La guerre aux côtés de nos amis les nazis !

La marche annuelle en commémoration des soldats de la légion lettone de la Waffen SS s’est déroulée hier, froidement, à Riga, en plein centre de la capitale de la Lettonie.  Ça s’appelle le Latvian Legion Day (le Jour de la Légion Lettone) et ça a lieu imperturbablement tous les 16 mars, sous l’œil bienveillant de l’Union Européenne, vous savez le truc qui défend la paix, les valeurs d’humanisme, de lutte contre l’extrémisme et le racisme, le béhachellisme (BHLisme) et bla bla bla :

Après une rapide recherche, il semblerait que seuls Euronews et le Figaro en aient parlé … un peu … juste quelques mots, mais bon, c’est déjà pas si mal par ces temps d’anesthésie pré-guerrière.

Pourtant, c’est pas rien, quand même, nan ?

Réfléchissons.

Des partisans et des anciens membres d’une escouade de Waffen SS défilent dans une capitale européenne, mieux, dans la capitale européenne dont le pays, la Lettonie, assure la présidence tournante de l’Union Européenne depuis le 1er janvier 2015 ; ils défilent en l’honneur de nazis qui ont perdu la vie en combattant du côté allemand pendant la Seconde Guerre mondiale.

Nan ?  Ça choque personne ?  Parmi les dirigeants du « monde libre » ?  Fabius ?  Valls ?  Hollande ?  Merkel ?  Obama ?  Kerry ?  Juncker ?  Schulz ?  Allo, y’a quelqu’un ?  Alors peut-être chez nos éditocrates de la liberté d’expression charliesque ?  Barbier ?  Apathie ?  Cohen ?  Elkabbach ?  Mendras ?  Quatremer ?  Quint ?  Rien.  Bon alors, attendez, peut-être la chemise blanche de BHL ?   Faut croire que ce sont des gens biens finalement, ces légionnaires nazis lettons, puisqu’aucun des braves gens de l’axe du Bien (par opposition à l’axe du Mal composé comme on le sait maintenant des musulmans et des russes, faudrait commencer un peu à connaitre votre géopolitique black&white maintenant les gars!) ne semble y trouver à redire.

Ah si, finalement, heureusement, Poursuivre la lecture de « La guerre aux côtés de nos amis les nazis ! »

La véritable Histoire d’Obama

Je te le répète, en préambule comme il se doit, Poutine n’est pas mon pote.  Loin s’en faut.  Ça, c’est pour mon ami Vincent qui tente de me taquiner quelquefois.

Mais faites gaffe, les gars !  À continuer ainsi vos éructations outrancières de haine biblique manichéenne, vous risquez, bien malencontreusement, d’aboutir à l’exact opposé du résultat escompté ; vous pourriez même réussir le tour de force de rendre ce mégalo de Poutine carrément sympathique aux yeux d’une bonne partie de la population, ce qui était pourtant, vous en conviendrez, loin d’être acquis a priori.

En effet, hier, encore un pilonnage soutenu dans tous les médias de lavage intensif de cerveaux grand public (petit et moyen format) de France et de Navarre !  Comme si le régime de Washington n’avait jamais interdit lui aussi, tout au long de sa lamentable histoire, l’entrée sur son territoire à des centaines, voire des milliers, de personnalités.  Et encore tout récemment d’ailleurs, puisque les différents trains successifs de sanctions des US et de l’UE envers la Russie (comme avril 2014 ou en septembre 2014) incluent justement l’interdiction de visa pour certaines personnalités ciblées.  Et puis tiens, pour rigoler un bon coup, cochez donc la case « communiste » sur le formulaire d’immigration la prochaine fois que vous vous rendrez (si vraiment vous devez vous y rendre) sur le territoire étasunien et venez nous raconter ensuite à quel point ce pays est libre et ouvert 😀  J’en pisse d’avance.

Et pendant ce temps de commune et juste indignation otanesque sauce Charlie, le très bon et très charitable Obama (may God bless his holy name, and his beautiful wife, and his charming daughters, and his cute dogs, and his brilliant cabinet, and his great people – bon, j’espère que j’oublie personne) vient de prolonger d’une année supplémentaire l’état d’urgence nationale décrétée le 6 mars 2014 (par décret exécutif n°13660) pour, je cite, en essayant de garder mon sérieux (ou sinon les mots, y’seraient p’us tout à fait droits sur leur ligne) :

« faire face à la menace inhabituelle et extraordinaire, pour la sécurité nationale et la politique étrangère des États-Unis, constituée par les actions et politiques [du Gouvernement de la Fédération de Russie] qui minent les processus et les institutions démocratiques en Ukraine ; menacent sa paix, sa sécurité, sa stabilité, sa souveraineté et son intégrité territoriale ; et contribue à l’appropriation illicite de ses actifs. »

Je ne peux m’empêcher encore une fois (à chaque fois) de relever (et dénoncer) l’aplomb ahurissant de ce tourneur d’Histoire et faiseur de guerre.

Soit, jouons le jeu.

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Sale petite raclure, ou la liberté d’expression expliquée par l’axe du bien

Puisque c’est le sujet du moment, semblerait-il, allons-y gaiement de notre petite contribution.

La liberté d’expression.  Gros débat.  À quoi peut bien ressembler la liberté d’expression dans le monde en noir et blanc de l’axe du bien (rappelons que l’axe du bien inclut tous les pays alignés sur l’Otanusue et s’oppose donc dans un choc frontal – le fameux choc des civilisations – à l’axe du mal qui comprend bien sûr par opposition tous ceux qui n’approuvent pas les buts ou les moyens du premier axe, simple nan?) ?

Bon, pour la France, c’est réglé.  Notre gouvernement qui veille aux graines de libertés, nous l’a fort bien expliqué par l’entremise de notre ministre de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Madame Najat Vallaud-Belkacem :

« nous avons tous entendu les “oui je soutiens Charlie, mais…, deux poids deux mesures… Pourquoi défendre la liberté d’expression ici et pas là ?” Ces questions nous sont insupportables, surtout lorsqu’on les entend à l’école qui est chargée de transmettre des valeurs. »

Des élèves qui posent des questions !  Non, mais franchement, où vit-on !  Notre réponse républicaine est claire : « Hier ist kein Warum » (Ici, il n’y pas de pourquoi).  C’est vrai quoi, les questions, c’est franchement insupportables !  Après, on est obligé de réfléchir, et de se dépatouiller à coup de bouteilles de lait.

Rappelons-nous, ces règles simples :
« Je suis Charlie » = 100% liberté d’expression
« Je suis Charlie mais … » = 0% de liberté d’expression dedans
« Je ne suis pas Charlie » = 0% de liberté d’expression dedans + apologie de terrorisme

Et c’est alors que je suis tombé aujourd’hui sur cette vidéo qui illustre à merveille, à mon avis, la liberté d’expression telle qu’appréhendée par le régime étasunien et ses complices (dont Najat Vallaud-Belkacem est, il est vrai, une laborieuse mais non moins méritante représentante en tant que Young Leader 2006-2007 de la Fondation Franco-Américaine).

Il s’agit d’une séance d’une Commission sénatoriale étasunienne (la Commission sur les Services Armés) présidée par John McCain, séance pendant laquelle les anciens secrétaires d’État Henry Kissinger, Madeleine Albright et George Shultz ont été auditionnés.  La séance est alors interrompue par des militants de Code Pink (une association étasuniennne anti-guerre US, quel boulot ! 😀 ) demandant à juste titre l’arrestation d’Henry Kissinger pour crimes de guerre.

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De Grèce, un vent du sud contre la résignation

Une nouvelle semaine s’achève.  Une semaine qui a vu notre petit monde tourbillonner nonchalamment à ses bien belles occupations machinales.

Les fusionnelles foules de la bienpensance charlienne s’en sont retournées chez elles, remisant au fin fond du grenier de leur apathie engagée leur habit du dimanche (de marche) en pure « union nationale » 100% made in France.

Les experts des médias ont continué de nous régaler, jusqu’au bout des nuits, de leurs inestimables péroraisons sur la liberté de la presse, les mesures qu’il serait urgent de prendre pour lutter contre la radicalisation des islamistes de France, que ce soit en prison, sur internet ou à la maternelle, et les restrictions de nos libertés individuelles qu’il serait urbain d’accepter (dans le cadre de notre si chère servitude volontaire) afin de mieux garantir notre sécurité tant menacée (car nous sommes en guerre Mame Lucette ! z’étiez pas au courant !  allez donc acheter des pâtes et du sucre ! vite ! et n’oubliez pas les piles pour votre transistor !).

Les 85 personnes les plus riches du monde sont officiellement devenues aussi riches que 50% de l’humanité, soient 3,5 milliards de personnes, et se sont déclarées tout à fait enthousiastes à l’idée d’aller chercher la richesse des 3,5 milliards restants (ah, que c’est beau cet esprit d’entreprise !).  Leurs missionnaires et serviteurs zélés se sont d’ailleurs immédiatement attelés à la tâche en se réunissant comme chaque année à Davos pour discuter, confronter et affiner leurs stratégies dans la lutte des classes qu’ils sont seuls à mener.

La réécriture de l’Histoire s’est accélérée puisque l’on a appris de source sûre (Porochenko, tout de même, c’est du sûr ça, nan? la preuve c’est qu’il était à quelques pas de Hollande le 11 janvier à Paris et qu’il se pavane à Davos en ce moment même, nananère) que, outre le fait d’avoir envahi l’Ukraine, la Russie est maintenant officiellement responsable (par un tour de passe-passe dont seuls nos médias délavés et nos gouvernants dépravés ont le secret) de la mort des milliers de civils du Dombass pourtant pilonnés sans relâche par l’artillerie de l’armée Ukrainienne, armée dirigée par des nazis et soutenue par l’Otanusue, Le Monde et Arte (liste non exhaustive).  On a également appris que la Russie avait honteusement envahi la paisible Allemagne pendant la seconde guerre mondiale et que l’armée rouge n’était pour rien dans la libération du camp de concentration d’Auschwitz puisque ce sont en fait les ukrainiens de Bandera le nazi qui en serait le héros.

Rien que de très normal donc.

Ah oui, la semaine a également été marquée, c’est vrai, par la mort du roi Abdullah ben Abdulaziz d’Arabie Saoudite.  Nouvelle tragique s’il en est (un peu du niveau de l’annonce de la mort de De Margerie) qui sera heureusement rapidement adoucie par la procession larmoyante des dignitaires du « monde occidental » (un peu la même que la procession du 11 janvier à Paris) venus rendre à Riyad un dernier hommage bitumeux à l’abondante richesse et la considérable influence géopolitique de ce phare de l’humanité.

Pour nous rendre compte de l’importance de l’événement, examinons la réaction officielle du chef du régime étasunien à l’annonce de cette tragédie (il est inutile de s’intéresser aux autres réactions, celles des serviteurs, des sous-fifres, genre Cameron ou Hollande, puisque leur maitre a montré la voie):

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USA Rés. 758 : raz-de-marée de delirium tremens

Ça y est !  Le 4 décembre 2014, la Chambre des Représentants étasunienne, l’équivalent de notre Assemblée nationale, a adopté la résolution 758.  Il ne reste plus qu’elle soit validée par le Sénat et ce texte totalement délirant aura force de loi aux États-Unis d’Amérique, le pire état terroriste de la planète, faut-il le rappeler.

Ce texte serait du plus haut comique s’il n’ était pas aussi dangereux.  Son titre plante abruptement le décor de la pièce de théâtre (on hésite entre comédie et tragédie) qui va nous y être racontée, puisqu’il s’agit d’une résolution

« condamnant fermement les actions de la Fédération de Russie, sous la présidence de Vladimir Poutine, pour avoir mené une politique d’agression contre des pays voisins visant la domination politique et économique ».

Appliquant méthodiquement la tactique classique (du pet dans l’ascenseur) qui consiste à accuser autrui de ses propres turpitudes afin d’embrouiller tout le monde (enfin, principalement les esprits faibles et peu clairvoyants), le régime étasunien, sous l’emprise d’une poussée fiévreuse de son syndrome chronique d’exceptionnalisme belliqueux, ne poursuit bien entendu par cette résolution qu’un unique objectif, celui de tenter de légitimer a priori, par anticipation si vous voulez, toute future agression des USA envers la Russie.  Ce texte est salement irresponsable !  En même temps, il faut bien reconnaitre que l’irresponsabilité (envers l’humanité) a toujours constitué l’essence même du matériel génétique de ce peuple égocentrique.

Au fait, avez-vous entendu parler de ce vote du parlement étasunien sur France Inter ou France Info ?  Sur TF1, France Télévision, Canal + ou Arte peut-être ?  Ou alors dans le Monde, Libé, le Figaro ou le Nobs ?  Non ?  Ben, moi non plus.  Normal, à ma connaissance, ils n’en ont pas parlé.  D’ailleurs, aujourd’hui encore, 4 jours après le vote, sur la recherche des mots « Résolution 758 Russie » dans Google, à part de nombreux bloggeurs et sites « non conventionnels » consciencieux, force est de constater qu’aucun des grands « sites d’information » français ne présente de résultat (je me suis arrêté à la 3ème page).

Alors regardons un peu la distorsion de l’histoire que les députés US aussi incultes qu’arrogants tentent (avec succès visiblement) d’implanter dans les cerveaux lessivés au Coca du « monde occidental » (comme ils disent).

Je ne m’occuperai ici que des attendus qui s’étalent sur les 9 premières pages (sur les 15) de la résolution, en zoomant sur quelques-uns des délires les plus hilarants (surtout dans la bouche d’étasuniens), des mensonges les plus éhontés que le régime de Washington tente d’imposer comme narrative officielle pour justifier sa future guerre.  Les 6 dernières pages donnent en effet grosso modo carte blanche au chef du régime étasunien pour déclarer la guerre à la Russie quand bon lui semblera.

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