La MES est dite, amen


Les français ont voté.

Ils devront maintenant « choisir » au second tour entre une politique économique dictée par les instruments européens au service de la finance inhumaine (MES, TSCG, Pacte Budgétaire, Semestre Européen, Traité de Lisbonne) et … une politique économique dictée par les instruments européens au service de la finance inhumaine (MES, TSCG, Pacte Budgétaire, Semestre Européen, Traité de Lisbonne).  Ils ont donc choisi de ne se laisser aucun choix.

Peut-être n’êtes-vous pas très nombreux à lire mes billets.  Probablement qu’une très grande majorité des français a voté sans même avoir le début du commencement de la moindre petite idée de ceux que proposaient exactement les candidats.  Sûrement que ce billet ne servira encore pour pas grand chose.  Il est pratiquement certain que je vais redonner les 2 programmes qui restent en lice pour des nèfles.  Combien de gens vont les lire?  Mais tant pis, c’est plus fort que moi, je veux toujours parier sur un sursaut d’intelligence des citoyens.  Voici donc le non-choix que nous nous sommes laissé:

 

Aujourd’hui, je m’en veux énormément.  De m’être laissé aller, encore une fois, à croire que nous serions capables, nous français, en tant que peuple adulte et responsable, d’avoir le courage d’emprunter un nouveau chemin vers une nouvelle société, une société de partage, de coopération et de solidarité.  À mon âge!  Quelle indécrottable jeune con je fais!  Bon, je me trouve une excuse (il faut bien, c’est moi quand même ;-)) dans le fait que c’était la première fois depuis des lustres que cette perspective existait réellement dans un véritable programme de gouvernement, et était proposée démocratiquement aux français.  Dommage.

Et j’en veux bien sûr aux médias.  Principalement, aux médias. Encore une fois, la clairvoyance de Jean-Jacques Rousseau qui est en exergue dans le titre de mon blog s’est avérée: « Jamais on ne corrompt le peuple, mais souvent on le trompe et c’est alors seulement qu’il paraît vouloir ce qui est mal« .  Ces coupables chiens de garde du capitalisme ont bien fait leur travail.  De la belle ouvrage.  Chacune de ces races canines a ses propres caractéristiques.  Par exemple, les Raffy, les Apathie, les Quatremer ou les Elkabbach qui aboient perpétuellement, sans aucun discernement ni aucune finesse.  Ou encore, les Joffrin, les Denisot, les Pernot ou les Barbier qui font plus dans le sournois, le vicieux.  Mais en définitive, ils ont tous parfaitement, que ce soit individuellement ou en tant que meute, réussi à garder le troupeau des français bien serré, bien groupé, bien rassemblé au centre du pâturage de la pensée unique.  Oh, il y a bien eu quelques brebis échappées sur les pentes escarpées de la résistance.  Mais rien que les très acceptables pertes et profits habituelles qui pourront même être utilement exhibées, pour l’exemple, afin de démontrer, s’il était encore nécessaire, la vacuité des velléités de liberté des gauchistes aux idées humanistes irréalistes.

Mais je ne saurais complètement dédouaner les français eux-mêmes.  Malgré l’excuse, bien réelle, du lavage de cerveau médiatique, je ne peux tout de même pas m’empêcher d’imputer une part de responsabilité aux français eux-mêmes.  En fin de compte, ce sont eux qui tiennent la zappette entre les mains, qui choisissent leurs lectures (quand il y en a!), et qui se retrouvent seuls dans l’isoloir.  C’est en revenant de la place Stalingrad, hier soir, que je faisais en moi-même les calculs qui suivent.  Nous marchions, avec ma femme, jusqu’à Drouot où notre voiture était garée pour rentrer chez nous, dans notre petit village quasi-fasciste (au vu des résultats locaux) de l’Oise.  Une petite demi-heure de marche à peine.  Suffisant pour croiser une dizaine de sans-abri, sous la pluie froide, à même le macadam.  L’un deux, rue de La Fayette, tentait de donner une touche personnelle à son bout de trottoir grâce à un chandelier posé sur « sa table de nuit », la marche d’entrée d’une boutique.  Le spectacle de la misère normale, acceptée, ignorée.  Par tous.  Y compris par moi!  Nous sommes tous responsables, au moins en partie, individuellement et/ou collectivement.  Depuis le jeune indigné dans sa tente, un joint dans une main et l’opuscule de Stéphane Hessel dans l’autre, qui fustige les élections et prône le vote blanc.  Jusqu’au facho dans son bar, le Ricard dans une main et le Parisien dans l’autre, qui déblatère sur les étrangers.  Nous sommes collectivement responsables de laisser s’accomplir des politiques qui permettent cette misère.

Bref, mon analyse personnelle des résultats n’amène aux conclusions suivantes.

Plus de 80% des français ont des convictions de droite

C’est la somme des pourcentages de votes exprimés pour Nicolas SARKOZY (27.18%), François HOLLANDE (28.63%), Marine LE PEN (17.9%) et François BAYROU (9.13%).  Certes, F. Hollande propose sur les aspects sociétaux (mariage homosexuel, adoption homoparentale, vote des étrangers aux élections locales, etc) un programme en accord avec la dénomination de son parti.  Mais sur les aspects économiques, sociaux et internationaux, son programme est un programme plutôt orienté à droite, avec tentatives de rustines.  Pareil pour M. Le Pen qui veut sortir de l’Euro et de l’Europe, certes, mais pour conduire à l’intérieur de frontières françaises restaurées une politique libérale de droite.  Je sais que cela va en choquer certains.  Je sais que beaucoup vont croire que j’exagère et vont préférer ne pas me croire.  Bien sûr, il vaut mieux mettre la tête dans le sable et écouter nos éditocrates qui veulent créer le spectacle d’un combat droite-gauche.  À vous de voir.

Moi, je les vois comme ça:

  • aucun de ces 4 candidats ne veut revenir sur le recul de l’âge de la retraite
  • aucun de ces 4 candidats ne veut augmenter le SMIC de manière massive
  • aucun de ces 4 candidats ne veut revenir sur les 150 000 suppressions de postes du secteur public
  • chacun de ces 4 candidats souhaite instaurer une politique de réductions massives des dépenses publiques et donc un politique d’austérité
  • aucun de ces 4 candidats ne souhaite organiser un audit de la dette publique en vue d’une déclaration d’illégitimité
  • aucun de ces 4 candidats ne souhaite interdire les outils financiers de la spéculation, tels que les ventes à découvert ou les ventes de gré à gré de produits dérivés
  • aucun de ces 4 candidats ne veut instaurer la gratuité totale de toutes les dépenses médicales
  • aucun de ces 4 candidats ne souhaite introduire une échelle des salaires
  • aucun de ces 4 candidats ne souhaite interdire les contrats de travail précaires
  • aucun de ces 4 candidats ne souhaite revenir sur la loi LRU
  • aucun de ces 4 candidats ne souhaite revenir sur la nouvelle carte hospitalière
  • aucun de ces 4 candidats ne souhaite revenir sur la nouvelle carte judiciaire
  • aucun de ces 4 candidats ne souhaite sortir de l’organisation militariste à la botte des USA, l’OTAN
  • etc

Et 80% des votes exprimés se sont portés sur ces idées.  80% des votes se sont donc portés sur l’idéologie de droite, consciemment ou inconsciemment, peu me proue.  Le fait est.

45% des français sont à l’aise avec des propos plutôt xéonophobes ou islamophobes

J’espère que je n’ai pas besoin de revenir sur les récents propos de M. Le Pen (17.9%) et de N. Sarkozy (27.18%) et de leurs équipes et soutiens pour étayer cette affirmation.  C’est bien le plus écœurant.

Je suis un électeur libre

Encore une fois, je vais peut-être en choquer ou en irriter quelques-uns.  Principalement des électeurs socialistes.  Car je dois avouer que, pour une fois, je suis en total désaccord avec M. Mélenchon sur l’analyse qu’il fait de la suite des événements:

« Je vous appelle à vous retrouver le six mai – sans rien demander en échange ! – le six mai, pour battre Sarkozy ! Je vous demande de ne pas traîner les pieds, je vous demande de vous mobiliser comme s’il s’agissait de me faire gagner moi-même l’élection présidentielle. Ne demandez rien en échange, seulement l’acte de votre conscience ! Pourquoi ? La bataille que nous menons n’est pas une bataille personnelle, ni même une bataille dans un seul pays : il s’agit de retourner la table, de renverser la tendance qui en Europe maintient tous les peuples sous le joug de l’axe Sarkozy-Merkel. Il faut le briser en France ! Voilà ce que nous allons faire ! Et parce que nous allons le faire, alors, il sera clair, net et sans bavure que c’est nous qui faisons les décisions dorénavant, à gauche, et dans le pays ! »

M. Mélenchon est certainement un bien plus fin stratège politique que je ne serai jamais.  Soit.  Mais tant pis.  Je ne crois pas du tout en l’amorce d’un virage que l’Europe serait contrainte de prendre si la France passait sous la présidence de Hollande.  Je ne crois pas du tout que F. Hollande, s’il était élu, pourrait, ni même voudrait, renverser la tendance ou retourner la table.  Je ne crois pas du tout que, si je votais Hollande au second tour, « il sera clair, net et sans bavure que c’est nous qui faisons les décisions dorénavant, à gauche, et dans le pays ».  Pas du tout.  Désolé Jean-Luc.

Bien sûr, en tant que personne de gauche, voter F. Hollande devrait néanmoins s’imposer à moi.  Faire passer quelques réformes sociétales fondamentales et exprimer son refus de la haine de l’autre sont de très puissantes motivations.  Bien sûr.  Mais, je le répète, au niveau économique et social, les politiques qui seront menées par N. Sarkozy ou F. Hollande ne seront pas fondamentalement différentes.  Peut-être que le premier les mènera avec plus d’entrain, de conviction et d’enthousiasme que le second qui devrait se sentir un peu plus contraint en tant que Socialiste (même si, à titre personnel, j’en doute).  Mais, au final, quelle différence.  La sécurité sociale et de le CDI ne sont-ils pas les prochaines cibles de la casse de l’intérêt commun déjà identifiées par les marchés et qui seront donc attaquées quoi qu’il en soit, par l’un ou par l’autre?

En revanche, et à l’inverse de l’intuition de Jean-Luc Mélenchon, ma conviction profonde, déjà expliqué dans un billet précédent « Qui sème la social-démocratie récolte la droite réactionnaire« , est que cinq années de règne de F. Hollande pourrait bien paraitre à terme comme une bien plus grande catastrophe que de laisser le roi actuel rempiler pour cinq ans.  Mon but n’est pas de faire de l’anti-Sarkozisme.  Il est tout simplement question d’anti-libéralisme.  Point, barre.  Qu’il soit Sarkozyste, Shroedrien, Zapateriste, Papandreouiste ou Hollandiste, le libéralisme est du libéralisme.  La rigueur est la rigueur.  À mon sens, il existe un réel danger, historique même, de mettre aux commandes un libéralisme estampillé « de gauche ».  En 2017, les électeurs, se sentant à juste titre encore une fois floués par une gauche au nom sali par des promesses non tenues, pourraient bien alors se retourner vers la seule option qui leurs semblerait (à tort, mais bon, comment leurs prouver alors?) une voie de rupture, la voie de l’extrémisme, la voie de la droite extrême, la voie du Front National.

Je ne peux pas m’empêcher de suivre la ligne que je me trace.  Je ne suis encarté à aucun parti politique.  Je ne l’ai jamais été.  Donc, désolé pour mes amis socialistes et pour la direction du Front de Gauche, mais ma décision pour le 6 mai n’est absolument pas arrêtée.  Et les commentateurs de la vie politique feraient d’ailleurs bien de considérer que je ne suis probablement pas le seul dans ce cas.  J’dis ça, j’dis rien.

Une chose est certaine.  C’est qu’il nous reste encore une opportunité.  Rien à voir avec le 6 mai.  Ça ne se joue plus là mais aux élections législatives.  Imaginez une cohabitation Sarkozy-Président / Mélenchon-1er Ministre ou Hollande-Président / Mélenchon-1er Ministre!  Pour cela, les députés du Front de Gauche doivent être majoritaires à l’Assemblée Nationale.  Alors, et alors seulement, pourrons-nous espérer – vous voyez, ça me reprend, je suis vraiment un indécrottable optimiste – un changement réel et radical d’orientation politique.  Et ceci grâce à l’application du programme l’Humain d’abord, un programme de progrès et d’émancipation humaine, mais réaliste.  Et, pour les indémodables grincheux, chiffré par le futur ministre de l’Économie et des Finances du cabinet Mélenchon, M. Jacques Généreux (mais combien serez-vous à seulement écouter ou lire ces explications? C’est vrai que cela demande une bonne heure de son temps de citoyen):

Pour moi, le prochain rendez-vous électoral à ne manquer sous aucun prétexte est donc bien le 10 juin 2012.

Résistance!

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11 Replies to “La MES est dite, amen”

  1. « Aujourd’hui, je m’en veux énormément. De m’être laissé aller, encore une fois, à croire que nous serions capables, nous français, en tant que peuple adulte et responsable, d’avoir le courage d’emprunter un nouveau chemin vers une nouvelle société, une société de partage, de coopération et de solidarité. À mon âge! »

    Tout pareil ; mais j’y crois encore. Je sais que les nouvelles idées ne percolent dans la société, ne deviennent une force sociale, que tous les 30 ou 50 ans, j’espérais que ce serait maintenant, chou blanc.

    Parfois aussi les révolutions arrivent par le haut : 1958, la perestroïka. Quand un système est si affaibli de l’intérieur que ses propres leaders jettent l’éponge, et que le type au sommet prend, soigneusement et prudemment mais avec constance, une autre voie.

    François Hollande, s’il est élu, nous surprendra peut-être. Compte tenu de son parcours jusqu’ici, 100% prudent et 100% à l’intérieur du système, ce serait une GROSSE surprise. Mais c’est à peu près tout ce qui nous reste à espérer entre ces deux tours.

    (Je dirais bien la même chose pour Nicolas Sarkozy, mais je crois qu’il a épuisé depuis longtemps son crédit de « j’ai changé »).

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  2. @François DULAC
    Je ne crois pas du tout aux propos et déclarations de Hollande et de ses acolytes. « la renégociation et la mise en œuvre de politiques de relance de la croissance à l’échelle européenne sont les conditions de réussite de leur politique en France. » Du bla bla. Ils n’ont rien compris du tout. Il suffit de voir ce que tous ces sociaux-démocrates mortifères votent régulièrement dans tous les parlements du monde. Que ce soit dans les parlements nationaux (français compris) ou au parlement européen. Baladez-vous dans mon blog si vous ne voyez pas de quoi je parle. « moins de libéralisme », « plus de commandes publiques », « le positionnement sur le rôle de la BCE », tout ça c’est du flan. Je n’y crois pas une seconde !

    En revanche, votre premier argument « Voter blanc cette fois-ci, c’est céder à la politique du pire » est le seul qui me touche, qui puisse encore me faire réfléchir. Effectivement, peut-être me déciderai-je finalement à aller voter le 6 mai pour le fervent défenseur des politiques économiques libérales affublé de l’étiquette (usurpée) socialiste. Mais, que personne en s’y trompe. Si je fais cela, ce sera en toute connaissance de cause. Un vote d’élimination (de son concurrent). Certainement pas un vote d’adhésion aux idées de ce personnage. Un vote en trainant les pieds (pour reprendre l’expression de M. Mélenchon), à contre cœur, en me forçant réellement.

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  3. Encore un mot si vous me le permettez : le discours des socialistes évolue sur le sujet du traité Merkozy : j’ai entendu JM. Ayrault ce matin dire que la renégociation et la mise en oeuvre de politiques de relance de la croissance à l’échelle européenne sont les conditions de réussite de leur politique en France. Ils ont compris cela et c’est énorme : ils semblent savoir que relancer l’activité en situation de crise suppose moins de libéralisme et plus de commandes publiques (d’où le positionnement sur le rôle de la BCE). Ne comptons pas sur Sarkozy pour faire des pas dans ce sens : il a rédigé le traité de Lisbonne et sa déclinaison Merkozy qui propose l’inverse!

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  4. SVP, ne faites pas monter les enchères : le processus dans lequel notre action s’inscrit est un processus de révolution citoyenne sur la durée. Voter blanc cette fois-ci, c’est céder à la politique du pire : prendre le risque de voir Sarkozy réélu et devoir l’assumer pendant 5 ans. Il ne tiendrait pas 5 ans de plus car la rue le délogerait? On aurait des masses de députés de gauche en cas de victoire de Sarkozy? Ces perspectives me semblent baties sur du sable. Continuons notre combat sur le fond, sans calcul politicien. Laissons cela aux stratèges de partis : comportons-nous en citoyens. rendez-vous le 1er mai.

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  5. « Car je dois avouer que, pour une fois, je suis en total désaccord avec M. Mélenchon sur l’ analyse qu’il fait de la suite des événements »
    je paraissais bien minoritaire quand je dis cela sur facebook , merci de penser comme moi
    Mélenchon n’ a pas intégré la force des mérdias et son appel va une nouvelle fois apparaitre comme ce qui fait le jeu une nouvelle fois du FHaine
    L’ appel de Mélenchon et du PCF , c’ est encore pire pour la suite car cela donne raison à M Lepen pour affirmer que les voix du FdG étaient acquises à Hollndréou.
    Cela redonne du tonus au .Oui nous militants nous savons la différence mais nous ne sommes que 11 % et tous les merdias contre nous
    J’ ai déjà remarqué O Mazerolles sur BFM commentait : .Oui je sais , il a tout faux , c’ était pas si entendu que ça, et puis il ne les donne pas et puis Hollndréou n’ est pas à gauche , nous le savons mais qui le sait à part 11 % et même sur les 11% ,il y en a qui ont voté sur la tête du candidat
    Sur l’ Est Républicain ,il y avait un black out quasi total sur Mélenchon et même les copains de mon fils ne le connaissaient pas
    Samedi et Dimanche ,j’ai regardé les journaux en ligne , et il y avait une ou deux photos de Srkosyou ou Hollndréou
    Je m’ en fout de Srkosyou ou Hollndréou , pour moi c’est pareil , le plus grave , pour beaucoup de socialistes sincères , Hollndréou cassera l’ idée même de socialisme et nous fera tous grecs

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  6. Billet à nouveau impeccable, lucide, et terriblement triste au fond, ou alors c’est mon humeur. Votre phrase en emblème paraît être un horizon indépassable. A en finir par choisir la stratégie du pire. Ce qui revient à abandonner les pauvres. Et par la même, le peu d’humanité collective que nous avons encore. J’ai largement utilisé votre comparateur avant le premier tour. Au second, c’est au dessus de mes forces. Que se vayan todos, le peuple avec !

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  7. @Charles de Gauche
    « Je préfère lui mettre les 2 mains dans la gadoue, l’obliger à assumer la politique qu’il entend réellement mettre en œuvre (…) et donc, inévitablement, la nécessité d’une l’alternative se posera encore plus clairement. » C’est un bon argument. Qui me fait hésiter. C’est d’ailleurs exactement mon propos. Mais inversé. Ma crainte est que l’alternative qui sera alors choisie ne soit pas le Front de Gauche mais l’extrémisme, car il pourra alors être encore plus difficile, si nous avons voté pour lui, d’expliquer que Hollande, ce n’est pas vraiment la gauche, et que nous si. Faisons « confiance » aux médias pour continuer de qualifier de Gauche la politique libérale qui sera menée par Hollande. Putain, c’est pas facile.

    @nostradamus13210
    Merci de me lire 😉

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  8. clair et net… j’abonde totalement dans votre sens. je pense que beaucoup ont eu peur de voter front de gauche (le spectre de 2002). mais je serai tout aussi indécrottable optimiste que vous, le 10 juin la peur changera de camp!!!

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  9. Je lis;-)), mais dimanche, je voterai blanc ,marre du sectarisme du PS et des peaux de bananes. D’autant plus que le risque est inexistant pour Hollandréou.
    Je vais d’ailleurs faire un copier/coller sur Mediapart.

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  10. Pourquoi voter Hollande ?
    Pour pas lui offrir une nouvelle fois la place d’opposant N°1 à la politique menée par le pouvoir en place, lui permettant de se représenter la prochaine fois en sauveur suprême.
    Je préfère lui mettre les 2 mains dans la gadoue, l’obliger à assumer la politique qu’il entend réellement mettre en œuvre, concrètement, alors qu’aujourd’hui personne ne peut dire ce qu’il fera vraiment, tellement il s’est affranchi du programme du PS et tellement il a dit tout et rien, évitant soigneusement de s’engager trop précisément, restant vague dans ses propositions (on négociera…) et sans jamais dire comment il fera ; et alors le peuple pourra juger sur pièce. Le Front de Gauche sait ce qu’il aura alors à faire, car nous savons ce qu’Hollandreou fera, et donc, inévitablement, la nécessité d’une l’alternative se posera encore plus clairement.
    Car aujourd’hui, entre le pouvoir en place et nous, il y a Hollande et l’écran de fumée qu’il déploie sur le peuple de gauche ; avec Hollande au pouvoir, il n’y a plus personne à gauche que nous, car les verts de EELV sont associés, par contrat, à sa politique.
    Si par notre abstention, Sarko repasse, il aura l’occasion de continuer, d’enfoncer le clou, fort de « la volonté du peuple », et le peuple souffrira sans recours car le PS, drapé dans sa dignité offensée, portera le drapeau de l’opposition et nous le fardeau de notre faute. La porte entrouverte se refermera sur l’Europe qui espère de nous.
    A vous les studios.

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