Êtes-vous résignés ou hésitants ou bien alors … résistants?


Peut-être faites vous partie de ceux qui hésitent encore, me disais-je.  Ou qui sont résignés.

Laissez-moi alors tenter de vous convaincre une dernière fois de venir manifester demain de Bastille à Nation avec nous.  Juste un dernier argument.  Vous n’êtes pas adepte d’une sixième république? Ou vous ne voyez pas vraiment ce que cela pourrait changer dans notre système "démocratique"?  Qu’importe.  Venez donc manifester contre l’austérité!

Car sur ce mot d’ordre-là, au moins, vous devez vous ranger à la raison: l’austérité n’est pas la solution.  Par temps de crise, c’est même le problème!

Je sais qu’ils sont encore nombreux à prétendre continuer d’y croire!  Des gens prétendument très compétents ne continuent-ils pas d’affirmer qu’il n’y a pas d’alternatives!  Tiens, comme cette misérable (à prendre dans le sens "funeste" bien sûr, et non pas "indigente", vous l’aurez compris) Christine Lagarde, directrice générale du FMI de son état (et bientôt repris de justice, espérons-le), qui a estimé jeudi dans une interview à la télévision suisse-romande qu’il n’y avait "pas d’alternative à l’austérité."

Je sais que tous les gouvernements d’Europe, Hollande et ses soi-disant socialistes en tête, continuent d’enfoncer toujours plus leurs pays dans la spirale infernale de l’austérité.  Tiens, pas plus tard qu’hier, n’a-t-on pas encore appris un nouveau plan de rigueur du gouvernement portugais de Pedro Passos Coelho.   Une nouvelle couche comprenant la suppression de 30.000 postes de travail dans l’administration publique, le rallongement de la semaine de travail pour les fonctionnaires et le recul de l’âge de la retraite de 65 à 66 ans.

Et peut-être avez-vous oublié que le rejet de l’austérité n’est plus, depuis pas mal de temps maintenant, l’apanage du Front de Gauche seul.  Ce n’est plus une position politique, c’est aujourd’hui juste un constat de bon sens.  Bien sûr le Front de Gauche a été longtemps seul (avec le collectif pour un audit citoyen de la dette et le mouvement des économistes atterrés,) à lutter contre cette idée ces 3 dernières années.  Mais depuis, combien ont rejoint le bateau de la raison?  Tiens, vous souvenez-vous par exemple des signataires de la tribune des 120 économistes parue dans Le Monde le 3 octobre, des économistes de l’OCDE, des signataires du manifeste international pour un bon sens économique, des économistes de l’ONU, des lauréats du prix Nobel d’économie, comme J. Stiglitz ou P. Krugman, et tellement d’autres …

Tout cela ne suffit pas à vous convaincre?

Alors, regardez ceci:

source: Eurostat teina-225

Je suis allé vérifier Lire la suite

Pour Merkel, le salaire minimum cause le chômage


Dans un entretien jeudi au journal Bild Zeitung, la chancelière allemande, Angela Merkel, voit dans le salaire minimum généralisé dont l’Allemagne est dépourvue, la «raison» qui explique que «de nombreux pays en Europe ont un taux de chômage bien plus élevé que chez nous, du fait que les salaires et le rendement ne sont pas en rapport».

Elle aurait ajouté un peu plus tard au journaliste qui l’interviewait (mais malheureusement uniquement en off , et il n’existe donc aucune trace de ces révélations ;-) , c’est ballot) que, selon elle,

  1. l’interdiction des armes à feu est la cause principale de la criminalité (ben oui, car du coup, "les chens ne beufent bas pien sé téfentre, non mais allo!"),
  2. les indemnités de chômage sont la raison première du déficit de l’assurance … chômage,
  3. le remboursement des frais médicaux est la cause unique du déficit de … la sécurité sociale,
  4. la limitation de la vitesse sur les routes est cause d’énormément de retard dans les rendez-vous d’affaire ("et za, z’est fraiment bas pien bour lé buziness!"),
  5. l’obligation d’envoyer les enfants à l’école est la cause essentielle de la surpopulation dans les classes de cours,
  6. les impôts sont la cause fondamentale de la pauvreté,
  7. et enfin, le besoin ridicule des pauvres de devoir manger est la cause principale de la faim dans le monde.

Et de conclure dans un débordement de ferveur mal contrôlée (qui aurait effrayé quelques enfants présents dans la salle, nous rapporte le journaliste):

Vaisons zauter doudes les régles, lois, oplikations et indertictions et dout ira bour lé mieux tans lé meilleur tes montes!
Fife lé lipéralisme !
Fife l’esklafache !

:-D

 

 

Encore une Doze de modèle Allemand


Je sais, j’aurais pas dû.  Putain, je m’en veux, je m’en veux, je m’en veux !

Je me suis envoyé une nouvelle Doze !   3mn55 de blanche chronique néolibérale extra-pure !  Je sais, j’ai déconné, c’est dangereux, j’aurais pu y rester.  Aucune substance édulcorante pour couper cette came économique stupéfiante.  Une coulée ininterrompue d’un concentré capitaliste mortifère, à base d’ austérité, de compétitivité et de flexibilité. Ce Doze vit vraiment dans un autre monde (BFM, le monde merveilleux des traders, de la finance et des petits branleurs inutiles).  Quand on pense que même le FMI, pourtant le plus redoutable grossiste en produits toxiques libéraux de la planète, reconnait aujourd’hui qu’il a commis des erreurs en élaborant sa potion létale pour l’Europe, on se dit que cela devrait faire réfléchir tous ces pseudos sachants, grands maîtres es économie, qui bavent doctement quotidiennement dans nos médias !

Ben, non.  Il est là, serein, plaisantant, pontifiant, assénant ces messages archaïques, prêchant pour un retour béni au XIXème siècle.  Non, mais écoutez ça, si vous en avez le courage, c’est à hurler:

Je synthétise les perles de maître Nico la Doze d’inepties:

Chez Renault, ils sont en train de finaliser un accord d’entreprise.  Il s’agit "d’assouplir le marché du travail chez Renault" (leur marché interne, je suppose), en augmentant le temps de travail (+6.5%) sans savoir comment les salaires suivront.  "L’enjeu c’est de doper la compétitivité de Renault pour maintenir l’outil industriel en France, tout simplement."

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Les lobbies. Qui sont ces gens qui tirent les ficelles de l’Union Européenne ?


Un excellent reportage de la RTBF, belge donc ;-) , réalisé par Mathieu Liétaert et Friedrich Moser (qui en ont la propriété exclusive) sur le business des lobbies dans l’Union Européenne.

2500 structures de lobbying, 15.000 lobbyistes, Bruxelles est le deuxième ville dans le monde comptant le plus de lobbies après Washington DC (à tout saigneur ;-) tout honneur).

Ce film montre la version non officielle de l’intégration européenne.  Il remonte dans le temps et fait l’historique des groupes de pression (lobby) qui gravitent autour de l’Union Européenne.  Ou devrais-je plutôt dire, l’Union Européenne qui gravite autour de ces lobbies, tellement leur force d’attraction Newtonienne est puissante.  De véritables trous noirs, ces lobbies !

Évidemment, derrière les lobbies se cachent (ou pas d’ailleurs) des intérêts privés.  Et on parle pas ici des intérêts privés de Marceline Bolduc, ma voisine d’en face.

Découvrez donc (ou redécouvrez) qui rédige vraiment les textes de loi de la Commission Européenne, textes qui, rappelons-le, composent 80% de l’arsenal législatif national voté en France, qui dirige vraiment les négociations cruciales impliquant l’Europe, telles que, récemment, les discussions sur la crise financière, puis celles sur les crises des dettes souveraines, de qui M. Barroso est-il la marionnette, en somme, qui fait la loi dans cette Europe néolibérale, qui la gouverne.

Sommes-nous naïfs de (encore) nourrir l’idée d’un rêve européen ?

Je dépose immédiatement ce film dans "à ma télé ce soir".

Austérité, compétitivité et flexibilité, les 3 mamelles du chômage


Il s’agit vraisemblablement de mon dernier billet … de l’année 2012.  L’usage veut qu’il soit consacré … aux vœux de fin d’année.  Ne tenant pas à paraitre pour un infâme pourfendeur de traditions, je me prête donc à l’exercice.  Les miens s’adresseront exceptionnellement à la boulimique Dame Parisot.  Mais que lui souhaiter ?

L’austérité ? Nan, ça, c’est fait.

La compétitivité ?  Merde, c’est fait aussi.

Il est vrai que nous avançons d’un pas alerte dans la mise en œuvre appliquée, consciencieuse, du Petit Manuel Néolibéral.  Prochain chapitre, la flexibilité.  Ne restera plus ensuite que les dernières "grandes réformes" régressives sur la solidarité, les retraites, l’assurance maladie et l’assurance chômage, pour que le travail de Sarkozy soit parachevé et que Dame Parisot soit parfaitement comblée, heureuse.

Et les salariés parfaitement dépouillés.

Je fais totalement confiance dans le gouvernement actuel pour faire tout ce qu’il faut pour satisfaire pleinement le CAC40 et ses patrons gloutons.  Je suis persuadé que s’il avait pu clore ce dossier sur la flexibilité avant Noël, il aurait sauté sur l’occasion de pouvoir ainsi faire ce magnifique cadeau de fin d’année à la marâtre du MEDEF.  Mais il faut bien donner l’illusion du dialogue social, au moins un minium, quand on se prétend de gôche.  Allez, Mame Parisot, ne soyez pas impatiente !  Pour la Saint Valentin, au plus tard, vous l’aurez votre flexibilité, c’est juré !

C’est d’ailleurs probablement ce qu’a dû promettre François Hollande aux 71 grands patrons membres de l’AFEP (Association française des entreprises privées qui regroupe les très grandes entreprises et le CAC40) qui le recevaient ce 18 décembre dernier, lors d’un diner privé, unique en son genre, puisque c’est la première fois qu’un président de la République participe à un dîner organisé par cette association.  En même temps, il est en cela parfaitement raccord avec Jean-Marc Ayrault qui en août dernier assistait, pour la toute première fois également pour un premier ministre, à l’université d’été du MEDEF.

Oh, bien sûr, gageons que comme à leur habitude, les socialistes au pouvoir s’empresseront de maquiller leur future forfaiture (vis à vis de l’idée même de socialisme) sous un savoureux néologisme, en l’occurrence celui de flexi-sécurité.  C’est sûr, ça passe toujours mieux enrobé dans une épaisse couche de désémentisation.  Mais, sur le fond, nous parlons bien de la même chose: la flexibilité pour le patronat de pouvoir licencier plus facilement et la sécurité … pour le patronat de ne pas être emmerdés lorsqu’ils licencient.

La flexibilité …

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