Atout Trèfle, c’est demain


Bien que personne n’en parle, je rappelle à toute fins utiles que le référendum pour décider si oui ou non, l’Irlande appliquera le traité européen de stabilité budgétaire, doux nom du TSCG, se tient demain, jeudi 31 mai 2012.

Même si ce référendum ne revêt pas sur le papier un caractère crucial quant aux conséquences qu’il pourrait avoir au niveau européen sur l’avenir du TSCG, un « non » pourrait néanmoins remettre un peu en cause la politique d’austérité dans la zone euro.  Quoi qu’il en soit, le Royaume-Uni et la République tchèque ont déjà refusé de signer le traité (règle d’or + sanctions automatiques) et rappelons que, au sein de la zone euro, l’unanimité n’est pas requise: pour qu’il s’applique, il suffit que 12 pays le ratifient.  Les non-signataires n’y seront pas soumis et pourront toujours choisir de l’adopter par la suite.

Malheureusement, les derniers sondages donne le « oui » gagnant.  Car, comme en Grèce, les Eurobéats partisans de la rigueur ainsi que les serviles médiacrates chiens de garde de la finance qui les nourrit, font trembler dans les chaumières irlandaises en agitant la menace qu’un « non » risquerait de placer le pays dans une position délicate pour exiger de futures « aides » de la part de ses partenaires de la zone euro.  Pour être plus clair, la menace d’une hausse des taux d’intérêts auxquels le pays emprunte pour financer sa dette.

En même temps, est-ce que cela a une réelle importance ?  Car dans ce pays, comme dans d’autres ;-), il semblerait que le référendum ne soit qu’un cache-tyrannie.  Je rappelle en effet que les électeurs Irlandais avaient rejeté une première fois les traités de Nice puis de Lisbonne en 2001 et 2008 et, dans les deux cas, un nouveau référendum avait été organisé pour finalement se solder par un « oui », comme voulu par les dirigeants.

Faut reconnaitre que cela doit décourager un brin nos belles têtes dures rouquines.

Quel dommage !  Avec un « non » irlandais, l’opposition à l’austérité pourrait s’enflammer en Grèce, Italie et Espagne, et d’autres pays que l’Irlande pourraient peut-être même décider d’organiser un référendum sur la question.  Tiens la France, par exemple !  Si Hollande retrouve quelques séquencements de gauche dans son atavisme enfoui.

Friotaíocht !

 

 

Une réflexion sur “Atout Trèfle, c’est demain

  1. Merci pour toutes ces analyses : elles sont limpides, et j’apprécie tous vos « papiers ». Je guette avec espoir tout ce qui bouge : Amérique Latine, Québec, Grèce… etc… L’Islande aussi peut-être dont personne ne parle ? Et il me semble que des « fronts de gauche » se créent un peu partout… (Belgique, Irlande…) ?
    Lorette

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