Pourquoi je refuse de me faire « vacciner » ? Parce que de gauche !

Raison n°1 : la défiance à l’égard de la classe dirigeante

Les puissants n’ont cessé de nous mentir, sur tout, depuis le début. Les puissants, entendre les gouvernants, dirigeants, médiacrates, experts de plateau, bien pensants de tous poils, bref toute la bourgeoise cathodique traditionnelle. Quant aux labos pharma, le moins que l’on puisse dire c’est que ce sont des multirécidivistes de l’arnaque, voire du crime sanitaire.

Pourquoi donc aujourd’hui, sur cette histoire de « vaccins expérimentaux anti-covid » les choses seraient-elles différentes ? Pourquoi, soudainement animés d’un amour irrépressible de leur prochain, les tenants de l’ordre bourgeois se mettraient-ils à agir dans notre intérêt ? S’ils disent que leur campagne d’essais cliniques mondiale de produits à ARNm et à Vecteur Viral est la solution, permettez-moi donc d’en douter et de penser qu’au contraire cela fait partie du problème.

Faire confiance à la classe dirigeante dans cette affaire relève soit de la névrose obsessionnelle, soit d’Alzheimer, soit d’un angélisme puéril, mais certainement pas d’une analyse matérialiste raisonnable.

Raison n°2 : la recherche de l’intérêt collectif

Parmi tout ce que j’ai appris sur ce virus pendant ces heures à tenter de me forger ma conviction, c’est l’argument qui suit qui m’a le plus convaincu.

Les coronavirus étant très friands de recombinaison, vacciner massivement en pleine épidémie (pendant que le virus circule) est une hérésie. Car plus on vaccine, plus on augmente le risque de créer de nouveaux recombinants. Surtout quand on ne prend même pas la peine de vérifier avant d’injecter du code génétique de virus que le sujet n’est pas déjà porteur du virus (potentiellement une souche génétique différente) ouvrant alors la porte à la partouze aux recombinants.

Et plus on augmente la probabilité d’émergence de nouveaux recombinants, plus on accroit le risque de créer un variant nettement plus dangereux (plus contagieux, plus létal, les deux), voire un terminator de l’humanité. Jusqu’ici, on peut se dire qu’on a eu la chance que les variants émergents étaient moins dangereux que le virus originel (même si, selon les experts, cela semble être la pente naturelle des choses). Mais il ne faudrait peut-être pas continuer à tirer trop sur la corde. Le risque est peut-être faible, mais si la catastrophe se produit, alors là on est vraiment dans la merde. C’est exactement la même problématique qu’avec le nucléaire, risque faible en termes d’occurrence, mais terrible en termes de conséquences. Il suffit d’une seule petite fois, et c’en est fini de nous.

En outre, vacciner pendant une épidémie accroit la pression sélective sur les nouveaux variants, et si le virus trouve une échappée immunitaire (ce qui semble être le cas avec, entre autre, le variant Delta), le nouveau variant, qui n’est pas bloqué par la vaccination, risque de rapidement remplacer complètement le virus originel (ce qui semble encore une fois être ce qui se passe avec Delta). Et on remet cent balles dans la machine.

Ces arguments développés notamment par le Pr. Christian Vélot dans des vidéos très pédagogiques que l’on peut (encore) trouver sur internet, montrent avec une rationalité implacable que l’intérêt collectif humain nécessite que l’on soit beaucoup plus prudent et parcimonieux avec l’inoculation de ces produits, surtout pendant que la pandémie est toujours active.

Raison n°3 : une balance bénéfices / risques peu convaincante

Même si les 4 produits injectés dans les pays de l’Ouest ont pu, peut-être, montré une certaine efficacité au début, contre les souches originelles du virus, plus personne, à part bien sûr Riri, Fifi et Loulou (j’ai nommé Macron, Castex et Véran) n’aurait l’idée saugrenue ou la mauvaise foi de nier qu’aujourd’hui ils sont devenus d’une efficacité très médiocre contre les variants (il suffit de regarder ce qui se passe dans les pays fortement vacciné où plus de 90% des infections sont du Delta), que ce soit pour la protection contre l’infection, la protection contre les formes graves ou la protection contre la transmission. Les analyses le démontrant pullulent sur internet. Le nier relève d’un combat d’arrière garde ridicule, souvent mené d’ailleurs par les mêmes qui continuent de nier, malgré la somme faramineuse de preuves et d’évidences, l’existence et l’efficacité de certains traitements précoces contre la maladie.

Côté risques, il y a bien sûr d’abord les effets indésirables immédiats. Et là, c’est du jamais vu. Même si la classe dirigeante, qui pousse à l’inoculation, tente de les dissimuler, en particulier en oblitérant totalement le sujet sur les grands médias mainstream, les chiffres sont sans appel. Quelle que soit la source utilisée, la base française, celle de l’Agence européenne du médicament ou la base américaine VAERS, l’ampleur des effets indésirables enregistrés suite à une « vaccination » avec l’un des 4 produits expérimentaux autorisés en Occident est tout simplement vertigineuse. De multiples recensements existent sur internet. Je vous proposerai juste le mien ou celui, beaucoup plus professionnel évidemment, de Laurent Mucchielli (tiens, encore un homme de gauche) qui lance d’ailleurs un appel pour un moratoire immédiat sur ces « vaccinations ».

Et puis, il y aura, peut-être, probablement des effets à plus long terme, voire à très long terme. Les seuls 4 produits autorisés à l’inoculation en Occident sont tous basés sur de nouvelles technologies génétiques (l’ARNm ou le vecteur viral) qui injectent du matériel génétique du virus dans nos cellules (le génome qui code pour une protéine spike proche de la spike du sars2 originel) afin que ces dernières génèrent elles-mêmes des protéines spike dans notre organisme (qui réagira alors, et seulement alors, en développant des anti-corps contre ces agents étrangers). Malgré toutes les promesses des fabricants, la main sur le cœur (c’est là où se trouve le portefeuille), comment croire que ces nouvelles technologies génétiques resteront sans conséquence sur le long terme ? Quand on voit déjà les ravages inédits sur le très court terme !

Là encore, l’histoire ne nous a-t-elle pas suffisamment montré, sur le tabac, sur les pesticides, sur les hydrocarbures, sur d’autres médicaments, sur le nucléaire, et combien d’autres encore, comment des postures prétendument modernistes, scientistes, anti-obscurantistes, nous avaient entrainés vers des catastrophes planétaires, humanitaires, voire anthropologiques, dont certaines irréversibles !

Raison n°4 : la vaccination globale de toute la planète n’est pas la solution

Les arguments précédents ne tiendraient bien sûr pas si on faisait face à une pandémie d’Ebola ou de variole. L’urgence imposerait alors que l’on prenne ces risques.

Les heures, les semaines, les mois passés à lire, à écouter, à peser, à étudier, à décortiquer, m’ont poussé à me forger une conviction. Peut-être ai-je tort, l’avenir nous le dira, mais ma conviction est que la sortie de cette « crise », de cette psychose, si sortie il doit y avoir (car la classe dirigeante semble apprécier la situation), devra passer par une politique d’éclaircie qui ressemblerait à quelque chose comme ça :

  1. autoriser tous les vaccins, en particulier ceux à base de technologie standard, protéine recombinante et virus atténué (ou désactivé) avec lesquels beaucoup plus de personnes se sentiront en confiance (et à juste titre!)
  2. vacciner les personnes qui le souhaitent, avec la technologie de leur choix après une information claire et honnête et après s’être assuré, en les testant, qu’ils ne sont pas déjà porteur du virus, en ciblant en priorité les personnes plus à risques (âge ou comorbidité)
  3. faire sauter toutes les interdictions et obligations « sanitaires » et permettre aux gens de retrouver une vie « normale » sereine (plus de masque, plus de distanciation, plus de confinement, plus de couvre-feu, bien sûr plus de passe sanitaire ni de « vaccination obligatoire », etc)
  4. arrêter les tests PCR et la détection de « cas asymptomatiques » en population générale qui entretient la psychose
  5. revenir à la médecine traditionnelle, à savoir que les personnes qui ont des symptômes vont voir leur médecin, et ces derniers, après avoir vérifié grâce à un test l’infection au sars2, et en accord avec leur patient, pourra proposer des traitements adaptés (voir la littérature impressionnante sur le sujet) le plus précocement possible
  6. rester chez soi si on est malade (comme quand on a une grippe, en fait), prendre son traitement, porter un masque pour ne pas infecter ses proches, et demander à ses proches de porter également un masque s’ils restent vraiment … proches
  7. et si les symptômes s’aggravent, suivre l’escalade normale jusque vers, éventuellement, l’hôpital, puis les soins intensifs si nécessaire
  8. laisser se bâtir l’immunité collective naturelle, bien plus performante, quitte à vivre quelques années avec le virus qui circule, en compagnie des autres virus, comme la grippe

Et bien sûr, lancer rapidement un plan de restauration d’un service public de la santé performant (gestion, lits, personnels, salaires, etc) pour le plus long terme.

Et voilà pourquoi votre fille est muette. Est-ce que tout ce que je viens de raconter fait de moi un égoïste irresponsable ?

Ou tout le contraire ? Il me semble que cela correspond à une position parfaitement rationnelle, réfléchie, totalement tournée vers l’intérêt commun.

C’est donc bien une position de gauche.

La preuve ? Que nos dirigeants mettent en place les premières mesures d’apaisement pour montrer un réel attachement à notre santé, comme par exemple autoriser tous les vaccins et les traitements précoces du covid, et revenir sur ses lois liberticides dont le pass sanitaire, et là, promis, je me fais vacciner immédiatement (j’ai déjà tous mes rappels et me vaccine tous les ans contre la grippe, alors, voyez, c’est pas un souci). Un bon p’tit Sinopharm, et ça repart !

En attendant, allez tous vous faire inoculer !

Franchement, il est parfaitement insupportable de se faire asséner des leçons de solidarité ou de responsabilité par un Macron ou un Véran (imaginerait-on Marc Dutroux sermonner Françoise Dolto sur l’éducation des enfants ?). Que chacun se regarde dans une glace, fasse son introspection honnêtement, comme je viens de le faire, et on en reparle. Pour moi, ma conviction est parfaitement ancrée à gauche. D’ailleurs, si j’étais aussi con que les sermonneurs décérébrés de télé ou que les moralistes incultes de facebook, je pourrais même leur retourner l’argument, car, quand un médicament est inefficace et risque de causer la fin de l’humanité, la véritable solidarité, le véritable sens de l’intérêt collectif ne résident-ils pas alors dans le refus de se l’injecter ? Mais je ne suis pas aussi con et je leur épargnerai cet opprobre.

Et étant de gauche, je ne vous cache pas mon irritation et mon exaspération de voir le naufrage intellectuel d’une grande partie de la gauche sur ce sujet, LFI et NPA en tête. Ce n’est pas le sujet de ce billet et j’en ai déjà parlé ailleurs mais que dire du cas Mélenchon ? Quel déception ! Il semble n’avoir plus comme seule boussole que les positions de … l’OMS. A-t-il jamais questionné sérieusement pendant cette crise les conflits d’intérêts généralisés et la corruption pervertissant la médecine, les intérêts économiques et financiers pharaoniques en jeu, l’endogamie de classe qui a forgé la doxa covidienne et imposé les politiques publiques mondiales, l’alignement parfait de tous les médias sur la doxa, bref, tous ces aspects purement politiques (et non pas sanitaires) qui ont déterminé entièrement la psychose générale du COVID ? Pourtant, quand le sujet est économique, social ou écologique, il ne rechigne pas à aborder ces thèmes politiques de manière frontale. Alors, pourquoi cette pudeur de gazelle quand il s’agit de COVID ?

Ce n’est pas parce que le sujet est sanitaire ou scientifique que l’on doit s’abstenir, en tant que personne de gauche, de dérouler méthodiquement une analyse matérialiste froide prenant en compte les aspects économiques et les intérêts de classe sous-jacents.

Je n’ose parler de dialectique matérialiste. Marx est un complotiste, vous savez bien !

Le patient anglais

J’insiste, excusez-moi. Juste pour laisser une autre trace de la folie qui s’est emparée de notre monde, et pour ne pas devenir fou moi-même. Quelques faits bruts, simples, basiques.

Le Royaume-Uni (UK) est l’un des pays européens le plus vacciné avec plus de 50% de sa population complètement vaccinée (deux doses). :

Le vaccin protège contre la propagation du virus, nous dit-on, nous répète-t-on, nous assène-t-on, nous martèle-t-on, c’est même sa destination originale, et c’est en tous cas l’argument principal avancé en faveur d’une vaccination obligatoire. Voyons cela :

« Non, mais en fait, c’est surtout qu’il protège des formes graves ! » Bien, voyons :

Oups, le nombre de morts repart à la hausse dis-donc.

« Oui, mais en fait, c’est parce que c’est un nouveau variant, le fameux Delta » :

Effectivement. Et donc ?

Je résume : les supers vaccins que l’on veut nous rendre obligatoires sont super efficaces contre la transmission et contre les formes graves de la maladie … sauf pour les variants qui arrivent à s’échapper de … la couverture vaccinale.

Ben, c’est exactement ce que d’aucun avait anticipé en insistant sur la stupidité de vouloir vacciner en masse pendant que la pandémie originale est toujours active car cela favorise les échappées immunitaires (je résume). C’est d’ailleurs précisément ce qui permet d’inverser l’argument de l’altruisme (ou du civisme) agité fébrilement par les évangélistes médiatiques de la vaccination tous azimuts à la face des non-vaccinés, brebis galeuses irresponsables. Je tiens que, bien au contraire, participer en ce moment à la grande orgie vaccinale mondiale favorise les échappées immunitaires (potentiellement un jour d’un variant exterminateur) et dénote par conséquent un état d’esprit bien peu tourné vers le bien commun.

Allez, je vous remets le Pr. Vélot :

https://odysee.com/@francesoir:2/ChristianVelot:d

Je n’ai (très brièvement) abordé ici que l’aspect efficacité de la vaccination. Je ne parle pas des autres sujets qui fâchent tout rouge les ayatollahs de la vaccination, tels que les effets secondaires (à court terme, pour ceux à long terme, faudra attendre encore quelques années) et les traitements précoces (plus efficaces et moins toxiques que leurs injections).

Mais ça devrait suffire, non ? Ben non, tout ce cirque va continuer, je n’en doute pas une seconde.

Covid et vaccination, l’atmosphère devient complètement irrespirable

Combien de temps vais-je pouvoir tenir encore ? Je n’ai pas envie de participer à la bacchanale planétaire à base d’ARNm et de vecteur viral, mais est-ce encore mon droit ? Je refuse de manger du maïs OGM comme je refuse qu’on m’injecte une spike OGM, est-ce encore autorisé ? Vais-je pouvoir continuer de travailler, de me déplacer, de sortir, de rencontrer des amis ? Rien n’est moins sûr. La culpabilisation est en marche.

Les digues ont rompu. Les discours se lâchent. « Il faut obliger le personnel soignant à se vacciner » « Il faut rendre la vaccination obligatoire » « il faut vacciner les jeunes et les enfants » « Il faut faire payer ceux qui refusent de se faire vacciner » « Les urgences seront saturées cette automne à cause des non vaccinés » « Les non vaccinés portent la responsabilité des futures vagues » etc etc

Tout le monde s’y met. Le tir de barrage est intense, continu, puissant. Bien sûr, les valets habituels sont en première ligne. Les évangélistes stipendiés du capital et de son régime. Mais même jusqu’à des gens que pourtant j’estimais jusqu’à aujourd’hui, comme ce Thomas Porcher dont j’ai partagé je ne sais combien de vidéos explicatives sur les méfaits du libéralisme :

Quel mépris impardonnable, M. Porcher, de penser que tous ceux qui refusent ces injections sont des débiles tout juste bons à être influencés par un Francis Lalanne sur Internet. Ce serait comme affirmer que tous ceux qui sont d’accord avec vos analyses économiques pourtant tout à fait hétérodoxes (à l’encontre de la doxa officielle occidentale en matière d’économie) le sont juste parce qu’ils ont regardé un jour un épisode des guignols de l’info ! Pourquoi ne pas leur faire le crédit de l’intelligence, de la culture, du questionnement, de la remise en question. Vos motivations ? J’hésite entre pusillanimité, intérêt personnel (eh, vous pensez enfin sur des médias mainstream), paresse ? Comme pour les autres, finalement, et cela ne m’intéresse pas plus que ça, en définitive.

Mais M. Porcher, ne vous en déplaise, mon opinion est parfaitement fondée. Les multiples raisons qui ont construit ma conviction sont altruistes, civiques, argumentées, raisonnées, documentées, réfléchies, soupesées … Tenez, par exemple (je n’ai ni le temps, ni l’envie, ni la force de lister tous mes arguments, faites votre travail), contre l’argument répété à l’envi par les médias du CAC comme quoi votre « vaccination » protègerait contre les formes graves de la maladie. Les chiffres sortent. Il faut les entendre. Écoutez (en particulier la question à 5’51 » et la réponse) :

Mais malheureusement, nous avons encore une fois perdu la bataille idéologique. Tout a commencé le jour où nous avons accepté qu’ils utilisent le mot vaccin pour ces produits expérimentaux à ARNm et à vecteur viral. S’en sont rapidement suivis les étiquettes d’antivax, puis de complotistes et le tour était joué.

Et Porcher, trouve-moi en France, ou en Europe, un vaccin, un vrai vaccin, un vaccin à base de virus atténué, technologie connue et éprouvée, tiens un Sinovac ou un Sinopharma, et je me l’injecte moi-même si tu veux, comme le vaccin de la grippe que je fais chaque année depuis pas mal de temps ! Ah, mais je suis con ! C’est un truc chinois, c’est vrai, donc c’est de la merde ! C’est la position de l’Europe, tes nouveaux copains, Thomas, nan ? Les chinois, ils sont juste bons à inventer (GOF) un coronavirus ciblé sur l’homme, mais ils ne sont pas capables de développer un vaccin standard contre ce virus. C’est sûr, je dois être antivax.

Toute la gauche semble avoir perdu sa boussole, et ses neurones. Je me suis déjà barré de la France Insoumise, les articles de Révolution permanente, pour ne prendre qu’eux, sont de plus en plus consternants, des économistes atterrés s’enfoncent dans la doxa … Que tout cela est triste et sent mauvais.

Je suis très pessimiste, de plus en plus pessimiste…

EDIT 30/06/2021 13h00 : Eh Porcher, tiens d’autres stats, écoute ça, espèce de fat :

De bien méchants casseurs

Quelques idées de reportages pour Bruce Toussaint, Ruth Elkrief, Léa Salamé, David Pujadas, Christophe Barbier, Jean-Michel Apathie et tous leurs congénères.

De la part d’un gilet orange (un rouge gilet jaune) qui s’est fait gazé et nassé à toutes les manifs, depuis Hollande et Macron, sans pourtant n’avoir jamais rien cassé.

Une pierre insoumise dans le jardin des Européennes


Note préliminaire :

Maintenant que Macron a probablement récupéré mon nom, mes coordonnées et le nom de mon chat dans les fichiers de la France Insoumise aspirés le 16 octobre par sa police politique lors de la plus grande opération policière jamais organisée par un gouvernement français dans l’histoire récente (peut-être pendant la guerre d’indépendance de l’Algérie, faudrait chercher), je crois que nous devons maintenant revenir à la politique, celle de fond, je veux dire la politique qui parle programme, orientations, stratégies, idées, voire idéologie (pour ceux qui savent ce que ça veut dire).

Adoncques, nous en étions, si je ne m’abuse, à cet instant magique où quelques besogneux petits ex-PS venaient de faire scission (sic) d’avec le susdit PS et où la France Insoumise (FI), par la bouche de son fondateur, Jean-Luc Mélenchon, se disait prêt à éventuellement les accueillir sur une liste FI aux européennes, ou au moins à discuter le bout de gras avec eux, à parler programme contre place, ou que sais-je, justement c’était pas clair, en tous cas à mes yeux, et c’est justement de ça de que j’veux qu’on cause 😉

Et j’allais publier ce petit billet quand, patatra !, un beau matin, je tombe, en me connectant à mon compte Facebook (nul n’est parfait), sur la tête ébouriffée du susdit Jean-Luc, son portable à la main en mode selfie, visiblement pas content du tout et je le comprends, diffusant en live la perquisition qui avait lieu chez lui manu militari (manu polici ?).  Bon, n’ayant pas un petit cœur de pierre tout rabougri et me sentant affecté par cette histoire rocambolesque et solidaire de JLM dans cette épreuve, et vu que ce petit billet concerne plutôt un point de désaccord politique avec JLM et son équipe, j’ai préféré, par respect, par bienveillance, par esprit d’apaisement, pour marquer mon soutien, enfin vous voyez quoi, j’ai préféré repousser quelques temps sa diffusion. 

Il me semble qu’aujourd’hui la vague médiatique est sur le point de passer (même si il y a encore de violents ressacs sur BFM ou dans Libé) et il est temps, je trouve, de relancer la discussion sur les sujets de fond.  J’espère ne pas froisser d’autres insoumis qui considéreraient, eux, qu’il est encore trop tôt pour se (re-)prendre le chou.  Si ce devait toutefois être le cas, je me permets de vous suggérer, en toute amitié, de poser ce billet sur un coin de table, de laisser retomber la sauce en vous adonnant à ce à quoi vous vous adonnez habituellement pour penser à autre chose et de ne le reprendre que dans quelques temps quand la tempête sera passée.

Dans tous les cas, sachez que, étrangement, je ne goûte que très modérément les insultes 😉  Mais je vous concède que je suis bizarre.

Fin de la note préliminaire et de la trêve des perquisitionneurs 😉


Alors comme ça, d’un coup de baguette magique électoraliste, les Maurel, Lienemann et autre improbable Dray, après avoir fustigé et méprisé à longueur de discours et d’articles bileux le programme de la France Insoumise, l’Avenir en commun (AEC), ces opportunistes, dont la duplicité n’a probablement d’égale que la couardise politique, seraient donc finalement tombés d’accord pour sortir des traités européens ?   J’espère qu’ils ne se sont pas fait mal en tombant mais permettez-moi de douter, encore une fois, de leur sincérité (je sais, ce mot sonne étrangement quand on a leur image en tête).

Je rappelle ici à toutes fins utiles, et également à l’adresse des orateurs nationaux de la France Insoumise (FI) qui semblent l’oublier de plus en plus souvent dans leurs interventions, je rappelle donc cette évidence, expliquée dès le début de l’aventure insoumise par les économistes du mouvement, en particulier par J. Généreux, et d’ailleurs détaillée en toutes lettres dans l’AEC, dans sa section 49 , « Prendre les mesures immédiates et unilatérales de sauvegarde des intérêts de la Nation et d’application de notre projet », que :

«Pour appliquer notre programme, il nous faudra donc désobéir aux traités dès notre arrivée au pouvoir, par des mesures de sauvegarde de la souveraineté du peuple français.»

Je ne reviens pas ici en détails sur les raisons de cet impératif mais, coïncidence, dans un article fiction passionnant du Diplo d’Octobre, est justement abordé ce sujet crucial des mesures d’urgence qui seraient à prendre immédiatement pas un gouvernement progressiste de rupture qui viendrait à prendre le pouvoir (on peut toujours rêver, on n’est jamais à l’abri d’une bonne surprise, comme dirait l’autre).  L’objectif évident est bien entendu de se protéger autant que possible de la guerre implacable que ne manquerait pas de déclencher alors le capital contre le nouveau gouvernement.  En bref, il s’agirait en priorité et très rapidement (plus rapidement probablement que ce que n’autorise le rythme normal des procédures législatives, donc, lorsque c’est constitutionnellement possible, par décrets), d’une part de se prémunir contre la fuite des capitaux (car les euros en régime de libre circulation des capitaux garantie par les traités européens peuvent sortir du territoire par tout un tas d’interstices financiers), et d’autre part de trouver les liquidités sonnantes et trébuchantes nécessaires pour payer les fonctionnaires, entretenir les écoles, etc, bref faire fonctionner le pays (car le robinet à liquidités de la BCE serait probablement rapidement coupé comme on l’a vu dans le cas de la Grèce en 2015).

J’espère que les mercenaires à la dérive de l’ancienne Hollandie en quête d’une liste européenne plus prometteuse sur laquelle s’échouer ont bien assimilé le fait que ces mesures d’urgence ne seraient en outre que le prélude à un chapelet d’entorses, de transgressions et de violations aux traités de l’Union européenne prévues dans l’AEC, des mesures de rupture réelle que ces mollusques politiques considéraient jusqu’à tout récemment comme des outrages inacceptables, voire impensables, quand on est membre distingué du clan des bons petits européens de l’axe du bien (entendre l’axe ultra-libéral forcené).

Je tenais donc juste à préciser ici (et nunc) pour ceux que ça pourrait intéresser, par exemple ceux qui déterminent la (nouvelle?) stratégie politique pour le moins fluide, pour ne pas dire visqueuse, de la FI, qu’en tant que véritable européen, amoureux de l’Europe, de sa géographie, de son histoire et de ses peuples, conscient qu’il n’est de paix et de solidarité européennes possibles qu’EN DEHORS de l’Union européenne, je ne pourrai voter pour la liste France Insoumise aux élections européennes qu’aux conditions suivantes (vous allez voir, je ne suis pas si exigeant) :

1. La FI, par l’intermédiaire de Jean-Luc Mélenchon en tout premier lieu, mais également à travers l’ensemble de ses divers orateurs nationaux, très bons au demeurant, Corbières, Quatenens, Coquerel, Bompard, Autain, etc, doit ré-affirmer clairement son appui total et complet à l’AEC et en particulier, au delà de la stratégie trouble Plan A / Plan B, elle doit ré-affirmer sa détermination sans failles à appliquer sans trembler lorsque le moment sera venu sa section 49,

2. Même s’il ne s’agit pas d’une élection nationale (merci, je crois avoir compris la différence, mais il s’agit d’une question d’honnêteté politique vis à vis des électeurs), il faut que la FI rappelle, illustre et détaille dès que l’occasion lui en sera donnée pendant la campagne électorale quelles mesures d’urgence précises seraient prises en cas de victoire, certes (de plus en plus) improbable, à la présidentielle prochaine, en insistant tout particulièrement « là où ça fait mal » sur les mesures entrant en conflit de traités européens actuels,

3. Les impétrants au Parlement européen sur la liste FI doivent bien entendu accepter TOUS les termes de l’AEC, et en particulier TOUTES les mesures en violation des traités européens.  Pour ceux qui viennent d’horizons européistes béats divers et variés (ex PS, PC, LREM ou que sais-je encore), une déclaration de contrition sincère (peut-être ponctuée de quelques flagellations vespérales 😉 télévisuelles – chez Hanouna ?) quant à leur fourvoiement antérieur sur l’UE serait en outre la bienvenue s’ils souhaitent avoir quelque espoir de me convaincre de leur revirement soudain (au minimum, quelque chose dans le style des explications convaincantes de Jean-Luc Mélenchon quant à son revirement sur son vote de Maastricht ’92 que l’on peut trouver sur son site)

Si, ce dont mon humilité naturelle me pousse à douter, un membre éminent de la FI (un qui aurait l’oreille des responsables) lit ces quelques mots, il peut bien entendu les balayer d’un revers de main Macronien en considérant qu’ils n’émanent finalement que d’un pauvre type isolé sans réelle importance qui ne mérite de toute manière pas qu’on se fâchât avec des gens aussi importants que Maurel ou Dray pour son vote.  Vu mon état actuel de dépit concernant le cirque politicien, sachez que je comprendrais.  Sachez également que j’attendrais alors impatiemment le soir du 23 mai 2019, après une belle journée (on croise les doigts 😀 ) en ballade, à la mer, en montagne, à la campagne, enfin bref n’importe où pourvu que ce soit loin de l’obscurité des bureaux de vote, pour voir nos portes-paroles et orateurs éminents, entourés de leurs nouveaux amis Maurel, Dray et autres clowns exfiltrés, tenter de nous expliquer comment et pourquoi la FI s’est pris un tel gadin aux élections.

Et, en vieil insoumis (puisque, sans raconter toute ma vie qui n’a d’ailleurs aucun intérêt, j’ai gagné mes premiers gallons d’insoumis, d’insoumis réel, d’insoumis au sens juridique français du terme, dès 1986, quand je refusai de me rendre dans le régiment dans lequel j’étais affecté pour effectuer mon service militaire, mais je parle-là d’un temps que les moins de … 50 ans ne peuvent pas connaitre, veuillez m’excuser), bref, en vieil insoumis disais-je, je pense que je parviendrais même à en tirer quelque sourire jaune sous cape.