicateur peut être particulièrement élevé. Mais le gouvernement soi-disant socialiste (sic) de la France réduit les impôts des entreprises et coupe dans les dépenses – une recette qui garantit inévitablement l’affaiblissement de l’économie mais une recette qui permet de s’attirer les éloges de l’Allemagne. (…)

L’espoir est que les réductions d’impôts sur les sociétés stimuleront l’investissement. C’est une pure absurdité. Qu’est-ce qui retient l’investissement (à la fois aux États-Unis et en Europe) ? C’est l’absence de demande, et non pas des impôts élevés. En effet, étant donné que la plus grosse partie des investissements est financée par la dette et que les paiements d’intérêts sont déductibles de l’impôt, le niveau d’imposition des sociétés a peu d’effet sur ​​l’investissement. (…)

[Un autre exemple d’absurdité est] la privatisation des retraites. Elle a toujours coûté chère dans les pays qui ont tenté l’expérience. Le système de soins de santé en grande partie privatisé des USA est le moins efficace dans le monde. Ce sont des questions difficiles, mais il est facile de montrer que la vente à bas prix d’actifs appartenant à l’État n’est pas un bon moyen d’améliorer la solidité financière à long terme. (…)

Toutes les souffrances en Europe – infligées au nom d’un artifice, l’euro – est encore plus tragique quand on sait qu’elles sont inutiles. Bien que les éléments de preuve que l’austérité ne fonctionne pas continuent de s’accumuler, l’Allemagne et les autres faucons doublent sans cesse la mise en pariant l’avenir de l’Europe sur une théorie discréditée depuis très longtemps.

Alors, vous avez trouvé ?

C’est un économiste, un prix Nobel d’économie même. Bon, vous me direz, cela ne présage pour autant aucun talent particulier dans le domaine. Le criminel de guerre Obama est bien Prix Nobel de la paix, nan ? Et vous aurez raison. Mais bon, ça en jette toujours !

C’était Joseph E. Stiglitz, un professeur d’économie à l’Université Columbia, aux USA, donc très loin du bolchévisme échevelé qui s’exprimait dans The Guardian, un journal anglo-saxon pas marxiste pour un sous.  Stiglitz est un adepte (tendance molle) du keynésianisme , fondateur même du « nouveau keynésianisme » (c’est dire !). Il jouit d’une grande notoriété suite à ses violentes (mais légitimes et fondées) critiques du FMI et de la Banque mondiale, alors qu’il a été lui-même économiste en chef dans cette même Banque mondiale jusqu’en 2000.

Rien à ajouter ou à retrancher de cette article. Comme quoi finalement, j’suis p’têtre pas si rouge que ça. Merde les gars, je me rosis ! Vite mes pilules !

Dettes publiques : mémoire du pouvoir et impunité

Eduardo Galeano, écrivain uruguayen, écrivait en août 1997 (son très bel article, Les braises de la mémoire, vient de reparaitre dans le « Manière de voir », le bimensuel de Monde Diplo, d’Octobre/Novembre 2014) :

« La mémoire du pouvoir ne se souvient pas : elle absout. Elle reconnaît la perpétuation des privilèges par héritage, permet aux oppresseurs de jouir de l’impunité des crimes qu’ils commettent, et trouve des alibis à leur discours qui déguise la vérité avec une admirable sincérité. »

Encore une preuve de cette terrible vérité hier soir avec notre oppresseur local, j’ai nommé le monarque républicain hexagonal du moment, descendant d’une longue lignée de monarques républicains hexagonaux de droite (c’est à dire qui privilégient les intérêts du capital au détriment de ceux du travail, je précise ça pour mes très bons amis Vincent et Malo qui n’aiment pas trop les étiquettes, m’ont-ils récemment déclaré). Hollande 1er, à son pupitre, devant le parterre bigarré traditionnel de lèche-cul (ou de faire-valoir pour être moins injurieux) se prétendant journalistes et se croyant de surcroit fort piquants, débite son propos liminaire (avant les questions cinglantes 😀 ) pleinement conscient de sa totale impunité future face à l’histoire. Un discours d’une vingtaine de pages mêlant comme il est d’usage poncifs, banalités, vœux pieux et platitudes, sauce fadasse relevée par endroits de quelques beaux morceaux de mensonges, boniments, charlataneries et affabulations.

Avant d’en venir à mon sujet, accordez-moi un bref détour par la VIème république, la nécessité d’une VIème république. Je ne sais pas pour vous, mais je trouve totalement insupportable d’entendre qui que ce soit se prendre pour … la France. C’est bien entendu encore plus visible dans un régime présidentiel comme le nôtre, ou comme sous le régime terroriste (qui répand la terreur) étasunien. Et ça n’a rien à voir avec la personne de Hollande (même si sa personnalité amplifie le phénomène, il est vrai). Ce serait n’importe qui d’autre, ce serait la même chose. Tenez, par exemple, lisez-ceci :

Le gars, y’croit réellement qu’il est la France ! Écoutez encore :

Le mec, il est élu pour mettre en place un vague programme de 60 points, et le voilà qu’il décide seul dans son coin d’aller faire le mariole aux quatre coins du monde et ce, au nom de la France, c’est à dire au nom des Français, en notre nom à tous, en mon nom propre, putain de merde ! Alors, certes il a été élu, et certes avec plus de 60 millions de Français on ne coupe pas à une certaine représentativité, une certaine délégation de pouvoirs, mais au moins que ce soit un collège de représentants du peuple (par exemple une Assemblée Nationale, voilà une putain d’idée qu’elle est originale 😉 ) qui prennent les décisions au nom de la France et non pas un monarque, quel qu’il soit, aussi brillant croie-t-il qu’il soit, qu’il s’appelle Louis, Charles ou François. Vivement une nouvelle règle du jeu !

Bref, venons-en à l’impunité.

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Deux chiffres à mettre en parallèle


Le projet de loi de finances 2014 (PLF2014) du gouvernement est sorti la semaine dernière.

Je vous laisse le parcourir si vous y tenez.  Vous connaissez son contenu.  Et comme vous le savez, il s’agit d’un budget … d’austérité … pour changer.  Normal puisque nous sommes en pleine phase de récession, il faut donc rajouter de la récession à la récession pour s’en sortir, le b-a-ba de l’économie pour les nuls, voyons.  Il n’y a pas d’alternative, ajouterait fiévreusement la fort heureusement décédée Thatcher.

Mais je vois que certains au fond de la salle se demandent ce que signifie concrètement un budget d’austérité.  C’est simple, 15 milliards d’euros de coupes budgétaires supplémentaires qui s’ajoutent à la saignée de 20 milliards d’euros déjà engagée depuis le changement-c-est-maintenant de François Hollande.  Au total, en 2 budgets, ce sont donc 35 milliards d’euros de moins dans l’action publique et 40 milliards de ponctions fiscales supplémentaires, soit 75 milliards de moins dans l’économie réelle.  Pratiquement tous les postes sont concernés par les coupes budgétaires.  Sautez directement, à partir de la page 163, aux tableaux récapitulatifs listant les chiffres clés des « missions », pour vous en convaincre.  Cela vous épargnera en outre tout le bla-bla aussi inutile que pompeux qui encombre l’ensemble du document.

Mais mon but n’est pas d’entrer dans le décryptage (c’est à la mode, me dit-on de source sûre) de cette politique de droite débile (pardon pour le pléonasme), ni de remettre en cause les hypothèses macro-économiques débiles (pardon pour la répétition) qui a servi de fondement (fondation ?  vraiment ?  j’vais réfléchir) à l’établissement de ce projet de budget.

Non, je voudrais juste mettre l’accent sur un chiffre dont personne n’a parlé (me semble-t-il, je ne peux pas tout lire non plus, faut pas déconner ;-)).  Regardez page 45:

Charge de la dette (pour 2014): 46.7 milliards €

Comme il est maintenant de coutume, il s’agit encore du premier poste budgétaire de la France.  En d’autres termes, pour que chacun comprenne bien, on va donner, sous la forme d’intérêts illégitimes, plus d’argent à des banquiers, pourtant déjà bien trop gras et qui auraient dû en outre disparaitre en 2008 suite à la crise qu’ils ont causée, que l’on ne va en utiliser pour payer les salaires de nos enseignants, nos médecins et infirmières de l’assistance publique, nos policiers, nos juges, nos militaires ou encore nos contrôleurs fiscaux.

Ce chiffre, 46.7 Milliards d’€, est à comparer à celui Lire la suite

Dogma


Explication liminaire

Je vous présente mes excuses pour le manque de fraicheur des sujets abordés dans ce billet.  Il était pourtant prêt pour diffusion depuis jeudi dernier.  Malheureusement, n’ayant pas eu le temps de me relire jeudi soir – et devant alors laisser de côté mon clavier pour vaquer à mes occupations conjugales en tout bien tout honneur – j’ai remis sa diffusion au lendemain, au vendredi matin donc.  Et voilà t’y pas que vendredi matin … paf … plus d’internet.  Après investigation, il s’est avéré que c’était tout le village qui s’était ainsi retrouvé coupé du monde virtuel.  Je précise que notre village n’a subi aucun cyclone, aucun tremblement de terre, aucun tsunami, aucune attaque terroriste syrienne, ni même nord-américaine.

Bref, comme chacun sait (c’est écrit dans le Dogme), les entreprises privées sont beaucoup plus efficaces que la pesante machine publique (étatique, dirait probablement Copé).  Il n’a donc fallu que … 5 malheureux petits jours et demi à Orange pour reconnecter notre village au réseau.  J’ai fouillé ma mémoire, jusqu’à ma plus tendre enfance, et je ne me souviens pas avoir jamais été coupé de téléphone pendant plus de 5 jours.  Pourtant, je suis d’une génération qui a connu les lourds blocs en bakélite noire, propriété de feu les PetT. Des appareils aujourd’hui devenus « vintage » (comme on dit).  Vous savez ceux avec le volant perforé pour la numérotation (par impulsion sioupliat!) qui faisait clac-clac-clac quand on composait un numéro.  Ah, le bon temps…

Bref, aujourd’hui, me voici reconnecté.  Le crieur public et le rémouleur sont repartis.  Le XXI siècle est de retour et voici donc l’article, tel que rédigé jeudi dernier.


Le discours d’un roi

Il est descendu majestueusement de son Carrosse d’Or, sa reine en chapeau d’apparat à son bras, il a salué son peuple d’esclaves en liesse, il s’est pompeusement juché sur son trône royal et a solennellement prononcé son discours.  Puis il s’en est retourné prestement à ses occupations royales, qui consistent principalement, comme chacun sait, à se vautrer quotidiennement dans le luxe et la frivolité auxquels pourvoit inexorablement son peuple-providence vassalisé.  Le discours?  La présentation du budget 2014 pour son pays, la Hollande.  Le roi Willem-Alexander, roi des Pays-Bas, puisque c’est de lui dont il s’agit, y annonce la fin de l’État-providence.  Il y encourage chaque Néerlandais à « prendre ses responsabilités pour sa propre vie et pour son entourage ».  En gros, démerdez-vous, mes bataves!

Au programme pour les Hollandais?

Rigueur et austérité.  Encore et toujours.  En Hollande, comme chez Hollande.  Comme de partout ailleurs en Europe.  Normal, puisque l’économie néerlandaise est en récession. Il faut donc continuer les politiques de … récession.  Logique, non?   Et allez!  6 milliards d’euros de coupes budgétaires supplémentaires prévues pour 2014 qui viennent s’ajouter au vaste programme d’austérité (hausse de la TVA, baisse de l’aide aux pays en voie de développement, etc.) mis en place depuis le début de la crise financière.  Les mesures annoncées comprennent, entre autres, attention à la surprise … tantantan … tenez-vous bien … des coupes dans le budget alloué aux soins de santé et à la sécurité sociale.  Putain, trop fort.

Arme de destruction massive en Serbie

Dans la même déveine, Lire la suite

Êtes-vous résignés ou hésitants ou bien alors … résistants?


Peut-être faites vous partie de ceux qui hésitent encore, me disais-je.  Ou qui sont résignés.

Laissez-moi alors tenter de vous convaincre une dernière fois de venir manifester demain de Bastille à Nation avec nous.  Juste un dernier argument.  Vous n’êtes pas adepte d’une sixième république? Ou vous ne voyez pas vraiment ce que cela pourrait changer dans notre système « démocratique »?  Qu’importe.  Venez donc manifester contre l’austérité!

Car sur ce mot d’ordre-là, au moins, vous devez vous ranger à la raison: l’austérité n’est pas la solution.  Par temps de crise, c’est même le problème!

Je sais qu’ils sont encore nombreux à prétendre continuer d’y croire!  Des gens prétendument très compétents ne continuent-ils pas d’affirmer qu’il n’y a pas d’alternatives!  Tiens, comme cette misérable (à prendre dans le sens « funeste » bien sûr, et non pas « indigente », vous l’aurez compris) Christine Lagarde, directrice générale du FMI de son état (et bientôt repris de justice, espérons-le), qui a estimé jeudi dans une interview à la télévision suisse-romande qu’il n’y avait « pas d’alternative à l’austérité. »

Je sais que tous les gouvernements d’Europe, Hollande et ses soi-disant socialistes en tête, continuent d’enfoncer toujours plus leurs pays dans la spirale infernale de l’austérité.  Tiens, pas plus tard qu’hier, n’a-t-on pas encore appris un nouveau plan de rigueur du gouvernement portugais de Pedro Passos Coelho.   Une nouvelle couche comprenant la suppression de 30.000 postes de travail dans l’administration publique, le rallongement de la semaine de travail pour les fonctionnaires et le recul de l’âge de la retraite de 65 à 66 ans.

Et peut-être avez-vous oublié que le rejet de l’austérité n’est plus, depuis pas mal de temps maintenant, l’apanage du Front de Gauche seul.  Ce n’est plus une position politique, c’est aujourd’hui juste un constat de bon sens.  Bien sûr le Front de Gauche a été longtemps seul (avec le collectif pour un audit citoyen de la dette et le mouvement des économistes atterrés,) à lutter contre cette idée ces 3 dernières années.  Mais depuis, combien ont rejoint le bateau de la raison?  Tiens, vous souvenez-vous par exemple des signataires de la tribune des 120 économistes parue dans Le Monde le 3 octobre, des économistes de l’OCDE, des signataires du manifeste international pour un bon sens économique, des économistes de l’ONU, des lauréats du prix Nobel d’économie, comme J. Stiglitz ou P. Krugman, et tellement d’autres …

Tout cela ne suffit pas à vous convaincre?

Alors, regardez ceci:

source: Eurostat teina-225

Je suis allé vérifier Lire la suite

Délit de déni de Brice ou décryptage de la propagande


Avez-vous noté comme je vous saoule nettement moins ces derniers temps ?  Non pas que mes mots soient moins alcoolisés, ai-je l’outrecuidance d’espérer, juste que leur débit a diminué.   Une petite brève joyeuse hier, sinon rien depuis plusieurs jours.  Un léger coup de « putain-mais-à-quoi-ça-sert-tout-ça ».  Une vague impression de remplir inexorablement mon violon des danaïdes de billets diurétiques parfaitement inutiles.  Une petite phase de ressac, en attendant le retour du sac bien sûr (et je ne parle ni du Service d’Action Civique, ni d’une besace en plastoc enchevêtrant des L et des V, ballots que vous êtes).

C’est alors que je suis tombé sur cette étude réalisée il y a quelques jours par IPSOS pour le compte du Monde, de la Fondation Jean Jaurès et du Cevipof, intitulée France 2013: les Nouvelles Fractures.

Ce n’est qu’un sondage, qui ne vaut donc que ce que valent les sondages.  C’est à dire, sur le sujet sondé lui-même, à peine le prix de l’encre pour l’imprimer sur mon écran d’ordinateur.  En revanche, les sondages en disent long sur la volonté de désinformation du sondeur.  Tout entier absorbé par ma déprime de motivation passagère, j’ai voulu brûler encore un peu plus de mon temps (pourtant inestimable, vous vous en doutez ;-)) à « décrypter » comment était présenté l’opinion « précieuse » de ces 1016 personnes interrogées par Internet du 9 au 15 janvier 2013.  Paraît-il qu’ ils constituent un échantillon représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, grâce à la méthode des quotas sur le sexe, l’âge, la profession de la personne de référence au sein du ménage, la région et la catégorie d’agglomération.

Si on accordait le moindre crédit à ces divinations, sur le fond, certains chiffrent seraient alors plutôt réconfortant quant à la santé mentale des français.  Par exemple, sur l’Europe telle qu’elle est construite aujourd’hui, la mondialisation, les politiques ou … les médias ! Comme le dit l’Observatoire des Journalistes et de l’Information Médiatique:

L’écart entre le discours répété en boucle par les hommes politiques, journalistes, experts, etc… et l’attente des Français est devenu proprement sidérant.  Il s’agit d’un véritable déni de réalité de la part des élites qui ont fait sécession d’avec le reste du pays.

Et d’autres seraient en revanche plutôt d’ordre à écœurer, tels que ceux-ci:

82% « des français » sont d’accord avec l’affirmation: « On a besoin d’un vrai chef en France pour remettre de l’ordre » ou bien 70% trouvent qu’il y a trop d’étrangers en France.

Mais là n’est pas le sujet, en tout cas, pas le mien.  Ce qui a retenu mon attention, c’est l’analyse politicienne qu’en fait l’un des fameux peintres en chef de l’analyse politique des médias de France et de Navarre, l’un des experts omniscients auto-proclamés de la daube sondagière, j’ai nommé Brice Teinturier, le Directeur Général Délégué de Ipsos France.  Brice, c’est lui:

Vous le remettez maintenant, ça y est ?  Un fidèle évangélisateur omnichaine de la pensée unique, qui prend tout son éclat lors des soirées électorales.

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