Dérive a-démocratique de l’union européenne

Dans la continuité de mes précédents messages sur la dérive a-démocratique de l’union européenne, juste un petit extrait des mesures de « sauvetage » imposées par la troïka UE-FMI-BCE à la Grèce contre l’avis et l’intérêt de son peuple depuis 2010:

Fonction publique

  • Gel ou réduction (jusqu’à 20 %) des salaires.
  • Abolition des 13e et 14e mois.
  • Suppression de 150 000 postes d’ici à 2015 sur un total de 700 000 emplois.

Retraites

  • Amputation des pensions de 7 % en moyenne.
  • Recul de l’âge de départ à la retraite de 60 à 67 ans d’ici à 2014.

Protection sociale

  • Suppression des allocations de solidarité pour les chômeurs de longue durée, les salariés à faible revenu, les retraités, les paysans, etc.
  • Réduction de celles des handicapés.

Fiscalité

  • Hausse de la TVA de 13 % (avant la crise) à 23 %.
  • Création d’un impôt de solidarité de 1 à 4 %, en fonction des revenus, et d’un impôt supplémentaire de 3 % pour les fonctionnaires.

Privatisations (d’ici à 2012)

  • Mise à l’encan des terrains publics dans des zones touristiques ;
  • vente de 10 % d’OTE, la société nationale de téléphonie, à son actionnaire principal, Deutsche Telekom ;
  • cession de la part de l’Etat dans la Banque postale (34 %), dans le port du Pirée (75 %), dans le port de Salonique (75 %) ;
  • privatisation d’une partie des actifs publics dans la Loterie nationale, dans les sociétés nationales de gaz, d’électricité et d’exploitation minière, dans les autoroutes, la poste, etc. (…)

Un très bon édito de Sege Halimi dans le Monde Diplo de Juillet sur le sujet.  Juste 2 extraits:

« Comment imaginer que l’idée européenne sortira grandie de se trouver ainsi associée à une camisole de force, à un huissier étranger qui s’empare de vos îles, de vos plages, de vos Haras nationaux, de vos services publics pour les revendre au privé ? Depuis 1919 et le traité de Versailles, qui ignore ce qu’un tel sentiment d’humiliation populaire peut déchaîner de nationalisme destructeur ? »

« Le Honduras a créé des zones franches où la souveraineté de l’Etat ne s’applique pas (13). L’Europe institue à présent des « sujets francs » (économie, social) à propos desquels le débat entre partis politiques s’évanouit, puisqu’il s’agit de domaines de souveraineté limitée ou nulle. La discussion se concentre alors sur les « thèmes de société » : burqa, légalisation du cannabis, radars sur les autoroutes, polémique du jour à propos de la phrase malencontreuse, du geste impatient, du juron d’un homme politique étourdi ou d’un artiste qui a trop bu. Ce tableau d’ensemble confirme une tendance déjà perceptible depuis deux décennies : la délocalisation du pouvoir politique réel vers des lieux d’apesanteur démocratique. Jusqu’au jour où l’indignation éclate. Nous y sommes. »

Sur ce dernier point je suis malheureusement moins optimiste que M. Halimi.  Je ne pense pas que nous y sommes.  En effet, encore faudrait-il que cette indignation se canalise vers une traduction politique alternative radicale et ne reste pas cantonnée à une occupation stérile de grandes places européennes.

Allez, je rends l’antenne pour une bonne rasade de DSK le martyr, de faits divers glauquissimes et de mariage princier.

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