Oligarques ukrainiens, népotistes étasuniens, même vision démocratique

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Vous vous souvenez évidemment de la ferveur que les USA (de manière générale) et le vice-président du régime étasunien, Joe Biden (en particulier), ont mis dans le renversement du régime oligarchique de Ianoukovitch et de l’exaltation qu’ils continuent de montrer envers le régime qu’ils ont mis en place à Kiev.

On voit par exemple ici le vice-président Biden en visite le 22 avril 2014, tout sourire avec sa marionnette (ou celle de la vice-secrétaire d’État US Victoria Fuck-the-EU-Nuland, ce qui est la même chose, vous en conviendrez), leur premier ministre ukrainien adoré, le petit oligarque Arseni Iatseniouk.

Joe Biden …

Encore un homme qui travaille efficacement. Ses résultats sont incontestables.

On vient en effet d’apprendre que son second rejeton, le bien nommé Hunter Biden (pour les réfractaires à la langue yankee, que nous pardonnons bien volontiers, ‘hunter’ signifie en effet ‘chasseur’), vient d’être installé Directeur au Conseil d’Administration de la société Ukrainienne Burisma Holdings, le plus gros producteur privé de gaz en Ukraine.

Bon, ça pourrait déclencher une troisième guerre mondiale, potentiellement nucléaire, mais bon … un putain de beau coup tout de même, nan ? Ben sinon, qu’est-ce qu’il aurait bien pu faire le p’tit ? Il était juste le second fils du second personnage le plus important du pays le plus puissant de la planète.

C’était quand même pas gagné d’avance pour lui … alors ça valait bien une petite révolution bien sanglante, moi j’dis. La famille, y’a que ça de vrai.

Surtout en démocratie.

Tiens, le voici le chasseur, avec son sourire carnassier et sa petite pin en bannière étoilée:

Brévissime leçon de journalisme pour ceux qui croient encore à l’information

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Originally posted on Venezuela infos:

Bc6Q7UEIIAA79dnDans le cadre de la formation permanente de la génération actuelle de journalistes européens dont l’Histoire retiendra qu’ils n’ont pas hésité à appuyer, à quelques milliers de kilomètres de distance, une enième tentative de renverser un gouvernement de gauche démocratiquement élu en Amérique Latine, l’heure est venue d’un modeste bilan en dix questions…

1 – Pourquoi affirmer que le Venezuela est en proie à une “guerre civile” alors que les violences sont circonscrites à la frontière avec le paramilitarisme colombien et à 18 municipalités – gouvernées par l’opposition – sur 335 ?

2 – Si la majorité de la population a voté pour un programme de gauche lors d’élections validées comme “transparentes par les observateurs de  l’Union Européenne, de l’Organisation des États Américains, de l’UNASUR, de l’Association des Juristes Latino-américains et qualifiés de “meilleur mode de scrutin du monde” par l’ex-Président Jimmy Carter, pourquoi…

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Le rouge et le gris, don’t clean up this blood !

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Interdit au moins de 16 ans !

C’est avec cet avertissement dérisoirement inquiétant que le site de location de vidéos d’Orange tient le chaland ingénu à l’écart de ce coup de poing cinématographique, à la fois puissant et bouleversant, dérangeant et pourtant indispensable, qu’est "Diaz, un crime d’État" en français, ou "Diaz, don’t clean up this blood" (ne nettoyer pas ce sang) en anglais.

Certes, le film est violent.  Très violent.  En même temps, c’est le but, puisqu’il relate l’épisode excessivement sanglant survenu à la fin du sommet du G8 de Gênes, en 2001.  Il s’agit de l’assaut sauvage et inhumain de l’école Diaz, en pleine nuit, par les forces de police italienne, suivi, pour ceux qui n’ont pas dû être envoyés directement à l’hôpital, de l’arrestation et la séquestration pendant 3 jours (dans la caserne de Bolzaneto) de 93 militants altermondialistes qui se trouvaient dans l’école.  Trois jours de sévices, d’humiliations, d’exactions et divers actes de torture – oui, oui, torture, en Italie, en 2001 !

Le film, de Daniele Vicari, n’est pourtant probablement pas plus violent que tout un tas de conneries sanglantes et malsaines à souhait, à base de moult tronçonneuses, machettes, machines à coudre et sauces barbecue, dans lesquelles se délectent souvent notre jeunesse déboussolée.  Mais, au moins, dans Diaz, cette violence n’est pas gratuite (et encore moins divertissante, oxymore malheureusement très répandu).  Elle sert un but louable.  En nous faisant ressentir (presque physiquement) la peur et la douleur de ces jeunes, le film vise (et réussit) à graver au fer rouge dans nos mémoires des images percutantes, persistantes, pour que soit sauvegardé à jamais un témoignage de ces faits historiques.  Don’t clean up this blood !  Ne nettoyez pas ce sang pour que l’on se souvienne.  Car il s’agit bien d’Histoire !  Le film est en effet basé sur les minutes de la procédure judiciaire qui s’en est suivie et qui a permis (c’est déjà ça, comme dirait Alain Souchon) de reconstruire minutieusement les événements d’alors grâce à d’innombrables témoignages, rapports, photographies, films et preuves.  Les faits sont reconnus … et pourtant fort peu connus, voire totalement inconnus pour beaucoup.

En fait, loin d’être interdit à certains, ce film devrait au contraire être obligatoire !

Au lycée, en cours d’histoire par exemple.  C’est un devoir civique que de voir ce film.  Car, comment, en 2001, dans l’un des 6 pays fondateurs de l’Europe, des forces de l’ordre ont-elles pu se livrer à de telles exactions, préméditées, d’une violence inouïe, frappant indifféremment jeunes et vieux, hommes et femmes, sans armes et pour certains déjà endormis ?  Comment la police d’un état prétendument démocratique (même si l’Italie pataugeait alors sous le règne de Berlusconi) a-t-elle pu procéder à des arrestations de masse, sans motif légal, falsifier des preuves pour fabriquer des crimes de résistance aux forces de l’ordre et de ports d’armes, puis maltraiter et torturer pendant des heures à l’abri des murs de leurs casernes comme aux pires heures du fascisme ?  Comment "la plus grave atteinte aux droits démocratiques dans un pays occidental depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale", comme Amnesty international a qualifié ces actes, a-t-elle pu être perpétrée à l’aube du XXIème siècle à 2 heures de bagnole de Nice (même en respectant les limites de vitesse) ?  Voilà des questions au moins aussi importantes, à mon avis, que de savoir qui sera la Nouvelle Star.

Voici la bande annonce du film:

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Un crime de l’humanité

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Onze ans déjà depuis le fameux discours de Jacques Chirac, alors Président de la République française, devant l’Assemblée plénière du Sommet mondial du développement durable de Johannesburg.  C’était le 2 septembre 2002.  Fameux discours qui commençait par ces mots devenus célèbres:

"Notre maison brûle et nous regardons ailleurs."

Du coup, je l’ai relu, le discours.  En avez-vous souvenance, vous, là, derrière votre écran?  Un constat implacable sur la destruction de la Nature et une critique virulente de l’indifférence des habitants de la Terre face à cette catastrophe mettant pourtant en danger l’espèce humaine tout entière.  Il y disait des trucs comme:

"La nature, mutilée, surexploitée, ne parvient plus à se reconstituer, et nous refusons de l’admettre.  L’humanité souffre.  Elle souffre de mal-développement, au Nord comme au Sud, et nous sommes indifférents.  La Terre et l’humanité sont en péril, et nous en sommes tous responsables."

"Nous ne pourrons pas dire que nous ne savions pas !  Prenons garde que le XXIe siècle ne devienne pas, pour les générations futures, celui d’un crime de l’humanité contre la vie."

Chirac y listait 5 chantiers prioritaires, déjà, à l’époque:

  • "Le réchauffement climatique est encore réversible. Lourde serait la responsabilité de ceux qui refuseraient de le combattre."
  • "La persistance de la pauvreté de masse est un scandale et une aberration."
  • "L’affirmation du droit à la diversité et l’adoption d’engagements juridiques sur l’éthique."
  • "L’invention du développement durable est un progrès fondamental au service duquel nous devons mettre les avancées des sciences et des technologies."
  • "Il est temps de reconnaître qu’existent des biens publics mondiaux et que nous devons les gérer ensemble. Il est temps d’affirmer et de faire prévaloir un intérêt supérieur de l’humanité, qui dépasse à l’évidence l’intérêt de chacun des pays qui la compose."

Du Mélenchon pur jus !

Au passage, permettez-moi, cette rapide digression, un bref cours d’analyse politique.  Lorsque Chirac prononce ces paroles, tout le monde s’extasie devant un discours choc, très offensif, franchement tiers-mondiste, puissant, courageux, inoubliable, bref, historique.  Lorsque Mélenchon décrit la même situation, pratiquement mot pour mot, on parle alors de populisme et d’extrémisme.  Le premier, est surnommé affectueusement Chichi.  Le second, n’est qu’un sectaire d’extrême gauche éructant sa mauvaise humeur.  Peut-être la différence de traitement provient-elle du fait que le second propose des solutions concrètes alors que le premier, comme tous les gens non dangereux, dissertait inoffensivement dans le champ infini des belles phrases sans lendemain.  Hum.

Bref, revenons à notre mouton.  Suite à ces magnifiques paroles, on s’en souvient, Chichi le bien nommé se lance alors immédiatement dans un immense chantier de … regardage ailleurs, avec l’aide de tous les autres dirigeants mondiaux.  Un superbe exemple de coopération internationale.  Rien, absolument rien, nulle part sur notre planète, sur aucun de ces 5 chantiers n’a évolué, du moindre petit centimètre.  Pourtant, Chirac, il y a 11 ans, regrettait déjà que rien n’eusse (eh oui, m’ssieurs-dames, l’imparfait du subjonctif, siouplait !  Requis dans une subordonnée introduite par un verbe au passé, je rappelle !  Ou plus prosaiquement, requis quand on veut se la péter !), il regrettait, disais-je donc, que rien n’eusse bouger depuis le précédent sommet à Rio:

"Dix ans après Rio, nous n’avons pas de quoi être fiers.  La conscience de notre défaillance doit nous conduire, ici, à Johannesburg, à conclure l’alliance mondiale pour le développement durable." disait-il, contrit.

Aujourd’hui Lire la suite

Ça sert à se culturer

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Ni économie, ni politique (quoi que).

Une fois n’est pas coutume, je viens quémander une faveur.  Oh, par pour moi bien sûr, mais pour eux:


Signez la pétition, à l’attention de madame Aurélie Filippetti, ministre de la Culture et de la Communication et monsieur Vincent Peillon, ministre de l’Éducation nationale, pour la création du centre de création vocale et scénique d’Aulnay-sous-Bois.