Quels scientifiques du COVID-19 croire ?

Vous avez remarqué ? Il y a d’une part les gens raisonnables qui « sont du côté » de la science et d’autre part, nous, les antivax, rassuristes, complotistes, platistes, gilets jaunes, débiles, suppôts de l’extrême droite étasunienne (à notre insu) , des Q et de Poutine (en toute connaissance de cause), qui voient des reptiliens pédophiles de partout.

Rares sont les journées où on ne subit pas, sur les plateaux, les réseaux ou au boulot, quelque insulte condescendante, ou au minimum une fin de non recevoir méprisante, de la part de l’un des adeptes de la foi covidienne. Pour ces fidèles intégristes, seuls les scientifiques qui murmurent à l’oreille des gouvernements occidentaux sont dignes d’écoute. Ça tombe bien, c’est le camp dominant politiquement et médiatiquement. Ces scientifiques, médecins de plateau et autres éditocrates experts stipendiés, envahissent en effet tous les médias de la classe dominante, et il devient impossible pour le quidam moyen d’entendre une autre science que celle ânonnée quotidiennement par les évangélistes du culte.

Le récit de la secte gouvernementale est ainsi largement diffusé et soutenu. Pour faire simple, tout ce qui, politiquement, constitue le cœur de la démocratie libérale bourgeoise, aux commandes en France depuis le 9 thermidor, c’est à dire depuis plus de 2 siècles (à part quelques courageuses parenthèses écrasées comme il se doit dans des bains de sang), se tient uni derrière le discours occidental. En première ligne, le poudré et ses petits marquis.

Cependant, à mon immense regret et étonnement, un nombre non négligeable de partis, de responsables, et, de manière plus inquiétante, de militants et sympathisants désorientés des partis de gauche, NPA, PC et autre FI, adhèrent également à la doxa universelle. Bien sûr, ils restent dans l’opposition et ils chipotent donc, comme il se doit, sur la taille des masques, l’âge souhaitable de l’inoculation de masse, et le poids des chaines. Mais il semble que pour ces « gauchistes » des temps nouveaux, l’analyse matérialiste, qui devrait pourtant s’imposer dans cette période de tournant civilisationnel historique, n’est plus de mise. Qu’est-ce qu’on en a à foutre des conflits d’intérêts, du lobbying et de la corruption, de la main mise du grand capital sur la recherche, l’industrie, et les revues scientifiques, de la promiscuité des classes dirigeantes, de l’uniformisation des esprits et des parcours scientifiques ? De toute façon, K. Marx était un complotiste, nan ?

Ce petit billet leur est spécialement dédié. Camarades de gauche égarés, vous vous revendiquez de la vraie science ? Très bien, voyons « vos » scientifiques et comparons-les aux autres, ceux qui ont une vision toute différente de la situation mais que, pour le plus grand malheur de notre camp, vous ne voulez même pas considérer.

Je n’aime pas trop les classements en tout genre qui mettent les uns en compétition avec les autres. Surtout qu’ils ont aussi leurs biais. Mais, on doit bien se battre avec les armes que l’on a. J’ai donc regardé comment sont notés par leurs pairs certains des scientifiques les plus médiatiques des deux « camps » dans le champ de la recherche. Pour cela, un outil (très imparfait mais) simple, Google Scholar, qui inventorie les articles, les thèses universitaires, les citations ou encore les livres scientifiques.

Pas le temps d’entrer dans les détails (et puis, il y a les journalistes pour faire ce boulot nan? non, j’déconne 😉 ), même si le diable s’y cache. Tant pis, l’artillerie lourde, ça a du bon quelquefois.

Le « charlatan » Raoult comparé aux médecins français de plateaux

Commençons tout de suite avec celui par qui les fondations du château se sont écroulées dès le début de l’épidémie. Celui que toute l’oligarchie, suivie comme souvent par la bourgeoisie éduquée des centres villes, adore dénigrer. Voici tout d’abord son profil Google Scholar :

En face, parmi les médecins qui écument les plateaux télé et monopolisent les interviews papier, j’ai retenu ceux que je vois le plus souvent sur mes propres médias (je regarde très peu les médias capitalistes). Dites-moi si j’en oublie des importants, ou vous pouvez faire la recherche par vous même sur Google Scholar.

Et parmi ceux-là, seule Karine Lacombe semble avoir un profil Google Scholar :

Certes Raoult n’a pas sa photo en ligne, preuve s’il en fallait qu’il est bien de droite, mais est-il vraiment utile de commenter les chiffres liés aux publications ? Un indice h de 196 pour l’un (dans la cour des grands scientifiques au niveau international, voir plus loin), contre à peine 40 pour l’autre. 33 fois plus de citations pour Raoult que pour Lacombe. Etc, arrêtons le massacre.

Regardons aussi le nombre d’articles publiés par chacun. Pour Raoult, 8620 :

En face, j’ai recherché bien sûr, d’abord Jean-François Delfraissy, en tant que celui qui parle le plus à l’oreille de l’ado arrogant, puis Karine Lacombe, Martin Blachier, Eric Caumes et Philippe Juvin (je sais qu’il y en a d’autres, amusez-vous si cela vous tente). On a donc :

Ces 5 scientifiques auxquels les français se fient aveuglément pour tout ce qui concerne leur santé, et maintenant pour leur vie sociale également, qui défilent quotidiennement sur les écrans du CAC40, et qui n’ont de cesse de dénigrer, ostraciser et insulter Didier Raoult ont donc, à eux tous, publié autant que ce dernier tout seul (8800 contre 8600). En particulier, le vieux beau du conseil scientifique avec sa chemise ouverte sur son poitrail velu, Jean-François Delfraissy, affiche péniblement 1200 articles, et il se permet de discréditer le doc marseillais ! Ce serait juste risible si cela n’était aussi rageant.

Pour être complet sur le « charlatan » jalousé, je vous mets également, pour l’avoir sous la main, son CV en ligne.

Les grands scientifiques internationaux inconnus en France

On ne peut pas parler sérieusement de recherche sur le COVID au niveau international, sans faire référence bien sûr à celui qui est probablement le scientifique le plus reconnu au monde en recherche épidémiologique clinique, John P.A. Ioannidis, Professeur de Médecine à Stanford University. Ses domaines de prédilection : meta-research, clinical epidemiology, evidence-based medicine, research methods, meta-analysis.

Voici sa fiche Google Scholar, impressionnante :

Vous lisez bien, un h index de 219 et 380 447 citations.

Comme je crois que je n’ai jamais entendu ce nom dans les journaux télévisés (que je regarde très peu, il est vrai, j’ai donc pu le rater), voici un résumé des principales positions de cet immense chercheur en juillet 2021 sur le COVID-19 :

  • Le zéro COVID n’est pas possible
  • Le COVID est devenu endémique
  • Le COVID a fait de nombreux morts, mais ce ne sont pas les prédictions « apocalyptiques » faites par les premiers modèles. Le taux de mortalité par infection (IFR) de COVID varie d’une région à l’autre, mais l’IFR mondial est de 0,15%
  • Si nous utilisons une protection ciblée pour prévenir l’infection et la mort de ceux qui sont très vulnérables à la maladie, alors l’endémicité signifie que le SRAS-CoV-2 peut ne pas être plus virulent que la grippe saisonnière
  • 40 à 70 % des personnes se porteraient mieux si elles étaient infectées par le SRAS-CoV-2 que par la grippe
  • Nous devons examiner plus attentivement les événements indésirables causés par les vaccins, car il s’agit de nouvelles technologies, de nouveaux vaccins et ils ne relèvent que d’une autorisation d’utilisation d’urgence (AMM conditionnelle en France)
  • L’inégalité sociale, l’iniquité, la pauvreté et le racisme sont au centre de la pandémie [NDLR: curieux pour quelqu’un prétendument de droite]. Si nous nous en occupons, nous pourrons faire face à la pandémie (et à de nombreux autres problèmes de santé) de manière très efficace
  • L’Imperial College a publié deux modèles avec deux affirmations différentes. Le modèle qui correspondait le mieux à l’analyse a montré que les confinements n’avaient aucun avantage, mais la revue Nature a choisi de publier le modèle le moins robuste montrant que les confinements avaient un avantage.
  • Par rapport à la Suède et à la Corée du Sud qui n’ont pas utilisé de mesures draconiennes, d’autres pays qui ont fermé ont fait pire
  • Il a été prouvé que les modèles de prévision sont défectueux
  • Les interventions non pharmaceutiques (verrouillages, masques faciaux, distanciation sociale) auraient dû être testées avec des essais contrôlés randomisés pour voir leur efficacité, mais les gouvernements ne se sont appuyés que sur des modèles
  • Les mesures contre les coronavirus mises en œuvre par les gouvernements ont entraîné des décès massifs et l’augmentation d’autres problèmes de santé
  • Nous avons de nombreux traitements efficaces pour le COVID-19

Re-lisez bien les 2 derniers points (en gras), vous, les doctes donneurs de leçon, pro confinement, masquage, enfermement et vaccination générale. Alors quoi ? Le considérez-vous également comme un autre charlatan complotiste débile qui ne sait pas de quoi il parle, avec ses plus de 23 000 articles ? Vous préférez écouter et faire confiance à Delfraissy et Caumes ?

Et puis, je ne résiste pas à l’envie de citer également un autre scientifique international de haut vol aux positions bien différentes de nos besogneux français. Il s’agit de Peter A McCullough, dont voici la fiche Google Scholar :

65 300 articles et d’un coup, le voici qui, si l’on suit vos délires complotistes, se serait perdu en plein pétage de slip ? C’est ça votre théorie ? Voici ce qu’il dit, prenez le temps de l’écouter (ou de lire les sous-titres si vous ne comprenez pas l’anglais) :

Je m’arrêterai là, avec ces 3 grands noms de la médecine et des épidémies, Raoult, Ioannidis et McCullough, même si j’en ai d’autres sous le coude. En fait, après tout ce temps passé à lire, écouter, m’informer sur cet épisode d’envergure civilisationnelle (je ne parle pas de l’ampleur sanitaire mais des décisions politiques qui ont été prises), j’en suis à me demander s’il existe réellement des scientifiques de niveau mondial en recherche médicale qui soutiennent le discours occidental relayé dans les médias et décliné dans les politiques nationales ? Quelqu’un pourrait-il me donner un nom ? Même le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, n’a pas le niveau de ceux que je viens de citer (je vous laisse faire la recherche Google Scholar).

Maintenant, honnêtement, d’après vous, de quel côté est vraiment la science ?

De mon point de vue (longuement et profondément élaboré), il me semble indéniable pour tout personne de bonne foi que les scientifiques en vue en Occident, ceux auxquels vous faites toute confiance, ceux dont vous relayez le discours, sont beaucoup moins prolixes en recherche que ceux que les « complotistes » écoutent.

Pourquoi ne pas le reconnaitre ? Pourquoi ces œillères ? Parce que ces scientifiques de haut vol seraient de droite, selon Libé ou le Monde ? Plus de droite que Delfraissy ou Lacombe ? En fait, c’est peut-être bien le cas, je n’en sais trop rien, car c’est malheureusement le lot de beaucoup de gens sur terre (sinon, il n’y aurait plus de capitalisme). Mais à la fin, qu’est-ce qu’on en a vraiment à foutre ? Refuseriez-vous le diagnostic ou les conseils de votre garagiste ou de votre coach de boxe sous prétexte qu’ils votent à droite ?

Bref, au moins, si vous êtes encore ici à lire ces dernières lignes, c’est qu’il reste un espoir et que vous n’êtes pas complètement perdu pour la gauche.

Quoi qu’il en soit, une chose est sûre. Cette « crise de la science » aura de graves conséquences dans l’opinion publique à long terme. Combien de personnes vont sortir de cette histoire en remettant en cause par exemple le principe de la vaccination en général ou le réchauffement climatique ?

C’est l’histoire de Pierre et le loup.

Allez, je dois vous quitter. Je vais me faire vacciner … comme tous les ans, contre la grippe 😉

Inefficacité des mesures politiques de restrictions de liberté contre l’épidémie de covid

Depuis le début de l’hystérie covid, nos gouvernements, je veux dire principalement les gouvernements du monde occidental, ont décidé à l’encontre de tous les plans qui avaient été prévus et établis pour anticiper de tels événements pandémiques, d’imposer des mesures restreignant plus ou moins, selon les pays, nos libertés individuelles et collectives.

On savait avant le covid et on sait toujours aujourd’hui (nombre d’études sont parues qui valident ce fait, voir par exemple l’étude de John Ioannidis) que la plupart de ces dispositions sont, sur le plan sanitaire, totalement inutiles, voire délétères pour certaines d’entre elles.

Pourtant, une grande majorité de gens continue d’adhérer à cette fable. Certains fidèles parmi les plus exaltés vont même jusqu’à remercier nos bons gouvernants d’avoir su sauver des vies grâce à leurs décisions politiques appropriées. L’ignorance et la foi …

Je voulais tirer les choses au clair pour moi-même une bonne fois pour toutes. Voici donc quelques graphiques compilant des données européennes (je me suis limité à l’Europe, car le covid est essentiellement une crise du monde occidental) qui devraient (pourraient?), je l’espère, faire douter sensiblement quelques agnostiques, étant entendu que les ayatollahs de la secte covid doivent être (temporairement) considérés comme perdus pour la raison. En tous cas, à moi, ils me paraissent tout à fait éloquents, ces graphiques. Les données source sont tirées du site ultra-complotiste Our World In Data que tous les gouvernements et médias utilisent.

Pour ce petit billet rapide, je me suis intéressé à deux groupes de quatre pays chacun. Le premier, que j’appellerai les nordiques, est composé de :

  • la Norvège,
  • la Finlande,
  • le Danemark
  • et la Suède.

Et le second groupe, que j’appellerai par décence « les autres », est composé de :

  • la France,
  • l’Espagne,
  • la Belgique
  • et l’Italie.

Mortalité estampillée COVID (rappels)

Pour commencer, voici un petit rappel de la mortalité associée (à tort ou à raison, ceci est un autre débat) au covid. J’ai pris ici les données d’un autre site de platistes reptiliens, celui de l’OMS. Tout le monde pourra constater encore une fois qu’il n’y a pas photo entre ces 2 groupes quant à la mortalité déclarée covid.

Dans le groupe des nordiques, seule la Suède avec 145 morts pour 100 000 habitants obtient un chiffre supérieur à 100 morts pour 100 000). Cependant, même elle, reste mieux classée que tous les pays de l’autre groupe.

Indice de confinement du site OWID

Voyons donc maintenant les niveaux d’enfermement que ces différents pays ont subi pendant cette période dystopique (qui marquera probablement l’histoire). C’est précisément ce que tente de tracer « l’indice de confinement et de santé » inventé, publié et géré par l’Oxford Coronavirus Government Response Tracker (OxCGRT), un groupe de chercheurs de la Blavatnik School of Government de l’Université d’Oxford.

Il s’agit d’une mesure composite agrégeant 13 indicateurs quotidiens sur les niveaux d’interdiction / restriction mis en place par les gouvernements :

  • fermetures d’écoles
  • fermetures de lieux de travail
  • annulation d’événements publics
  • restrictions sur les rassemblements publics
  • fermetures de transports publics
  • confinement à domicile
  • campagnes d’information publiques
  • restrictions sur les mouvements internes
  • contrôles des voyages internationaux
  • politique de test
  • étendue du suivi des cas contacts
  • port du masque
  • et la proposition vaccinale.

Malheureusement, ils n’ont pas (encore?) agrégé d’indicateurs sur l’obligation vaccinale ou l’obligation d’un pass sanitaire. J’espère que cela sera fait.

Indice de confinement global

Une fois ces 13 indicateurs quotidiens mixés (suivant une formule magique, certes sujette à discussion, mais identique pour tous les pays), on obtient pour chacun des pays un index composite global variant de 0 (aucune restriction de liberté) à 100 (l’enfer orwellien), qui, après téléchargement en local et un peu de triturage dans un tableur, nous donne le graphique suivant :

Dans le graphique ci-dessus (comme dans tous les autres graphiques qui suivront) les pays sont rangés (en abscisse) du niveau de mortalité le plus fort, la Belgique, à gauche, vers celui à la mortalité la plus faible, la Norvège, à droite.

Les pays du club nordique, à droite, ont une moyenne (en bleu) sur les presque 2 années écoulées plus faible que les autres pays, indiquant que les pays nordiques ont imposé moins de contraintes à leurs populations. La France, la Belgique et l’Italie ont été les plus liberticides avec un indice qui a dépassé certains jours les 75 (Max en jaune). L’Italie culmine même avec un indice maximum qui dépasse les 85. Dans le groupe des nordiques, la Finlande gagne le pompon avec une moyenne d’à peine 42 et une valeur maximum de 58. La Suède se classe seconde avec une moyenne de 48 et une valeur max de 64.

Mais il est assez difficile de se faire une idée claire de ce que cet indice artificiel composite représente réellement en termes de restrictions de libertés. Le mieux est encore d’entrer dans les détails. Les 13 indicateurs composant l’indice global peuvent être examinés séparément. Étant donné le temps que cela prend, et vu que j’ai une vraie vie en dehors des chiffres, je n’ai fait le travail que pour 3 indicateurs :

  • le port du masque
  • les mesures de confinement
  • et les mesures de couvre-feu

Mesures de port du masque

Il est clair que les pays du club nordique ont été beaucoup plus souples sur le port du masque que les autres.

A part le Danemark qui a atteint certains jours le niveau 3 (masque obligatoire dans tous les lieux publics), les autres pays du club du Nord n’ont jamais dépassé le niveau 2 (masque obligatoire dans quelques lieux publics). Les pays de l’autre groupe ont quant à eux presque tous (manque la Belgique) atteint le niveau maximum du classement, le niveau 4 (masque obligatoire partout en dehors de la maison). En moyenne, les pays du Nord se situe globalement autour du niveau 1 (masque recommandé) et l’autre groupe au dessus du niveau 2. Notez le score exceptionnel de la Suède avec une moyenne sur 22 mois de 0,44 / 4.

Mesures de confinement

Là encore, aucun pays du groupe nordique n’a jamais dépassé le niveau 1 (recommandé) alors que tous les pays de l’autre groupe ont atteint le niveau 2 (obligatoire sauf pour produits de première nécessité).

Mesures de couvre-feu / restrictions de déplacement

Pour ce dernier chapitre, notons les moyennes largement inférieures au niveau 1 (restriction de mouvement recommandée) pour tous les pays nordiques. Enfin, les 4 pays de notre pauvre groupe ont atteint le niveau maximum, le niveau 2 (restrictions de mouvements imposées par la loi).

Conclusion

En conclusion, les quatre graphiques ci-dessus montrent nettement des barres beaucoup plus basses dans la partie droite (les pays nordiques à la faible mortalité) qu’à gauche (les pays à la mortalité élevée).

Il semble donc légitime d’affirmer, une nouvelle et dernière (?) fois, sans aucune discussion possible, que la mise en place des mesures restrictives de liberté n’a eu aucune influence positive sur la mortalité associée au covid. En effet, les quatre pays du groupe nordique, qui ont imposé moins de restriction de libertés que les autres, s’en sortent nettement mieux avec une mortalité bien inférieure. Je suis bien conscient qu’il existe bien des facteurs qui influent sur la mortalité au sein d’une population, mais si les mesures liberticides avaient réellement un impact positif sur la mortalité, cette impact ne serait-il pas visible entre 2 pays tels que, par exemple, le Danemark et la Belgique ?

Or, c’est plutôt un impact, ou une corrélation inverse que l’on voit. Un esprit mal tourné (par exemple un chroniqueur de BFM) pourrait même affirmer, après une lecture simpliste de ces graphiques, que les gouvernements qui ont imposé des mesures liberticides beaucoup plus contraignantes ont aggravé la mortalité associée au covid.

Mais ce n’est pas notre genre 😉 , n’est-ce pas ?

Efficacité de la « vaccination » covid contre les formes graves

Si tout le monde, en tous cas tous les gens informés, sérieux et de bonne foi, s’accordent aujourd’hui à reconnaitre que, avec l’explosion des variants, l’efficacité de la « vaccination » contre la contraction et contre la transmission du virus, bref contre sa propagation, ne vaut plus tripette, certains s’accrochent encore à l’idée, ou l’espoir, qu’elle constituerait toujours un rempart solide contre les formes graves de la maladie.

On entend d’ailleurs toujours à ce propos, de la part des ayatollahs de la vaccination de masse, dans un effort dérisoire pour tenter encore d’étayer cette affirmation pourtant contraire à tout ce qui se passe dans les autres pays fortement vaccinés, le chiffre magique de 84% ou 90%. La proportion de personnes non vaccinés en réanimation dans nos hôpitaux représenterait, selon eux, 90% de l’ensemble des personnes en réanimation pour covid. Étant donné qu’aucune statistique, à mon grand désespoir, n’existe sur les grands sites de tracking covid (géodes, oms, world in data, par exemple) qui répartisse les indicateurs selon le statut vaccinal, je suppose (je ne vois que ça) que ce chiffre provient de l’étude de la DREES du 29 juillet concluant que 84 % des personnes hospitalisées n’étaient pas vaccinées. Cette étude me parait tellement foireuse que je cherche toujours, en l’absence d’indicateurs réguliers officiels, à confirmer ou infirmer cette affirmation par d’autres moyens. Les injections inoculées en Occident sont-elles, oui ou non, efficaces contre les formes graves de la maladie ?

Ceci n’est pas une étude statistique sérieuse. Juste quelques points de repère.

J’ai pris quelques pays européens, avec un niveau de vie sensiblement équivalent, et par conséquent, je suppose (même si je ne suis pas allé vérifier un à un tous les pays considérés), un système de santé à peu près du même niveau. Mais j’ai voulu m’intéresser à des pays avec un taux de vaccination très différent. Mon choix s’est donc porté sur :

  • un premier groupe composé de la Belgique et l’Espagne, avec un taux de personnes complètement vaccinées de l’ordre de 70%, le groupe des « très bons élèves » de la folie covid
  • un deuxième groupe composé uniquement de la France, bon élève de la doxa avec un taux de vaccination de l’ordre de 60%,
  • et un dernier groupe, le groupe des « cancres », composé de la Slovénie et de la Serbie, dont la population est vaccinée à hauteur de 40%

Et voilà maintenant les courbes d’entrées en réanimation et de décès covid pour ces pays. (La Serbie ne remonte pas ses stats de réanimation.) Franchement, si vous y voyez un quelconque effet de la vaccination, vous êtes vraiment tout à fait de mauvaise foi, probablement un médecin de plateau télé, ou un membre de la REM (ah merde, c’est les mêmes).

Où on voit que la Slovénie, du groupe des « cancres » de la vaccination, est le pays qui a le moins d’entrée en réanimation par habitant.

Où on voit que l’Espagne, championne de la « vaccination » est également championne du nombre de décès par millions d’habitants.

Maintenant, vous pouvez toujours essayer de vous convaincre que, pour les pays vaccinés, les courbes de réa et de morts, qui collent pourtant de très près à celles des pays beaucoup moins vaccinés, ne contiennent en fait que des personnes non vaccinées. Vous pouvez également croire que la marmotte, elle met le chocolat dans le papier d’alu. La foi est un mystère au delà de toute raison.

A vous de vous forger votre conviction.

Moi, c’est fait !

Source : Our World in Data

Mortalité en France, avec le covid (non traité)

J’ai déjà parlé de mortalité ici, depuis que cette histoire de covid dirige toute notre vie. Comme par exemple dans ce billet en avril dernier.

Voici un petit point d’avancement rapide pour les 6 premiers mois de l’année 2021.

Je ne regarde ici que les données brutes de mortalité toutes causes confondues extraites de l’INSEE, sans prendre en considération aucun des (nombreux) facteurs d’ajustement qu’une véritable analyse statistique se doit de faire (voir par exemple les analyses de Pierre Chaillot sur Décoderléco). Ici, pas d’ajustement par rapport à la pyramide des âges, on ignore l’effet moisson, on écarte les pathologies non ou mal soignées à cause des mesures de restriction ainsi que les effets des détresses psychologiques dues à la psychose covid, et on cache bien sûr les morts Rivotril (sachant qu’il faut 1 ou 2 ampoule dans le cadre d’une fin de vie) :

Une analyse fine de la mortalité qui prendrait en considération tous ces facteurs correctifs ne pourrait que diminuer ces chiffres. Mais ce billet, c’est du rapide, du brut, du fast data …

Déjà, le nombre de morts bruts en France, toutes causes confondues, par mois jusqu’en juin (l’INSEE n’a pas encore mis en ligne le chiffre de juillet 2021) :

La surmortalité brute de 2020 par rapport à 2019, qui était de l’ordre de 55 000 morts supplémentaires (670 mille contre 615 mille), semble, pour les 6 premiers mois de l’année 2021, légèrement moindre qu’en 2020, avec 24 000 (338 000 – 314 000) morts de plus qu’en 2019 (ce qui est moins que la moitié de 55 000).

Comme je l’avais déjà noté, il y a donc toujours un énorme écart entre la surmortalité calculée de la période covid (2020-2021) par rapport à l’avant covid (2019) et le chiffre officiel annoncé des morts du covid. Surmortalité de 55 000 pour 2020 plus 24 000 pour les six premiers mois de 2021, soit un total de 79 000, contre 112 000 estampillés covid au 31 juillet 2021 :

Si on veut arriver à la même mortalité qu’en 2019, il faut donc en conclure que, pendant la période covid, 33 000 vies auraient été sauvées de la mort sur les autres facteurs de mortalité. C’est juste inespéré et à investiguer (pour renouveler) 😀

Pour en revenir à l’INSEE, on remarque que cet été, comme l’été dernier, a été très calme. On a même moins de morts en juin et juillet 2021 qu’en 2019 (avant covid) !

Toujours concernant cet été, voici la répartition de la mortalité par rapport à l’ensemble du territoire. En bleu, les départements sur lesquels la mortalité a diminué :

Enfin, ce dernier graphique, très intéressant, qui compare, par rapport à l’année 2019, la mortalité des 6 tranches d’âge considérées sur 4 grandes phases d’épidémie :

  • printemps 2020 (mars-avril) = bleu très foncé
  • automne 2020 (sept.-déc.) = bleu moins foncé
  • hiver 2021 (janv.-mai) = bleu clair
  • été 2021 (juin-juil.) = bleu très clair

Vous noterez le saut de la phase été 2020 (mai-aout). Pourquoi ? Serait-ce parce que le nombre de décès étaient trop faible ? Bref :

Ce que, personnellement, je retiens de ce graphique :

  1. Depuis le début de l’épidémie, la mortalité des jeunes (moins de 25 ans) a diminué par rapport à 2019, quelle que soit la phase considérée, pour une diminution globale d’environ 3%
  2. Cet été (bleu très clair), toutes les tranches d’âge ont vu une diminution de leur mortalité par rapport à 2019, à part la tranche 65-74 ans (mais même la mortalité des plus de 75 ans et des plus de 85 ans a diminué!)
  3. Sur les 6 premiers mois de l’année (les deux bleus clairs), l’année 2021 a été moins mortelle que 2019 pour les tranches d’âge jusqu’à 50 ans et n’ augmenté que de 2.5% pour la tranche 65-74 ans
  4. Il semblerait que, pour toutes les tranches d’âge, les surmortalités diminuent à chaque phase (conformément à ce que beaucoup d’épidémiologistes décrivent comme la pente naturelle de ce genre d’épidémies)
  5. Il est difficile de voir un quelconque effet « vaccin » par rapport à ces chiffres

Je rappelle pour terminer que, en outre, tous ces morts, c’est sans soigner ! Juste en appliquant la politique sanitaire criminelle 3D, Domicile-Doliprane-Décès, qui consiste à attendre la détresse respiratoire pour enfin tenter quelque chose au niveau de l’hôpital, ce qui est bien souvent beaucoup trop tard. Imaginez que ces 80 000 morts aient eu la possibilité d’avoir un traitement précoce de leur médecin traitant avant que de les envoyer en réanimation, les poumons complètement cramés, ou avant que de leur refiler un dose de Rivotril, seuls dans leur EHPAD, et imaginez que ces traitements ne soient efficaces que, même à, disons 50% (au lieu des 65% d’amélioration en moyenne d’après les études, que ce soit pour l’HCQ ou l’IVM). Ça nous fait quand même 40 000 vies que l’on aurait peut-être pu sauver.

Franchement, étant donné l’innocuité avérée des ces molécules, je n’arrive toujours pas à comprendre ce que ça coutait de tenter le coup, à part bien sûr beaucoup d’argent aux actionnaires des labos pharma, ni à pardonner de ne pas l’avoir tenté pour les uns (gouvernants), ou défendu pour les autres (opposition de gauche, FI, PCF, NPA).

J’espère que les comptes seront faits.

Pourquoi je refuse de me faire « vacciner » ? Parce que de gauche !

Raison n°1 : la défiance à l’égard de la classe dirigeante

Les puissants n’ont cessé de nous mentir, sur tout, depuis le début. Les puissants, entendre les gouvernants, dirigeants, médiacrates, experts de plateau, bien pensants de tous poils, bref toute la bourgeoise cathodique traditionnelle. Quant aux labos pharma, le moins que l’on puisse dire c’est que ce sont des multirécidivistes de l’arnaque, voire du crime sanitaire.

Pourquoi donc aujourd’hui, sur cette histoire de « vaccins expérimentaux anti-covid » les choses seraient-elles différentes ? Pourquoi, soudainement animés d’un amour irrépressible de leur prochain, les tenants de l’ordre bourgeois se mettraient-ils à agir dans notre intérêt ? S’ils disent que leur campagne d’essais cliniques mondiale de produits à ARNm et à Vecteur Viral est la solution, permettez-moi donc d’en douter et de penser qu’au contraire cela fait partie du problème.

Faire confiance à la classe dirigeante dans cette affaire relève soit de la névrose obsessionnelle, soit d’Alzheimer, soit d’un angélisme puéril, mais certainement pas d’une analyse matérialiste raisonnable.

Raison n°2 : la recherche de l’intérêt collectif

Parmi tout ce que j’ai appris sur ce virus pendant ces heures à tenter de me forger ma conviction, c’est l’argument qui suit qui m’a le plus convaincu.

Les coronavirus étant très friands de recombinaison, vacciner massivement en pleine épidémie (pendant que le virus circule) est une hérésie. Car plus on vaccine, plus on augmente le risque de créer de nouveaux recombinants. Surtout quand on ne prend même pas la peine de vérifier avant d’injecter du code génétique de virus que le sujet n’est pas déjà porteur du virus (potentiellement une souche génétique différente) ouvrant alors la porte à la partouze aux recombinants.

Et plus on augmente la probabilité d’émergence de nouveaux recombinants, plus on accroit le risque de créer un variant nettement plus dangereux (plus contagieux, plus létal, les deux), voire un terminator de l’humanité. Jusqu’ici, on peut se dire qu’on a eu la chance que les variants émergents étaient moins dangereux que le virus originel (même si, selon les experts, cela semble être la pente naturelle des choses). Mais il ne faudrait peut-être pas continuer à tirer trop sur la corde. Le risque est peut-être faible, mais si la catastrophe se produit, alors là on est vraiment dans la merde. C’est exactement la même problématique qu’avec le nucléaire, risque faible en termes d’occurrence, mais terrible en termes de conséquences. Il suffit d’une seule petite fois, et c’en est fini de nous.

En outre, vacciner pendant une épidémie accroit la pression sélective sur les nouveaux variants, et si le virus trouve une échappée immunitaire (ce qui semble être le cas avec, entre autre, le variant Delta), le nouveau variant, qui n’est pas bloqué par la vaccination, risque de rapidement remplacer complètement le virus originel (ce qui semble encore une fois être ce qui se passe avec Delta). Et on remet cent balles dans la machine.

Ces arguments développés notamment par le Pr. Christian Vélot dans des vidéos très pédagogiques que l’on peut (encore) trouver sur internet, montrent avec une rationalité implacable que l’intérêt collectif humain nécessite que l’on soit beaucoup plus prudent et parcimonieux avec l’inoculation de ces produits, surtout pendant que la pandémie est toujours active.

Raison n°3 : une balance bénéfices / risques peu convaincante

Même si les 4 produits injectés dans les pays de l’Ouest ont pu, peut-être, montré une certaine efficacité au début, contre les souches originelles du virus, plus personne, à part bien sûr Riri, Fifi et Loulou (j’ai nommé Macron, Castex et Véran) n’aurait l’idée saugrenue ou la mauvaise foi de nier qu’aujourd’hui ils sont devenus d’une efficacité très médiocre contre les variants (il suffit de regarder ce qui se passe dans les pays fortement vacciné où plus de 90% des infections sont du Delta), que ce soit pour la protection contre l’infection, la protection contre les formes graves ou la protection contre la transmission. Les analyses le démontrant pullulent sur internet. Le nier relève d’un combat d’arrière garde ridicule, souvent mené d’ailleurs par les mêmes qui continuent de nier, malgré la somme faramineuse de preuves et d’évidences, l’existence et l’efficacité de certains traitements précoces contre la maladie.

Côté risques, il y a bien sûr d’abord les effets indésirables immédiats. Et là, c’est du jamais vu. Même si la classe dirigeante, qui pousse à l’inoculation, tente de les dissimuler, en particulier en oblitérant totalement le sujet sur les grands médias mainstream, les chiffres sont sans appel. Quelle que soit la source utilisée, la base française, celle de l’Agence européenne du médicament ou la base américaine VAERS, l’ampleur des effets indésirables enregistrés suite à une « vaccination » avec l’un des 4 produits expérimentaux autorisés en Occident est tout simplement vertigineuse. De multiples recensements existent sur internet. Je vous proposerai juste le mien ou celui, beaucoup plus professionnel évidemment, de Laurent Mucchielli (tiens, encore un homme de gauche) qui lance d’ailleurs un appel pour un moratoire immédiat sur ces « vaccinations ».

Et puis, il y aura, peut-être, probablement des effets à plus long terme, voire à très long terme. Les seuls 4 produits autorisés à l’inoculation en Occident sont tous basés sur de nouvelles technologies génétiques (l’ARNm ou le vecteur viral) qui injectent du matériel génétique du virus dans nos cellules (le génome qui code pour une protéine spike proche de la spike du sars2 originel) afin que ces dernières génèrent elles-mêmes des protéines spike dans notre organisme (qui réagira alors, et seulement alors, en développant des anti-corps contre ces agents étrangers). Malgré toutes les promesses des fabricants, la main sur le cœur (c’est là où se trouve le portefeuille), comment croire que ces nouvelles technologies génétiques resteront sans conséquence sur le long terme ? Quand on voit déjà les ravages inédits sur le très court terme !

Là encore, l’histoire ne nous a-t-elle pas suffisamment montré, sur le tabac, sur les pesticides, sur les hydrocarbures, sur d’autres médicaments, sur le nucléaire, et combien d’autres encore, comment des postures prétendument modernistes, scientistes, anti-obscurantistes, nous avaient entrainés vers des catastrophes planétaires, humanitaires, voire anthropologiques, dont certaines irréversibles !

Raison n°4 : la vaccination globale de toute la planète n’est pas la solution

Les arguments précédents ne tiendraient bien sûr pas si on faisait face à une pandémie d’Ebola ou de variole. L’urgence imposerait alors que l’on prenne ces risques.

Les heures, les semaines, les mois passés à lire, à écouter, à peser, à étudier, à décortiquer, m’ont poussé à me forger une conviction. Peut-être ai-je tort, l’avenir nous le dira, mais ma conviction est que la sortie de cette « crise », de cette psychose, si sortie il doit y avoir (car la classe dirigeante semble apprécier la situation), devra passer par une politique d’éclaircie qui ressemblerait à quelque chose comme ça :

  1. autoriser tous les vaccins, en particulier ceux à base de technologie standard, protéine recombinante et virus atténué (ou désactivé) avec lesquels beaucoup plus de personnes se sentiront en confiance (et à juste titre!)
  2. vacciner les personnes qui le souhaitent, avec la technologie de leur choix après une information claire et honnête et après s’être assuré, en les testant, qu’ils ne sont pas déjà porteur du virus, en ciblant en priorité les personnes plus à risques (âge ou comorbidité)
  3. faire sauter toutes les interdictions et obligations « sanitaires » et permettre aux gens de retrouver une vie « normale » sereine (plus de masque, plus de distanciation, plus de confinement, plus de couvre-feu, bien sûr plus de passe sanitaire ni de « vaccination obligatoire », etc)
  4. arrêter les tests PCR et la détection de « cas asymptomatiques » en population générale qui entretient la psychose
  5. revenir à la médecine traditionnelle, à savoir que les personnes qui ont des symptômes vont voir leur médecin, et ces derniers, après avoir vérifié grâce à un test l’infection au sars2, et en accord avec leur patient, pourra proposer des traitements adaptés (voir la littérature impressionnante sur le sujet) le plus précocement possible
  6. rester chez soi si on est malade (comme quand on a une grippe, en fait), prendre son traitement, porter un masque pour ne pas infecter ses proches, et demander à ses proches de porter également un masque s’ils restent vraiment … proches
  7. et si les symptômes s’aggravent, suivre l’escalade normale jusque vers, éventuellement, l’hôpital, puis les soins intensifs si nécessaire
  8. laisser se bâtir l’immunité collective naturelle, bien plus performante, quitte à vivre quelques années avec le virus qui circule, en compagnie des autres virus, comme la grippe

Et bien sûr, lancer rapidement un plan de restauration d’un service public de la santé performant (gestion, lits, personnels, salaires, etc) pour le plus long terme.

Et voilà pourquoi votre fille est muette. Est-ce que tout ce que je viens de raconter fait de moi un égoïste irresponsable ?

Ou tout le contraire ? Il me semble que cela correspond à une position parfaitement rationnelle, réfléchie, totalement tournée vers l’intérêt commun.

C’est donc bien une position de gauche.

La preuve ? Que nos dirigeants mettent en place les premières mesures d’apaisement pour montrer un réel attachement à notre santé, comme par exemple autoriser tous les vaccins et les traitements précoces du covid, et revenir sur ses lois liberticides dont le pass sanitaire, et là, promis, je me fais vacciner immédiatement (j’ai déjà tous mes rappels et me vaccine tous les ans contre la grippe, alors, voyez, c’est pas un souci). Un bon p’tit Sinopharm, et ça repart !

En attendant, allez tous vous faire inoculer !

Franchement, il est parfaitement insupportable de se faire asséner des leçons de solidarité ou de responsabilité par un Macron ou un Véran (imaginerait-on Marc Dutroux sermonner Françoise Dolto sur l’éducation des enfants ?). Que chacun se regarde dans une glace, fasse son introspection honnêtement, comme je viens de le faire, et on en reparle. Pour moi, ma conviction est parfaitement ancrée à gauche. D’ailleurs, si j’étais aussi con que les sermonneurs décérébrés de télé ou que les moralistes incultes de facebook, je pourrais même leur retourner l’argument, car, quand un médicament est inefficace et risque de causer la fin de l’humanité, la véritable solidarité, le véritable sens de l’intérêt collectif ne résident-ils pas alors dans le refus de se l’injecter ? Mais je ne suis pas aussi con et je leur épargnerai cet opprobre.

Et étant de gauche, je ne vous cache pas mon irritation et mon exaspération de voir le naufrage intellectuel d’une grande partie de la gauche sur ce sujet, LFI et NPA en tête. Ce n’est pas le sujet de ce billet et j’en ai déjà parlé ailleurs mais que dire du cas Mélenchon ? Quel déception ! Il semble n’avoir plus comme seule boussole que les positions de … l’OMS. A-t-il jamais questionné sérieusement pendant cette crise les conflits d’intérêts généralisés et la corruption pervertissant la médecine, les intérêts économiques et financiers pharaoniques en jeu, l’endogamie de classe qui a forgé la doxa covidienne et imposé les politiques publiques mondiales, l’alignement parfait de tous les médias sur la doxa, bref, tous ces aspects purement politiques (et non pas sanitaires) qui ont déterminé entièrement la psychose générale du COVID ? Pourtant, quand le sujet est économique, social ou écologique, il ne rechigne pas à aborder ces thèmes politiques de manière frontale. Alors, pourquoi cette pudeur de gazelle quand il s’agit de COVID ?

Ce n’est pas parce que le sujet est sanitaire ou scientifique que l’on doit s’abstenir, en tant que personne de gauche, de dérouler méthodiquement une analyse matérialiste froide prenant en compte les aspects économiques et les intérêts de classe sous-jacents.

Je n’ose parler de dialectique matérialiste. Marx est un complotiste, vous savez bien !