Les zélés du désir ou la liquéfaction du travail

J’avais adoré cette vidéo au moment de sa sortie, il y a quelques mois.  Je viens de la re-regarder et il fallait que je partage ça avec vous.  Il s’agit d’une petite interview de l’économiste Frédéric Lordon réalisée par Nada-info il y a 10 mois et intitulée « Les zélés du désir »
.

Frédéric Lordon,, le dernier véritable penseur de gauche, y repère, au travers de la figure du consommateur-roi véhiculée par la publicité, l’impact de la propagande ultra-libérale sur le salariat.

Je l’ai sous-titrée « la liquéfaction du travail », vous comprendrez pourquoi.

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4 Replies to “Les zélés du désir ou la liquéfaction du travail”

  1. Faudrait pas oublier de dire que cette vidéo de Lordon est tout simplement excellente.
    « La puissance du reconditionnement en longue période de tous les esprits […] où les défenses s’abaissent. […] Ce sont des choses qui sont entrées dans nos conceptions du naturel à l’époque néo-libérale. »

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  2. @despasperdus, @partageux
    C’est vrai, je me suis emballé, j’aurais dû dire « l’un des derniers grands penseurs/théoriciens de la gauche » en parlant de Lordon. Mais c’est vrai qu’il en existe d’autres. Comme Thomas Picketty 😀 ou Jacques Attali effectivement 😀 , nan j’déconne.

    J’aime bien lire du Sapir, du Ramonet, du Halimi et d’autres (comme par exemple du Mélenchon qui possède un indéniable talent de mise en mouvement de l’histoire mêlée à un non moins indéniable sens de la pédagogie).

    Michéa, je dois avouer (à ma grande honte) que je n’ai jamais eu l’occasion d’en lire quoi que ce soit. Mais de ce que j’en entends, c’est une grave erreur de ma part. Cela devrait effectivement bien me plaire. Après, je ne connais pas son style. Or, le style est très important. Une fois acquis le rythme parfois difficile de ses écrits, on ne peut, à mon avis, qu’apprécier, voire adorer (ce qui est mon cas) le style incomparable de Lordon à la fois hyper précis (choix du vocabulaire, construction syntaxique complexe, maitrise de la métaphore cinglante) et très décalé (humour, second degré). Mais je vais essayer du Michéa (une préconisation, Partageux?), promis.

    Faut juste que je l’insère dans mon impressionnante et sans cesse vivante pile de livres soit en cours de lecture soit à lire. Pile qui contient, je dois l’admettre, beaucoup de « classiques » (Marx, Jaurès, Rousseau, Danton, Louise Michel) dont certains sont pour moi des manuels de référence dont je relis souvent des parties (comme les Jean-Jacques).

    Merci en tous cas à vous deux pour vos conseils.

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  3. « Frédéric Lordon, le dernier véritable penseur de gauche ».

    Tout est bon dans le Lordon ;o) mais faut aussi que tu lises Jean-Claude Michéa. Même s’il a un ou deux thèmes plus discutables, il apporte une analyse de fond décapante vraiment très intéressante. Et c’est à ma connaissance le seul auteur bénéficiant d’une diffusion large qui fait référence à l’histoire du rapprochement entre la gauche et le mouvement ouvrier. Habituellement on ne lit ça que chez les auteurs libertaires à diff confidentielle et chez les historiens spécialisés à diff de même farine.

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