Le paradoxe du gruyère et le courage de la serpillère

Par défaut

C’est encore une chronique de l’évêque du néolibéralisme de BFM TV, j’ai nommé M. Nicolas Doze, qui a déclenché chez moi cette nouvelle crise de "merde-mais-quel-tissus-de-conneries-faut-que-je-démonte-ce-truc-sur-mon-blog" (sorte d’urticaire fulgurant, localisé au niveau du cortex et qui ne peut se soigner qu’en grattant les touches de mon clavier).  Faut dire que je cherche les emmerdes à écouter de temps en temps cette chaine de damnés.  C’est chaque fois pareil.  C’est vrai quoi, je le sais pourtant que BFM est au libéralisme ce que KTO est au catholicisme.  Mais non, y’a rien à faire, le matin, mon café en main, faut que je zappe sur les chaines d’info.  C’est plus fort que moi.  J’suis peut-être un brin maso.

Malheureusement (ou heureusement pour vous ;-)), je n’arrive pas à retrouver la vidéo de cette prestation précise dans le bréviaire des sermons quotidiens de ce monsieur.  C’était pourtant bien hier matin, jeudi 5 avril, vers 8h25.  J’ai pas rêvé quand même, merde!  Bon, de toute manière, ce n’est pas grave, faites-moi confiance.  Ou prenez n’importe laquelle de ses chroniques et vous entendrez la même chose.  Le même discours.  La même pensée unique.  D’ailleurs, prenez n’importe quelle chronique de n’importe quel "spécialiste économique" de n’importe quel média "main stream" et vous entendrez la même messe.  L’intérêt de celle d’hier cependant est qu’elle synthétisait en à peine 30 secondes tout le "raisonnement" fielleux sur les dettes souveraines et la prétendue solution unique pour s’en sortir, la rigueur, "raisonnement" que l’on entend partout, tout le temps, vous en conviendrez.  Le tout asséné sur le ton docte, professoral et sûr de soi qui sied aux évangélistes du Dogme.

Pour tenter de nous hisser à la hauteur himalayenne de la science de ce dévot aux chevilles enflées, tentons d’étudier ce discours convenu à l’aide d’un outil mathématique de base, la logique, et plus précisément, la logique des prédicats.

Enfumage et rigueur inéluctable

Je résume son propos.  Quel que soit le résultat de l’élection présidentielle, quelles que soient donc les promesses des candidats, le prochain président n’aura pas d’autre choix que de s’attaquer au déficit public en instaurant la rigueur (vous voyez, je vous avais bien dit que c’est toujours la même soupe au TINA qui nous est servie).  Pour ceux qui vivraient sur une autre planète et qui ne connaitraient pas encore l’articulation du "raisonnement" qui amène à cette conclusion, en voici les 2 principaux syllogismes:

Syllogisme n°1

(Prémisse 1)  des dépenses publiques élevées "inquiètent" les marchés, puisque, au plus un état dépense, au plus un créancier aura peur que cet état n’ait plus assez d’argent pour lui rembourser l’argent qu’il lui doit (le fameux défaut)
(Prémisse 2)  or un prêteur inquiet intègre ce risque en augmentant le taux auquel il prête, ce qui augmente le montant des remboursements de la dette de l’état (par émission d’obligations), ce qui augmente ses dépenses et … la boucle de l’endettement vicieux est bouclée
(Conclusion) donc des dépenses publiques élevées alimentent l’endettement cumulatif de l’état, en cercle vicieux, jusqu’à tomber finalement dans le 2ème syllogisme suivant

Syllogisme n°2

(Prémisse 1)  lorsque les marchés considèrent que les dépenses publiques d’un état ont atteint un niveau de risque trop élevé, ils refusent de continuer à lui prêter de l’argent (puisqu’ils craignent le défaut sur leur créance, c’est à dire qu’ils craignent de ne pas revoir la couleur de leur argent)
(Prémisse 2)  or si un état n’a plus d’argent pour fonctionner, il fait faillite et il ne lui est plus possible d’assurer tout ce qu’un état paye, salaires des fonctionnaires, pensions de retraites, etc …
(Conclusion) donc lorsque les marchés considèrent que les dépenses publiques d’un état sont trop élevées, c’est la misère et le cataclysme assurés pour le peuple de ce pays

Conclusion générale

Voilà donc pourquoi, selon ce monsieur et tous ses pairs télévisuels, le prochain président n’aura d’autre choix que d’augmenter le serrage de quiqui du peuple français en instaurant des plans de rigueur, plans qui auraient tout avantage à s’inspirer fortement de ceux qui martyrisent les peuples grecs, espagnols, portugais ou irlandais.  CQFD.  Circulez, y’a plus rien à discuter.

Oui, mais.  Mais, heureusement pour nous, nous voici en présence d’une habileté rhétorique connue sous le nom de sophisme.  En d’autres termes, ce "raisonnement", décortiqué du point de vue du raisonnement mathématique pur, est … faux.  Ce "raisonnement" n’en est pas un.  Et pour plusieurs raisons, qui plus est.

Décorticagementationage n°1 et emprunt forcé

Tout cela semble parfaitement évident, raisonnable, logique, nan?  Et pourtant.  Quelle est LA prémisse qui n’est pas dite, qui est implicite, là, cachée quelque part au tréfonds de cette arnaque dialectique?  Répétons la 2ème prémisse du 1er sophisme: "un prêteur inquiet augmente le taux auquel il prête, ce qui augmente le montant des remboursements de la dette de l’état".  Mais, ceci ne tient la route que si et seulement si l’état emprunte au prêteur qui vient d’augmenter son taux, et qu’il lui emprunte à ce taux-là précisément!  Ce sophisme ne semble donc logique que si l’on tient pour acquis qu’un état ne peut emprunter qu’auprès des marchés privés au taux auquel ces derniers ont décidé.  Ôtez cette nouvelle prémisse cachée du raisonnement et vous verrez que tout s’effondre.

Mais imaginons.  Je ne dis pas que ce soit faisable pour l’instant (ça va venir ;-)).  Mais, juste pour la nécessité de notre démonstration, imaginons juste une seconde qu’un état puisse emprunter ailleurs que sur les marchés privés, ou qu’il puisse emprunter, sur les marchés privés, à un taux qui ne dépend pas du bon vouloir de ces dits marchés privés.  Là, vous conviendrez que des dépenses publiques élevées ne sont plus nécessairement liées à une augmentation du service de la dette.  Puisque les banques privées pourraient bien alors augmenter leur taux théorique autant qu’elles veulent sans que cela produise le moindre petit effet sur le taux d’intérêt que l’état obtient par ailleurs.

Par conséquent, toute la question est de savoir si notre supposition gratuite est réaliste.  Oui ou non, un état peut-il se financer ailleurs qu’au taux imposé par les banques privées?  Cela se peut-il ?  On comprend bien entendu que tous les suppôts du libéralisme qui nos bourrent le mou toute la journée dans les médias ne se posent même jamais la question.  Cela les dépasse bien sûr.  Cela sort de leur monde, le monde fini, délimité par les barrières édifiées par la Main Invisible.  C’est comme parler de la courbure de l’espace temps (4D) à un brave cartésien habitué aux trois dimensions spatiales classiques.  Et en plus, ils sont confortés dans leur aveuglement par la Bible, le Traité de Lisbonne, qui impose aux états de se financer auprès d’organismes privés.

Mais pourtant la réponse à cette question est bien affirmative.  Oui!  Si, si, M. Doze et consorts, il est possible pour un état de financer son déficit autrement qu’au taux prohibitif fixé par les banques privées.  Et il y a même plusieurs moyens.  Allez, récapitulons (car j’en ai déjà souvent parlé):

  1. Si on souhaite conserver l’Euro, le meilleur moyen est de changer le Traité de Lisbonne pour permettre à la BCE de prêter directement aux états au taux dérisoire auquel elle prête aux banques privées.  Mais, c’est vrai que cette solution prendra un peu de temps à mettre en place.  Va falloir changer pas mal de mentalités.
  2. Une autre solution, beaucoup plus radicale, et beaucoup plus compromettante, il est vrai, quant à l’avenir de la monnaie unique Euro, est que l’État emprunte directement (des euros) à la Banque de France à un taux proche de zéro.  Et là, c’est parti.  "Oula, attention, c’est de la monétisation de dette.  Préparez le bûcher, voici un hérétique de la plus belle espèce!"  Car c’est bien entendu totalement interdit par le traité de Lisbonne.  Mais c’est pourtant la solution utilisée tous les mois par la plupart des états dans le monde en dehors de l’Europe.  Par exemple par les États-Unis.  Qu’importe.  "Vade retro Satanas!  Qui dit création monétaire par l’état dit nécessairement hyperinflation!  Ne te rappelles donc tu point, infâme infidèle, la République de Weimar!"  Alors, nous tentons d’argumenter, pour ne pas finir brulé vif: "Cela n’a rien à voir, la structure économique aujourd’hui est complètement différente de celle de 1920, exportations, crédit, finance dérégulée, tout est différent."  Ou encore: "de toute manière, l’idée est de rester sobre et de limiter les abus. Trouver la voie étroite, mais praticable, entre instabilité privée et sur-émission publique, comme dirait Frédéric Lordon."  Rien y fait.  Pavlovien.  Mais laissons de côté le débat beaucoup trop technique sur les bienfaits d’une inflation modérée et maitrisée.  Ce n’est pas le sujet et il existe des blogs et des forums entiers dédiés à cette question, "création monétaire et inflation", pour ceux que cela intéresse.
  3. Enfin, il existe une troisième solution, un sorte de solution intermédiaire qui permet d’attendre que les négociations des nouveaux statuts de la BCE aboutissent.  Il s’agit de forcer des institutions bancaires françaises à prêter à l’état français à un taux dérisoire.  L’emprunt forcé sur les banques.  Cette solution offre en outre l’avantage de rester conforme au Traité de Lisbonne, ou en tout cas à la lettre du Traité de Lisbonne, puisque l’État emprunterait bien à … une banque privée!  Bien sûr,  on n’est carrément plus dans l’esprit du Traité, cet esprit pétri de néolibéralisme et de compétition libre et non faussée.

Entre parenthèses, et à quelques jours du premier tour de la présidentielle en France, je crois utile de rappeler que, parmi les 5 candidats donnés avec un score supérieur à 5% par les sondages, seul le Front de Gauche préconise cette solution de l’emprunt forcé sur les banques françaises:

L’emprunt forcé a déjà été utilisé à maintes reprises, à différentes époques et dans différents pays.  Par exemple, pendant la révolution française en 1793, ou François Mitterrand en 1983.  En principe, il s’agit souvent d’un emprunt imposé par l’État à tout ou partie de la population (sous la forme d’un impôt supplémentaire perçu l’année N, et remboursé l’année N+terme, avec intérêts ou non, sous la forme d’un crédit d’impôt).  D’ailleurs des économistes, qui ne sont pas connus pour être de dangereux bolchéviks assoiffés de sang de bébés tout mignons, Jean-Paul Fitoussi et Philippe Weil, le proposaient également dans un article des blogs du Monde, en septembre 2011.  Mais ici, il y a un différence.  La solution proposée par le Front de Gauche (et uniquement par eux ;-)) introduit une justice qui manque à la forme courante puisqu’il s’agirait d’un impôt forcé sur les banques privées uniquement, premiers responsables de la crise dans laquelle se trouvent les nations, et non sur les contribuables.

La beauté de l’histoire est que, s’il se trouve que certaines banques ainsi contraintes n’ont pas assez de liquidités pour assumer le prêt à l’État français, elles auront toujours la possibilité, d’après le Traité de Lisbonne, d’emprunter, comme elles le font en permanence, … auprès de la BCE au taux de 1% (chose que l’État devrait pouvoir faire, on rappelle, mais qui lui est interdit pour l’instant).  Mais cette fois-ci, elles n’en tireraient aucun profit puisqu’elles ne se sucreraient pas au passage avec un taux d’intérêt augmenté de plusieurs points entre la BCE et l’État français.  Personne n’est perdant.  Et en plus, la France honore sa signature en bas à droite (très à droite ;-)) du Traité de Lisbonne.  C’est-y pas beau ça?

Décorticagementationage n°2 et dette illégitime

Bon ben, puisque le premier sophisme est démontré, le deuxième, qui s’appuie entièrement sur le premier, n’a plus lieu d’être examiné.  En clair, si on a un moyen pour désamorcer le cycle de l’endettement perpétuel de l’État, pourquoi se faire chier à discuter du cas hypothétique du défaut de paiement et de la faillite de l’État.

Mais tout de même, une chose.  M. Doze voyons, vous vous moquez de nous.  Vous savez très bien ce qu’il advient des pays qui font défaut.  L’Histoire en regorge.  Certes, il connaitra une période de difficultés sociales sévères, mais au final, il se remettra bien plus vite et retrouvera une bien meilleure santé économique qu’un pays qui tente d’appliquer les remèdes mortifères de la troïka libérale.   Des exemples?  Mon Dieu, lesquels choisir!

Allez, prenons l’Argentine en premier.  Voici l’exemple d’un défaut de paiement non concerté, non maitrisé.  La chronologie des événements de la crise argentine de 2001, son défaut financier de 2003, jusqu’à sa remise sur pied en à peine 2 ans, est très instructive.  D’ailleurs, le Monde Diplo du mois d’Avril a sorti un très bon papier établissant un parallèle entre la crise argentine du début des années 2000 et la crise grecque de 2008 à aujourd’hui.  Le parallèle s’arrête bien entendu au moment où les chemins empruntés divergent.  L’Argentine, grâce à Nestor Kirchner, envoie le FMI et ses plans de rigueur se faire foutre (des "plans d’ajustement structurel" ou PAS que ça s’appelait à l’époque, c’était cool non?), impose une restructuration de 70% de la dette argentine aux créanciers bien heureux de pouvoir récupérer quelques menus sous, le tout sans contrepartie sociale, et redresse l’économie grâce à une relance de l’activité basée sur la dévaluation du peso (pour aider les exportations) et la mise en œuvre de vastes dépenses publiques (tiens, ça vous rappelle pas un programme politique français pour 2012?) pour la relance intérieure.  Un des résultats les plus marquants de son mandat est la réduction du taux de pauvreté qui diminue de moitié en quatre ans.  En parallèle de ça, la Grèce, elle, avec son Papandreou de malheur, a voulu suivre la voie des bons élèves de la finance inhumaine, elle s’est aplatie devant la troïka, elle a dû elle aussi finalement restructurer 70% de sa dette, mais a accepté d’imposer à sa population, en contrepartie, 9 plans de rigueur consécutifs qui ont plongé ce pays dans la misère noire et le désespoir, et ce, pour les 20 années à venir.

Et puis allez, mais vite fait – parce que je dois commencer à devenir un brin saoulant là non, ou alors vous êtes déjà complètement saoulés depuis un bon moment mais vous êtes trop poli pour oser m’interrompre, c’est sympa – un deuxième exemple.  L’Islande qui aujourd’hui, après la crise financière qu’elle a subie, conséquence également de la crise des subprimes, après avoir refusé par referendum de rembourser sa dette Icesave, après avoir entamé un processus re-constituant pour refonder sa Constitution (tiens, ça vous dit rien ça aussi?), après avoir entamé des procédures judiciaires contre divers dirigeants politiques et financiers, et bien, cette Islande se permet aujourd’hui, ou plutôt le mois dernier (le 12 mars très exactement), l’effronterie de rembourser par anticipation 228 millions d’euros d’obligations au FMI.  Sa note remonte chez les 3 petits cochons de la notation financière (j’ai nommé Moody’s, Standard And Poor’s et Fitch), et les banques de nouveau veulent lui prêter de l’argent.  Alors, M. Doze une petite chronique là-dessus, sur l’effet stimulant pour l’économie d’envoyer se faire foutre les banques et leurs organisations internationales?

Ah oui, et cerise sur le gâteau, il n’est pas indispensable d’attendre d’être en défaut avéré, d’avoir le couteau de la Commission européenne, ni le sabre du FMI, ni la hache de la BCE sous la gorge, pour imposer la restructuration d’une dette souveraine!  Allo, M. Doze, vous êtes toujours là?  Je vous donnerai juste un nom, non, 2 noms, nom de nom: Équateur et Rafael Correa.  Un pays et son président.  Un exemple réussi d’audit citoyen de dette publique qui a montré que de nombreux prêts avaient été accordés en violation des règles élémentaires du droit international, faisant ipso facto d’une grosse partie de cette dette, une dette illégitime qui n’a donc jamais été remboursée.  Quel bol d’air!  Le tout dans la plus grande légalité, sans effusion de sang, sans même de rupture des relations financières avec l’Équateur.  Les banques privées continuent de "travailler" avec ce pays.  En même temps, "les capitalistes vendront même jusqu’à la corde pour les pendre", comme disait Lénine.

Le paradoxe du gruyère et le courage de la serpillère

Je terminerai donc avec ce clin d’œil, un syllogisme connu sous le nom de paradoxe du gruyère:

Plus il y a de fromage, plus il y a de trous ;
or plus il y a de trous, moins il y a de fromage ;
donc plus il y a de fromage, moins il y a de fromage.

Bon, là c’est gros.  Et celui-ci est faux pour d’autres raisons.  Il ne s’agit pas d’une prémisse cachée faussement implicite.  Peu importe.  Il est révélateur de la méthode.  Attention aux syllogismes qui ont l’apparence du vrai, qui ont l’odeur du vrai, qui ont le goût du vrai, mais … qui sont faux.

Voici la propagande de M. Doze: le prochain président de la République devra montrer beaucoup de courage en osant mettre en place les plans de rigueur qui sont nécessaires au pays pour lui éviter le piège de l’endettement exponentiel.  Du courage!  Le mot est souvent prononcé par ce pleutre.  De même que par MM. Sarkozy, Bayrou et Hollande d’ailleurs.  Le courage de faire les mêmes plans de rigueur que tous les autres.  Le courage de faire comme Papandreou.  Le courage de faire ce qui est imposé par la Commission Européenne et le FMI.  Le courage de dire "oui, d’accord, mais pas sur la tête s’il vous plait, pas trop fort, aïe".  Le courage de la capitulation.  Voire, le courage de la collaboration.  Le courage de mettre son peuple dans la misère pour se préserver une bonne image auprès des institutions financières.  Le courage de ne pas inquiéter les marchés.  Le courage de baisser la tête.  Le courage de se coucher.  Le courage de la serpillère.

Je suis d’accord.  Le prochain président devra être fort et montrer du courage.  Mais parlons plutôt du courage  de Kirchner ou de Correa.  Le courage de faire autrement, de refuser les plans de rigueur.  Le courage de creuser un autre chemin.  Le courage de tenir tête à la Commission, à la BCE et au FMI.  Le courage de dire "non, allez vous faire voir", le courage d’affronter les institutions financières de front.  Le courage de rendre les coups.  Le courage de rester debout, de garder la tête droite, de lever le poing.

Le courage de la résistance!

3 réflexions sur “Le paradoxe du gruyère et le courage de la serpillère

  1. Moi, en Suisse je n’ai pas BFM TV mais j’ai le sévisse publique. Je lis aussi les grands médias sur Internet pour voir où souffle le vent de la pensée unique. Heureusement, sur le oueb, il y a aussi plein de sites pleins d’informations qu’il suffit de recouper intelligemment.
    Savez-vous comment la France a pu financer sa reconstruction pour aboutir aux "trente glorieuses" ? Pas sur les marchés évidemment. D’ailleurs De Gaulle détestait la finance au moins autant que Mélenchon.
    http://www.netoyens.info/index.php/contrib/25/11/2011/triple-a-mon-amour

  2. M’enfin faut pas regarder BFM TV. Ça gâte l’estomac, ça donne des excès de bile, c’est mauvais pour l’hygiène intellectuelle parce que ça brouille le cerveau (surtout l’hémisphère gauche) et surtout ça ne sert à rien d’autre qu’à se mettre en colère.

    Docteur Partageux te prescrit une mesure de désintoxication sévère : diète totale de cinq ans mini. Interdiction absolue de prendre la moindre infusion de BFM radio ou TV avant la fin de la cinquième République.

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