Inefficacité des mesures politiques de restrictions de liberté contre l’épidémie de covid

Depuis le début de l’hystérie covid, nos gouvernements, je veux dire principalement les gouvernements du monde occidental, ont décidé à l’encontre de tous les plans qui avaient été prévus et établis pour anticiper de tels événements pandémiques, d’imposer des mesures restreignant plus ou moins, selon les pays, nos libertés individuelles et collectives.

On savait avant le covid et on sait toujours aujourd’hui (nombre d’études sont parues qui valident ce fait, voir par exemple l’étude de John Ioannidis) que la plupart de ces dispositions sont, sur le plan sanitaire, totalement inutiles, voire délétères pour certaines d’entre elles.

Pourtant, une grande majorité de gens continue d’adhérer à cette fable. Certains fidèles parmi les plus exaltés vont même jusqu’à remercier nos bons gouvernants d’avoir su sauver des vies grâce à leurs décisions politiques appropriées. L’ignorance et la foi …

Je voulais tirer les choses au clair pour moi-même une bonne fois pour toutes. Voici donc quelques graphiques compilant des données européennes (je me suis limité à l’Europe, car le covid est essentiellement une crise du monde occidental) qui devraient (pourraient?), je l’espère, faire douter sensiblement quelques agnostiques, étant entendu que les ayatollahs de la secte covid doivent être (temporairement) considérés comme perdus pour la raison. En tous cas, à moi, ils me paraissent tout à fait éloquents, ces graphiques. Les données source sont tirées du site ultra-complotiste Our World In Data que tous les gouvernements et médias utilisent.

Pour ce petit billet rapide, je me suis intéressé à deux groupes de quatre pays chacun. Le premier, que j’appellerai les nordiques, est composé de :

  • la Norvège,
  • la Finlande,
  • le Danemark
  • et la Suède.

Et le second groupe, que j’appellerai par décence « les autres », est composé de :

  • la France,
  • l’Espagne,
  • la Belgique
  • et l’Italie.

Mortalité estampillée COVID (rappels)

Pour commencer, voici un petit rappel de la mortalité associée (à tort ou à raison, ceci est un autre débat) au covid. J’ai pris ici les données d’un autre site de platistes reptiliens, celui de l’OMS. Tout le monde pourra constater encore une fois qu’il n’y a pas photo entre ces 2 groupes quant à la mortalité déclarée covid.

Dans le groupe des nordiques, seule la Suède avec 145 morts pour 100 000 habitants obtient un chiffre supérieur à 100 morts pour 100 000). Cependant, même elle, reste mieux classée que tous les pays de l’autre groupe.

Indice de confinement du site OWID

Voyons donc maintenant les niveaux d’enfermement que ces différents pays ont subi pendant cette période dystopique (qui marquera probablement l’histoire). C’est précisément ce que tente de tracer « l’indice de confinement et de santé » inventé, publié et géré par l’Oxford Coronavirus Government Response Tracker (OxCGRT), un groupe de chercheurs de la Blavatnik School of Government de l’Université d’Oxford.

Il s’agit d’une mesure composite agrégeant 13 indicateurs quotidiens sur les niveaux d’interdiction / restriction mis en place par les gouvernements :

  • fermetures d’écoles
  • fermetures de lieux de travail
  • annulation d’événements publics
  • restrictions sur les rassemblements publics
  • fermetures de transports publics
  • confinement à domicile
  • campagnes d’information publiques
  • restrictions sur les mouvements internes
  • contrôles des voyages internationaux
  • politique de test
  • étendue du suivi des cas contacts
  • port du masque
  • et la proposition vaccinale.

Malheureusement, ils n’ont pas (encore?) agrégé d’indicateurs sur l’obligation vaccinale ou l’obligation d’un pass sanitaire. J’espère que cela sera fait.

Indice de confinement global

Une fois ces 13 indicateurs quotidiens mixés (suivant une formule magique, certes sujette à discussion, mais identique pour tous les pays), on obtient pour chacun des pays un index composite global variant de 0 (aucune restriction de liberté) à 100 (l’enfer orwellien), qui, après téléchargement en local et un peu de triturage dans un tableur, nous donne le graphique suivant :

Dans le graphique ci-dessus (comme dans tous les autres graphiques qui suivront) les pays sont rangés (en abscisse) du niveau de mortalité le plus fort, la Belgique, à gauche, vers celui à la mortalité la plus faible, la Norvège, à droite.

Les pays du club nordique, à droite, ont une moyenne (en bleu) sur les presque 2 années écoulées plus faible que les autres pays, indiquant que les pays nordiques ont imposé moins de contraintes à leurs populations. La France, la Belgique et l’Italie ont été les plus liberticides avec un indice qui a dépassé certains jours les 75 (Max en jaune). L’Italie culmine même avec un indice maximum qui dépasse les 85. Dans le groupe des nordiques, la Finlande gagne le pompon avec une moyenne d’à peine 42 et une valeur maximum de 58. La Suède se classe seconde avec une moyenne de 48 et une valeur max de 64.

Mais il est assez difficile de se faire une idée claire de ce que cet indice artificiel composite représente réellement en termes de restrictions de libertés. Le mieux est encore d’entrer dans les détails. Les 13 indicateurs composant l’indice global peuvent être examinés séparément. Étant donné le temps que cela prend, et vu que j’ai une vraie vie en dehors des chiffres, je n’ai fait le travail que pour 3 indicateurs :

  • le port du masque
  • les mesures de confinement
  • et les mesures de couvre-feu

Mesures de port du masque

Il est clair que les pays du club nordique ont été beaucoup plus souples sur le port du masque que les autres.

A part le Danemark qui a atteint certains jours le niveau 3 (masque obligatoire dans tous les lieux publics), les autres pays du club du Nord n’ont jamais dépassé le niveau 2 (masque obligatoire dans quelques lieux publics). Les pays de l’autre groupe ont quant à eux presque tous (manque la Belgique) atteint le niveau maximum du classement, le niveau 4 (masque obligatoire partout en dehors de la maison). En moyenne, les pays du Nord se situe globalement autour du niveau 1 (masque recommandé) et l’autre groupe au dessus du niveau 2. Notez le score exceptionnel de la Suède avec une moyenne sur 22 mois de 0,44 / 4.

Mesures de confinement

Là encore, aucun pays du groupe nordique n’a jamais dépassé le niveau 1 (recommandé) alors que tous les pays de l’autre groupe ont atteint le niveau 2 (obligatoire sauf pour produits de première nécessité).

Mesures de couvre-feu / restrictions de déplacement

Pour ce dernier chapitre, notons les moyennes largement inférieures au niveau 1 (restriction de mouvement recommandée) pour tous les pays nordiques. Enfin, les 4 pays de notre pauvre groupe ont atteint le niveau maximum, le niveau 2 (restrictions de mouvements imposées par la loi).

Conclusion

En conclusion, les quatre graphiques ci-dessus montrent nettement des barres beaucoup plus basses dans la partie droite (les pays nordiques à la faible mortalité) qu’à gauche (les pays à la mortalité élevée).

Il semble donc légitime d’affirmer, une nouvelle et dernière (?) fois, sans aucune discussion possible, que la mise en place des mesures restrictives de liberté n’a eu aucune influence positive sur la mortalité associée au covid. En effet, les quatre pays du groupe nordique, qui ont imposé moins de restriction de libertés que les autres, s’en sortent nettement mieux avec une mortalité bien inférieure. Je suis bien conscient qu’il existe bien des facteurs qui influent sur la mortalité au sein d’une population, mais si les mesures liberticides avaient réellement un impact positif sur la mortalité, cette impact ne serait-il pas visible entre 2 pays tels que, par exemple, le Danemark et la Belgique ?

Or, c’est plutôt un impact, ou une corrélation inverse que l’on voit. Un esprit mal tourné (par exemple un chroniqueur de BFM) pourrait même affirmer, après une lecture simpliste de ces graphiques, que les gouvernements qui ont imposé des mesures liberticides beaucoup plus contraignantes ont aggravé la mortalité associée au covid.

Mais ce n’est pas notre genre 😉 , n’est-ce pas ?

Des convergences européennes incontestables avec M. Maurel, vraiment ?

Essayons d’être plus clair, en espérant que quelque « responsable » insoumis tombera sur ce billet.

Tout ce que je demande pour pouvoir (continuer de) voter France Insoumise (FI) aux élections européennes de mai 2019, c’est que la FI, ainsi que tous les candidats présents sur la liste FI, ré-affirment clairement et publiquement au préalable qu’ils soutiennent notre programme, l’Avenir en commun (AEC), et qu’ils en acceptent évidemment toutes les mesures y compris et à commencer par celles qui clivent le plus, celles que les socialistes (au sens PS) ne peuvent imaginer sans défaillir, les mesures en rupture des traités européens.

J’ai écouté Monsieur Maurel lors de la conférence de presse commune organisée avec Jean-Luc Mélenchon et Younous Omarjee au parlement européen, conférence qui visait, selon les termes même des intéressés, à « présenter la coordination qui se met en place » entre eux, suite à la « scission » (sic) de M. Maurel du PS.

Passée la consternation qui me submergea (ça a même débordé au niveau des oreilles, c’est pour dire) à la vue de cette photo de famille pour le moins insupportable, j’essayai de comprendre ce qui pouvait bien valoir à M. Maurel un tel traitement de faveur, le propulsant ainsi directement du statut de « Médiseur opiniâtre de la FI » à celui de  « Candidat adoubé de la FI » sans passage par une phase de contrition affectée en place publique pour ces égarements passés, sans même aucune des démonstrations basiques d’adhésion à un projet pour tout militant sincère (collage d’affiche, réunion du soir, prise de bec sur les réseaux sociaux, discussion interminable devant la télé, lynchage de journalistes, ah non merde, ça, je devais pas le dire).  Pourquoi donc une « coordination » spéciale avec M. Maurel ?  Qui représente-il ?  Pour paraphraser quelqu’un de célèbre qui parlait alors du pontife catholique, Maurel, combien de divisions ? Quelle importance stratégique peut-il bien avoir pour la FI ?  Est-ce réellement pour récupérer au sein de la FI les 650 élus, cadres et militants exfiltrés du PS avec Maurel pour construire le nouveau PS, Génération.s, Ensemble, Après que se tient cette réunion ?  Ne trouvant aucune réponse convaincante à ces questions, je me demandai alors quel mandat avait bien pu recevoir MM. Mélenchon et  Omarjee de la part de quels militants insoumis pour entamer avec ce M. Maurel je ne sais quelle marchandage de boutiquiers alors que nous exécrons tant ces marchandages d’un autre temps ?   Et de quoi peuvent-ils bien discuter d’ailleurs ?  Le programme est connu et non négociable. Il est , au cas où M. Maurel veuille y jeter un coup d’œil.

Cette méthode me chagrine profondément, et picote franchement.  Et probablement que beaucoup d’insoumis ne seront pas aussi débonnaires que moi à passer aussi rapidement à autre chose.  Car j’en reviens au fond du soudain « ralliement » 😀 de M. Maurel.

J’ai bien écouté.  Parce que, pour parler honnêtement, je ne fais aucune confiance en ce M. Maurel, ni à lui, ni à aucun de ses semblables, mollusques socialistes dérivant en quête d’une bouée électorale à laquelle se raccrocher.

J’ai écouté en début de conférence les quelques 5 minutes de M. Maurel.  J’ai trouvé en moi la force de ne pas m’endormir et le courage de ne pas zapper.  J’ai écouté et entendu les enchainements de mots creux habituels, les ritournelles socialistes d’antan.  Des « ruptures fortes et radicales », une tonitruante « dénonciation des traités européens » accompagné d’un pitoyable « Notre ambition c’est de sauver l’Europe » qui a failli me faire verser une petite larme.  Jusqu’au fameux « renouer avec une certaine idée de l’Europe, une Europe au service des peuples » !   M. Maurel, conscient qu’ « on ne peut pas se contenter de réponses fades, de réponses convenues », avertit donc à la cantonade :

« On ne peut pas non plus se satisfaire d’une sorte de double langage, de duplicité qui consiste à dire pendant les élections le contraire de ce que l’on fait une fois qu’on est arrivés au pouvoir. »

Je dois tout de même reconnaitre à M. Maurel une impassibilité aussi certaine qu’insoupçonnée pour avoir réussi à garder son sérieux pendant qu’il prononçait ces mots.  « L’ouverture socialiste » comme on l’appelle maintenant dans le monde politico-médiatique depuis le discours du Bourget de son ex (et futur ?) chef Hollande. Poursuivre la lecture de « Des convergences européennes incontestables avec M. Maurel, vraiment ? »

Une pierre insoumise dans le jardin des Européennes


Note préliminaire :

Maintenant que Macron a probablement récupéré mon nom, mes coordonnées et le nom de mon chat dans les fichiers de la France Insoumise aspirés le 16 octobre par sa police politique lors de la plus grande opération policière jamais organisée par un gouvernement français dans l’histoire récente (peut-être pendant la guerre d’indépendance de l’Algérie, faudrait chercher), je crois que nous devons maintenant revenir à la politique, celle de fond, je veux dire la politique qui parle programme, orientations, stratégies, idées, voire idéologie (pour ceux qui savent ce que ça veut dire).

Adoncques, nous en étions, si je ne m’abuse, à cet instant magique où quelques besogneux petits ex-PS venaient de faire scission (sic) d’avec le susdit PS et où la France Insoumise (FI), par la bouche de son fondateur, Jean-Luc Mélenchon, se disait prêt à éventuellement les accueillir sur une liste FI aux européennes, ou au moins à discuter le bout de gras avec eux, à parler programme contre place, ou que sais-je, justement c’était pas clair, en tous cas à mes yeux, et c’est justement de ça de que j’veux qu’on cause 😉

Et j’allais publier ce petit billet quand, patatra !, un beau matin, je tombe, en me connectant à mon compte Facebook (nul n’est parfait), sur la tête ébouriffée du susdit Jean-Luc, son portable à la main en mode selfie, visiblement pas content du tout et je le comprends, diffusant en live la perquisition qui avait lieu chez lui manu militari (manu polici ?).  Bon, n’ayant pas un petit cœur de pierre tout rabougri et me sentant affecté par cette histoire rocambolesque et solidaire de JLM dans cette épreuve, et vu que ce petit billet concerne plutôt un point de désaccord politique avec JLM et son équipe, j’ai préféré, par respect, par bienveillance, par esprit d’apaisement, pour marquer mon soutien, enfin vous voyez quoi, j’ai préféré repousser quelques temps sa diffusion. 

Il me semble qu’aujourd’hui la vague médiatique est sur le point de passer (même si il y a encore de violents ressacs sur BFM ou dans Libé) et il est temps, je trouve, de relancer la discussion sur les sujets de fond.  J’espère ne pas froisser d’autres insoumis qui considéreraient, eux, qu’il est encore trop tôt pour se (re-)prendre le chou.  Si ce devait toutefois être le cas, je me permets de vous suggérer, en toute amitié, de poser ce billet sur un coin de table, de laisser retomber la sauce en vous adonnant à ce à quoi vous vous adonnez habituellement pour penser à autre chose et de ne le reprendre que dans quelques temps quand la tempête sera passée.

Dans tous les cas, sachez que, étrangement, je ne goûte que très modérément les insultes 😉  Mais je vous concède que je suis bizarre.

Fin de la note préliminaire et de la trêve des perquisitionneurs 😉


Alors comme ça, d’un coup de baguette magique électoraliste, les Maurel, Lienemann et autre improbable Dray, après avoir fustigé et méprisé à longueur de discours et d’articles bileux le programme de la France Insoumise, l’Avenir en commun (AEC), ces opportunistes, dont la duplicité n’a probablement d’égale que la couardise politique, seraient donc finalement tombés d’accord pour sortir des traités européens ?   J’espère qu’ils ne se sont pas fait mal en tombant mais permettez-moi de douter, encore une fois, de leur sincérité (je sais, ce mot sonne étrangement quand on a leur image en tête).

Je rappelle ici à toutes fins utiles, et également à l’adresse des orateurs nationaux de la France Insoumise (FI) qui semblent l’oublier de plus en plus souvent dans leurs interventions, je rappelle donc cette évidence, expliquée dès le début de l’aventure insoumise par les économistes du mouvement, en particulier par J. Généreux, et d’ailleurs détaillée en toutes lettres dans l’AEC, dans sa section 49 , « Prendre les mesures immédiates et unilatérales de sauvegarde des intérêts de la Nation et d’application de notre projet », que :

«Pour appliquer notre programme, il nous faudra donc désobéir aux traités dès notre arrivée au pouvoir, par des mesures de sauvegarde de la souveraineté du peuple français.»

Je ne reviens pas ici en détails sur les raisons de cet impératif mais, coïncidence, dans un article fiction passionnant du Diplo d’Octobre, est justement abordé ce sujet crucial des mesures d’urgence qui seraient à prendre immédiatement pas un gouvernement progressiste de rupture qui viendrait à prendre le pouvoir (on peut toujours rêver, on n’est jamais à l’abri d’une bonne surprise, comme dirait l’autre).  L’objectif évident est bien entendu de se protéger autant que possible de la guerre implacable que ne manquerait pas de déclencher alors le capital contre le nouveau gouvernement.  En bref, il s’agirait en priorité et très rapidement (plus rapidement probablement que ce que n’autorise le rythme normal des procédures législatives, donc, lorsque c’est constitutionnellement possible, par décrets), d’une part de se prémunir contre la fuite des capitaux (car les euros en régime de libre circulation des capitaux garantie par les traités européens peuvent sortir du territoire par tout un tas d’interstices financiers), et d’autre part de trouver les liquidités sonnantes et trébuchantes nécessaires pour payer les fonctionnaires, entretenir les écoles, etc, bref faire fonctionner le pays (car le robinet à liquidités de la BCE serait probablement rapidement coupé comme on l’a vu dans le cas de la Grèce en 2015).

J’espère que les mercenaires à la dérive de l’ancienne Hollandie en quête d’une liste européenne plus prometteuse sur laquelle s’échouer ont bien assimilé le fait que ces mesures d’urgence ne seraient en outre que le prélude à un chapelet d’entorses, de transgressions et de violations aux traités de l’Union européenne prévues dans l’AEC, des mesures de rupture réelle que ces mollusques politiques considéraient jusqu’à tout récemment comme des outrages inacceptables, voire impensables, quand on est membre distingué du clan des bons petits européens de l’axe du bien (entendre l’axe ultra-libéral forcené).

Je tenais donc juste à préciser ici (et nunc) pour ceux que ça pourrait intéresser, par exemple ceux qui déterminent la (nouvelle?) stratégie politique pour le moins fluide, pour ne pas dire visqueuse, de la FI, qu’en tant que véritable européen, amoureux de l’Europe, de sa géographie, de son histoire et de ses peuples, conscient qu’il n’est de paix et de solidarité européennes possibles qu’EN DEHORS de l’Union européenne, je ne pourrai voter pour la liste France Insoumise aux élections européennes qu’aux conditions suivantes (vous allez voir, je ne suis pas si exigeant) :

1. La FI, par l’intermédiaire de Jean-Luc Mélenchon en tout premier lieu, mais également à travers l’ensemble de ses divers orateurs nationaux, très bons au demeurant, Corbières, Quatenens, Coquerel, Bompard, Autain, etc, doit ré-affirmer clairement son appui total et complet à l’AEC et en particulier, au delà de la stratégie trouble Plan A / Plan B, elle doit ré-affirmer sa détermination sans failles à appliquer sans trembler lorsque le moment sera venu sa section 49,

2. Même s’il ne s’agit pas d’une élection nationale (merci, je crois avoir compris la différence, mais il s’agit d’une question d’honnêteté politique vis à vis des électeurs), il faut que la FI rappelle, illustre et détaille dès que l’occasion lui en sera donnée pendant la campagne électorale quelles mesures d’urgence précises seraient prises en cas de victoire, certes (de plus en plus) improbable, à la présidentielle prochaine, en insistant tout particulièrement « là où ça fait mal » sur les mesures entrant en conflit de traités européens actuels,

3. Les impétrants au Parlement européen sur la liste FI doivent bien entendu accepter TOUS les termes de l’AEC, et en particulier TOUTES les mesures en violation des traités européens.  Pour ceux qui viennent d’horizons européistes béats divers et variés (ex PS, PC, LREM ou que sais-je encore), une déclaration de contrition sincère (peut-être ponctuée de quelques flagellations vespérales 😉 télévisuelles – chez Hanouna ?) quant à leur fourvoiement antérieur sur l’UE serait en outre la bienvenue s’ils souhaitent avoir quelque espoir de me convaincre de leur revirement soudain (au minimum, quelque chose dans le style des explications convaincantes de Jean-Luc Mélenchon quant à son revirement sur son vote de Maastricht ’92 que l’on peut trouver sur son site)

Si, ce dont mon humilité naturelle me pousse à douter, un membre éminent de la FI (un qui aurait l’oreille des responsables) lit ces quelques mots, il peut bien entendu les balayer d’un revers de main Macronien en considérant qu’ils n’émanent finalement que d’un pauvre type isolé sans réelle importance qui ne mérite de toute manière pas qu’on se fâchât avec des gens aussi importants que Maurel ou Dray pour son vote.  Vu mon état actuel de dépit concernant le cirque politicien, sachez que je comprendrais.  Sachez également que j’attendrais alors impatiemment le soir du 23 mai 2019, après une belle journée (on croise les doigts 😀 ) en ballade, à la mer, en montagne, à la campagne, enfin bref n’importe où pourvu que ce soit loin de l’obscurité des bureaux de vote, pour voir nos portes-paroles et orateurs éminents, entourés de leurs nouveaux amis Maurel, Dray et autres clowns exfiltrés, tenter de nous expliquer comment et pourquoi la FI s’est pris un tel gadin aux élections.

Et, en vieil insoumis (puisque, sans raconter toute ma vie qui n’a d’ailleurs aucun intérêt, j’ai gagné mes premiers gallons d’insoumis, d’insoumis réel, d’insoumis au sens juridique français du terme, dès 1986, quand je refusai de me rendre dans le régiment dans lequel j’étais affecté pour effectuer mon service militaire, mais je parle-là d’un temps que les moins de … 50 ans ne peuvent pas connaitre, veuillez m’excuser), bref, en vieil insoumis disais-je, je pense que je parviendrais même à en tirer quelque sourire jaune sous cape.

Semestre européen millésime 2017

Mai se termine rituellement par deux évènements que tous les néolibéraux versaillais de cette Union Européenne de classe attendent impatiemment et fêtent goulûment, la commémoration de l’achèvement dans un bain de sang de la Commune de Paris, et la publication par la Commission Européenne, depuis 2011, des recommandations de sueur et de sang pour chacun des pays de l’UE.  Un contre-poids en forme de pied-de-nez revanchard au début du mois, où nous, ceux du camp du progrès, célébrons la journée de commémoration des luttes des travailleurs pour leurs droits (et non pas la fête du travail comme il est stupidement inscrit sur la fiche Wikipédia) ainsi que la date anniversaire de la naissance de Karl Marx.

Concernant la France, la sortie de ces recommandations coïncide en outre cette année avec l’orgie néolibérale, organisée par le vote des français, qui voit s’enchevêtrer en ce moment même sur tous nos médias du CAC 40, dans une bacchanale à faire rougir un Donatien Alphonse François de Sade lui-même, président de la république, ministres et députés, responsables du MEDEF et de la CFDT, médiacrates et éditorialistes, PS, verts, LR et modems, tous, se chevauchant en marche, dans des positions à l’évidence tout à fait inconfortables et que ma morale politique réprouve énergiquement.  La commission européenne, selon toute apparence, n’y est d’ailleurs pas restée totalement insensible, à en juger aux quelques taches de France suspectes parsemant le document PDF et trahissant la satisfaction exubérante de ses rapporteurs.  Quoi qu’il en soit …

Comme chaque année, j’ai donc voulu lire ces recommandations, bien plus par acquis de conscience citoyenne que par soif de frissons romanesques inattendus, vous vous en doutez.  La Commission Européenne allait-elle enfin admettre que leur catéchisme néolibéral était une malédiction ?  Juncker allait-il soudainement abdiquer sous le poids de ses turpitudes fiscales et l’effet de sa déliquescence alcoolique ?  L’UE allait-elle à la fin épouser le Peuple, vivre heureux et avoir beaucoup d’enfants ?

Et comme (presque) chaque année je tenais à en coucher un petit mot ici, comme en 2011, 2012, 2013, (pause en 2014 et 2015) et enfin 2016, dans l’unique but tout à fait irrévérencieux, dois-je admettre lucidement, de conserver un certain ordre et une certaine pertinence à mon blog personnel.  Loin de moi, rassurez-vous, l’idée présomptueuse de vouloir informer qui que ce soit.  Je suis bien conscient que tout le monde s’en tape, voire en redemande en votant pour des improbables Macron.

Je serai donc bref.

En résumé, et pour couper court à tout suspens inutile [ATTENTION SPOILER], les recommandations 2017 de l’UE à la France sont … ô surprise … le prêchi-prêcha ultra-libéral indigeste habituel.

Les « attendus » nous rappellent sur sept pages que nous, Français, sommes, comme on le sait maintenant indubitablement grâce aux âmes charitables qui officient quotidiennement dans la très performante machine à laver les cerveaux de l’oligarchie, un ramassis de branleurs assistés qui volent ses patrons tout autant que l’État, qui dépense trop, n’aime pas travailler, n’est pas flexible pour un sou, et n’est pas compétitif comparé aux autres esclaves européens.

Et la dernière page de l’homélie à la France liste rituellement les sempiternels commandements du dogme de la pensée unique, savoir :

  1. Réduction des dépenses publiques pour revenir dans les clous des traités européens (maximum de 3% de déficit et 60% de dette) en réexaminant « de  manière exhaustive les postes de dépenses dans le but de réaliser des gains d’efficacité qui se traduisent par des réductions de dépenses »
  2. Réduction du coût du travail « en consolidant les mesures déjà prises afin d’optimiser leur efficacité de manière budgétairement neutre », en « élargissant l’assiette globale de l’impôt » et en poursuivant « la mise en œuvre de la diminution prévue du taux nominal de l’impôt sur les sociétés »
  3. Baisse des salaires en « améliorant l’accès au marché du travail des travailleurs les moins qualifiés et les personnes issues de l’immigration » et en « veillant à ce que les évolutions du salaire minimum soient compatibles avec la création d’emplois et la compétitivité »
  4. Dérèglementation et simplification des charges pesant sur les entreprises, en « continuant à lever les barrières à la concurrence dans le secteur des services, y compris dans les services aux entreprises et les professions réglementées »

En gros, et en détails, le programme de Macron, bien sûr.  Rien d’étonnant.  Le programme extrémiste du grand capital, des banques, de la finance et des médias.

L’année dernière, souvenez-vous, l’édition 2016 du sermon de l’UE coïncidait avec les mobilisations de masse contre la loi El Khomri.  Cette année, elles tombent au moment même où nous allons choisir nos députés à l’Assemblée nationale, et donc notre futur premier ministre et la politique qui va avec.  La dernière chance de choisir un autre chemin est à saisir les 11 et 18 juin dans les urnes.

Après, il ne nous restera que nasses policières, volées de matraques, nuages lacrymos et perspectives grecques.  Et ce sera (peut-être) sans moi.  Faut assumer ses choix.

Les rouages de l’évasion fiscale dans la lutte des classes

Rencontre avec Monique et Michel Pinçon-Charlot, sociologues, autour de leur nouveau livre, «Tentative d’évasion (fiscale)», paru aux Editions Zones-La Découverte, et David Leloup, journaliste indépendant et réalisateur du film «L’homme qui voulait détruire le secret bancaire» (A Leak in Paradise).

Dans cette nouvelle émission «Regards», Monique Pinçon-Charlot, Michel Pinçon et David Leloup démontent les rouages de l’évasion fiscale et ses enjeux politiques. Depuis les plages paradisiaques des îles Caïman jusqu’au cœur de nos États où s’organise la fraude à grande échelle, ils mettent en lumière le cynisme et la cupidité des plus riches, mobilisés pour accumuler toujours plus d’argent… sur le dos des peuples.

Une émission proposée par la FGTB wallonne & produite par le CEPAG.

Réalisation: Yannick Bovy – Octobre 2016 – 29’30.

A voir également en ligne sur
www.fgtb-wallonne.be
www.cepag.be