Injection anti-covid vs vaccination contre la poliomyélite, la comparaison indécente

Ce week-end, j’ai participé à un échange où étaient mises sur le même plan la vaccination obligatoire contre la poliomyélite avec la « vaccination » contre le covid. Je ne suis pas intervenu dans ce débat-là.

L’argument est connu et très répandu : « il existe déjà des vaccinations obligatoires, par exemple contre la poliomyélite, il est donc légitime d’imaginer une nouvelle vaccination obligatoire contre le covid ».

Cette comparaison est à mes yeux parfaitement choquante. Pourquoi ?

1/ De quelles maladies parle-t-on ?

  • Peut-être la seule caractéristique comparable entre la poliomyélite et le covid, c’est qu’il s’agit d’infections par virus ARN très contagieuses qui se transmettent facilement par contact interhumain. Et c’est tout. Après …
  • La poliomyélite touche principalement les enfants alors que le covid touche essentiellement des personnes âgées, voire très âgées, ou avec de lourdes comorbidités. Ce ne sont donc pas les mêmes cibles.
  • Concernant la létalité, pour la poliomyélite paralytique, elle est chez l’adulte mesurée à 15-30 %, et à 2-5 % chez l’enfant. Pour la forme bulbaire de la poliomyélite , le taux est encore plus élevé que pour la forme paralytique, il est mesurée aux alentours de 25-75 %. Pour le covid, on parle, dans la pire des interprétations des chiffres, d’une létalité comprise en 1 % et au pire 2 %. Et ça, sans traitement ! (Raoult a obtenu des résultats bien meilleurs à l’IHU) Vous lisez bien, jusqu’à 75% d’un côté (3 personnes sur 4 qui l’attrapent en meurent) pour 2% de l’autre !

2/ Et de quel vaccin ?

La première chose fondamentale à dire, me semble-t-il, est que, concernant la poliomyélite, le contact avec le virus, par infection ou par vaccination, est immunisant. Ce qui n’est pas le cas avec le sars-cov2 du covid (il semble que le virus réel soit tout de même plus immunisant que les pseudos vaccins).

Historiquement, le premier réel essai de vaccin contre la poliomyélite est effectué en 1948 sur des singes. Il s’agit de la technologie pasteurienne standard de virus inactivé. En 1950, soit 2 ans après, un vaccin vivant atténué est inoculé avec succès à quelques enfants. En 1952, soit encore 2 ans plus tard, un essai de vaccin trivalent à virus inactivé est pratiqué sur six enfants handicapés, cinq autres enfants servant de contrôle. Enfin, un essai sur le terrain en double aveugle sans précédent aux États-Unis, commence 1954, soit encore 2 ans après. L’annonce du succès de l’expérience pousse les fabricants américains à lancer en hâte leur vaccin.

Et patatras …

Quelques jours plus tard, des enfants tombent malades à cause de virus vivants contenus dans certains lots. Dans la foulée, tout le programme de vaccination aux États-Unis est interrompu par crainte d’un défaut plus large impliquant tous les vaccins et une vaste enquête est lancée. Au final, l’accident de lot contaminera 220 000 personnes, dont 70 000 malades, 164 paralysies sévères et 10 décès. Il est à noter que ce principe de précaution (malgré une maladie bien plus prédatrice) a complètement disparu avec ces produits anti-covid.

Bref, bon an, mal an, la vaccination contre la poliomyélite ne devient obligatoire en France qu’en 1964, c’est à dire 16 années après les premiers essais ! Alors qu’il s’agissait d’une technologie maitrisée de virus inactivé. Pour le covid, on parle d’une toute nouvelle technologie, l’ARNm, détournée de son but initial pour fabriquer des pseudos vaccins contre un virus non immunisant, le tout en 6 mois ! Au secours !

Une petite parenthèse concernant cette histoire de technologie nouvelle. Lors de cette même conversation, le week-end dernier, j’ai entendu également un autre argument classique, à savoir que la technologie ARNm n’était pas si nouvelle que ça, puisque cela fait quelques années qu’elle fait l’objet de recherches en thérapie génique. C’est exact, à la différence structurante que dans le cas de la thérapie génique, le but recherché par l’ARNm est bien de faire intégrer, de fixer dans le génome du patient cible le gène humain réparateur véhiculé (qui n’est pas pathogène per se) afin de remplacer un gène défectueux ou absent, alors que dans le cas des produits appelés vaccins injectés à des milliards d’être humains depuis un an, le but annoncé est, à l’inverse, que ce gène (celui qui produit des protéines Spike pathogènes de sars à tire-larigot) ne s’intègre surtout pas au génome humain. Une paille …

Enfin, dernier point, sur les effets indésirables. Pour la poliomyélite, après nos 70 années de recul de pharmacovigilance, il semblerait que l’on ait à faire principalement à des réactions bénignes typiques, localisées au point d’injection, à type de douleur, tuméfaction ou rougeur. D’après la National Academy of Medicine, aucun événement indésirable grave n’a été associé au vaccin.

Alors que pour les injections anti-COVID, bien que l’omerta la plus opaque soit entretenue, personne de bonne foi ne peut plus nier que l’on vit une situation exceptionnelle.

Pour exemple, je mettrai, une extraction d’aujourd’hui d’Eudravigilance, le site de pharmacovigilance européen qui est, comme je l’ai déjà dit, un site merdique puisqu’on ne peut pas faire les requêtes que l’on veut, avec les critères que l’on veut. Mais bon, voici une petite copie d’écran où l’on peut voir, que, rien que pour le produit Pfizer (qui est le plus utilisé maintenant), on dénombre presque 600 000 personnes chez qui des effets indésirables ont été reportés, et parmi ces effets indésirables, on compte, par exemple, presque 100 000 désordres sérieux du système nerveux (?) :

Et puis tiens, il m’en reste un peu, je vous le mets, une extraction du jour de VAERS, le système de suivi des effets indésirables suite à vaccination aux USA, qui lui, est très bien foutu, parce qu’on peut creuser exactement là où on le souhaite. En l’occurrence, j’ai demandé un suivi annuel, depuis la création du système, uniquement des morts, des invalidités permanentes et anomalies congénitales (suffisamment graves j’espère pour agiter un peu le monde clos des évangélistes cathodiques de l’angélisme covidien), et cela, tous vaccins confondus.

Bilan, alors qu’à aucun moment le nombre de ces effets indésirables tragiques suite à une vaccination quelconque n’a dépassé les 1000 sur l’année, en 2021, tenez-vous bien, on atteint les … 21 000.

Mais c’est rien ça ! Tout ça n’est pas dû aux injections Pfizer & Co, on vous dit ! Argh, mais quel complotiste celui-là !

Pour conclure, et j’espère, clore cette comparaison ridicule avec la poliomyélite, je vous jette encore une dernière extraction VAERS du jour. Le même indicateur que précédemment, c’est à dire le nombre de morts, d’invalidités permanentes et d’anomalies congénitales, suite à une vaccination contre la polio, toutes années confondues, depuis que la VAERS existe:

Allez, si on arrive à 2000, c’est bien le bout du monde. Depuis 1948 ! Et là bien sûr, vous concluez que « vacciner » contre le covid c’est pareil que vacciner contre la polio. Bien sûr.

Donc on continue.

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